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Développement durable

Le magazine C’est pas du vent devrait intéresser l’enseignant qui désire sensibiliser ses élèves aux enjeux du développement durable et aborder en classe les questions actuelles liées à l’environnement.
La diversité des thèmes abordés et les choix dans le traitement de ces questions présentent un intérêt pour une exploitation pédagogique en classe de français.
À la fois moyen de décryptage et outil de réflexion, ce magazine ouvre les esprits et les horizons.
Le magazine C’est pas du vent a été créé le 19 janvier 2009. C’est à ce jour le seul magazine quotidien d’une heure en direct, en Europe, qui traite de questions sur l’environnement.
L’existence de ce magazine repose avant tout sur une démarche engagée de la part des deux journalistes qui le produisent, Anne-Cécile Bras et Arnaud Jouve. L’idée est de faire prendre conscience de l’importance des transformations que le monde est en train de vivre par rapport à l’environnement.
L’objectif du magazine est double. Son intention est, d’une part, de sensibiliser les auditeurs aux questions d’environnement et, d’autre part, d’apporter des clés ou des éléments de réponses aux personnes confrontées à ces questions dans leur quotidien.
C’est pas du vent s’adresse à un public d’auditeurs non spécialistes de l’environnement. L’émission vise un public très large et tente de répondre aux questions simples que les auditeurs se posent par rapport à l’avenir de la planète.
Certains sujets un peu techniques sont parfois abordés, comme les mécanismes de compensation carbone ou le réchauffement climatique. L’émission essaye alors d’apporter un regard d’expert, tout en vulgarisant les questions les plus complexes.
Un vocabulaire spécialisé est parfois utilisé dans les reportages ou par les experts invités. Les journalistes essayent le plus souvent d’expliciter le lexique et les acronymes liés à l’environnement (gaz à effet de serre, GIEC etc.). Les termes ou les concepts employés dans l’émission deviennent ainsi plus clairs pour les auditeurs.
Les deux journalistes réfléchissent ensemble à la ligne éditoriale du magazine, c'est-à-dire à « l’ensemble des grands choix de traitement de l’actualité ». À ses débuts, le magazine était présenté en binôme : Anne-Cécile Bras et Arnaud Jouve travaillaient sur les mêmes sujets et les présentaient ensemble à l’antenne. Aujourd’hui, les deux journalistes interviennent séparément à l’antenne, et travaillent chacun à leur tour sur les sujets qui les intéressent.
L’émission est divisée en deux parties distinctes, entrecoupées par un flash d’informations.
La première partie dure 20 minutes. Deux rubriques y sont proposées : quasi quotidiennement, on peut entendre « Le regard d’un invité sur l’environnement » ou, souvent le mercredi, « Actualités de l’environnement ».
Le regard d’un invité sur l’environnement au quotidien :
Dans cette rubrique, un invité, interviewé dans les studios de RFI, donne son point de vue d’expert sur l’actualité de l’environnement du jour. Il peut être amené à réagir sur un point de l’actualité environnementale en particulier – par exemple, le laboratoire de « l’énergie verte » mis en place dans la Silicon Valley ou les actions menées par les parcs naturels régionaux de France.
En fin de rubrique, l’actualité environnementale d’un continent est passée en revue quotidiennement et commentée par l’invité du jour.
Parfois, un dossier spécial consacré à un thème précis remplace ces rubriques habituelles.
La seconde partie dure environ 25 minutes. Chaque jour, un dossier différent est proposé. Les sujets abordés sont très divers (« La manière de lutter contre le réchauffement climatique », « Changer nos modes d’énergie »).
Plusieurs méthodes permettent d’illustrer le sujet choisi dans la seconde partie de l’émission.
Souvent, un reportage est diffusé dans sa totalité et illustre le dossier du jour (« La dépollution de la baie de Hann au Sénégal », « La réserve de Scandola en Corse »).
Parfois, un ou deux experts sont invités pour répondre à une question posée en début de seconde partie : « Comment concilier tourisme et environnement ? » ou « Comment sauvegarder la biodiversité pour protéger la vie humaine ? ». Ils réagissent alors à de courts reportages diffusés pendant l’émission. Une pause musicale est proposée en milieu de magazine, à la suite de laquelle les experts développent d’autres points en rapport avec la question posée.
Pour mieux analyser et réfléchir aux différentes thématiques, vastes et parfois complexes, traitées dans les dossiers de la seconde partie, Anne-Cécile Bras et Arnaud Jouve multiplient les façons de décrypter les sujets.
Avec le reportage seul, il n’y a pas d’analyse, ni de distance par rapport au sujet. Il peut illustrer la question du réchauffement climatique (par exemple, l’assèchement du lac Tchad), mais ne répond pas à la question de ce qu’est le réchauffement climatique. La question soulevée dans le reportage pourra, dans une autre émission, être soumise aux experts qui essayeront d’y répondre et d’apporter des pistes de réflexion.
La complexité de la plupart des sujets d’environnement nécessite en effet qu’on les aborde plusieurs fois, non seulement avec un traitement différent (reportage, analyse, débat), mais aussi selon des approches différentes : en traitant un aspect du sujet à chaque fois.
Il arrive que des sujets polémiques soient abordés. Par exemple, lors d’une émission, la question sensible : « Freiner la croissance démographique peut-elle contribuer à la réduction des émissions de gaz à effets de serre ? » a été posée.
Dans ce cas, la seconde partie de l’émission prend la forme d’un débat contradictoire, dans lequel les « pour » et les « contre » réagissent.
Ces débats peuvent servir de pistes de réflexion et être source d’échanges entre les apprenants dans le cadre de la classe de français.
Les reportages de C’est pas du vent accordent une place importante à l’environnement sonore. Les reporters sur le terrain captent tous les éléments sonores du début à la fin de leur reportage. L’idée est que, à partir du son, l’auditeur soit amené à se représenter le reportage en image : à le visualiser.
Beaucoup d’auditeurs africains sont à l’écoute de RFI. De nombreux sujets traités dans la seconde partie de l’émission concernent l’Afrique : « Qu’est-ce que la désertification ? » « Pourquoi les sols ne sont plus cultivables ? », « Pourquoi la pêche est menacée ? ».
Les liens qui (dés)unissent les pays du Nord et du Sud ont également une place très importante. L’émission essaye de décrypter les mécanismes en jeu par rapport aux questions liées au réchauffement climatique et, notamment, les mécanismes de compensation carbone. Les émissions de CO2 des pays du Nord ont en effet des conséquences directes sur les pays du Sud. Le magazine essaye d’illustrer et d’analyser ces conséquences et de réfléchir à la façon dont les pays du Nord pourraient réguler, voire même baisser, leurs émissions de gaz à effet de serre.
Pour retrouver l'émission, rendez-vous sur la page de C’est pas du vent : http://www.rfi.fr/emission/cest-pas-vent
Isabelle Martinetti
Article publié le 23/02/2010