publicite publicite
Rechercher

/ languages

Choisir langue
Mots de l'actu
 
Annonce Goooogle
Annonce Goooogle
Enseigner

L'actu du FLE

Le français en Asie-Pacifique: entre passion et raison

La Fédération internationale des professeurs de français (FIPF) organise le 3e Congrès régional de sa Commission pour l’Asie-Pacifique (CAP) du 13 au 16 février 2013, à Chennai, Inde sur le thème: «Le français en Asie-Pacifique: la passion et la raison». La CAP qui regroupe les associations des enseignants de français de 22 pays- Afghanistan, Australie, Bangladesh, Cambodge, Chine, Hong Kong, Inde, Indonésie, Iran, Japon, Laos, Malaisie, Mongolie, Nouvelle Zélande, Philippines, Singapore, Corée du Sud, Sri Lanka, Thaïlande, Taiwan, Vanuatu, Viet Nam - reste géographiquement la zone la plus vaste de la FIPF.

 

Le programme

Ce congrès fournira une plateforme aux enseignants et chercheurs qui s'intéressent à la francophonie, au français et à son enseignement en Asie-Pacifique pour parler des enjeux et des pratiques de l’enseignement du français dans la région. Mieux encore, il sera un lieu de réflexion sur la motivation des étudiants pour apprendre une langue étrangère dans une région où la plupart des pays ne sont pas "francophones" , au sens politique du terme, et où la francophonie s'exprime essentiellement à travers le travail des professeurs de français. Ces professeurs de français vivent et partagent la langue française au quotidien en fonction des besoins et des choix de nos pays. Le congrès aura également pour objectif de mettre au point et de présenter des outils et des stratégies à adopter pour mieux répondre aux exigences du monde du travail. Bref, il s’agira de montrer comment la passion pour une langue et une culture se conjugue avec la raison d’un choix moderne et performant.

 

Témoignages des acteurs de la promotion du français


Passion et nouveaux besoins

L’apprentissage du français dans la région répond d’abord au grand intérêt des étudiants pour la langue et la culture française et francophone, la passion des étudiants pour les aspects culturels et civilisationnels ainsi que pour les œuvres littéraires. Par ailleurs, il répond à la nécessité de s’adapter à l’évolution du marché du travail dans les pays d’Asie et du Pacifique où la globalisation a créé de nouveaux débouchés dans différents domaines professionnels avec l’implantation d'entreprises francophones et l’externalisation (outsourcing) des services et les échanges scientifiques et techniques. Qu’est-ce qui motive nos étudiants ? Est-ce la passion pour la langue ou la nécessité de trouver un travail ou les deux ? Quels sont les débouchés pour les étudiants de français ? Nos cursus répondent-ils à ces besoins ? Quelles sont les exigences de cette francophonie « économique » ? Pour répondre à ces questions, les travaux porteront sur l’intégration du français de spécialité dans les programmes d’enseignement, les certifications nécessaires sur le marché du travail, et le rôle des enseignants du français dans l’élaboration de politiques linguistiques nationales.

Tradition et innovation

L’innovation pédagogique se concrétise à l’échelle individuelle, dans l’action quotidienne au sein d’une classe. Beaucoup de pays de la région Asie Pacifique sont confrontés à l’impératif de transformer les pratiques scolaires, poussés dans ce sens par les autorités ainsi que par les usagers. Sur le plan institutionnel, l’innovation devient donc l’objectif et l’instrument d’une politique éducative régionale ou nationale volontariste. L’innovation, réussit-elle à produire des effets visibles dans un système scolaire où les pratiques conservatrices demeurent encore ? Comment agit-elle sur l’évolution de nos méthodologies d’enseignement ? Quelles sont effectivement « les bonnes pratiques » de l’enseignement et de quelle manière dépendent-elles du contexte dans lequel elles se déroulent ? Au-delà de l’évolution technologique, les travaux sur l’innovation didactique porteront sur les pratiques pédagogiques innovantes et les nouveaux contextes d’apprentissage comme la mobilité ou encore les programmes de formation continue.

La dimension interculturelle

Comme l’apprentissage n’est pas une simple acquisition de savoirs culturels liés à la langue apprise, il importe de développer la capacité de l’apprenant à établir une relation entre sa culture d’origine et la culture étrangère. Le cinéma, les médias, les œuvres traduites et les blogues façonnent notre regard sur les cultures et déterminent notre façon de voir le monde. L’enseignant a dans ce contexte un rôle de médiateur culturel pour faire redécouvrir sa propre culture au-delà des stéréotypes superficiels. Cette dimension interculturelle permet de valoriser la diversité des expressions culturelles francophones, et de placer la francophilie dans une perspective globale plurilingue et le multi culturaliste.

Ce programme s’inscrit dans la continuité des travaux lors des deux congrès précédents: Le premier Congrès de la CAP a eu lieu à Taipei en 2006 et a permis de dresser un inventaire de la situation du français sur le continent. Au second congrès, à Sydney en 2010, les outils d’enseignement apprentissage adaptés aux besoins étaient au centre des préoccupations. Aujourd’hui, c’est à l’innovation des pratiques de permettre à la région de faire le grand écart entre le français langue d'une passion francophile et le français langue de travail dans un monde de plus en plus global.

Retrouvez toutes les actualités du Congrès sur le site http://chennai2013.fipf.org/


publié par  FIPF - CAP 2013

Article publié le 07/02/2013