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    A Tsévié, pas de quartier pour les déchets

    media Autorités politico-administratives, militaires, traditionnelles, religieuses, mais aussi artistes, enseignants, élèves et parents se mobilisent pour nettoyer certains quartiers de la ville. Victor Togbe

    Las de vivre au milieu des dépotoirs, à Tsévié, dans la préfecture du Zio au Togo, autorités, artistes et riverains ont décidé de se mobiliser pour nettoyer leur quartier et rendre à la ville sa beauté.

    A Tsévié, une ville de plus de 54 000 habitants située dans la préfecture du Zio au Togo, la population a décidé de se mobiliser pour la propreté de l’environnement. En effet, deux tiers des vingt-sept quartiers qui constituent la ville, à une trentaine de kilomètres de Lomé, la capitale, sont plus ou moins sales.

    Incivilité et manque de moyens

    Un seul camion est chargé du ramassage des ordures et la ville ne dispose pas de décharge. La municipalité n'a pas non plus de politique de gestion des déchets. Les rigoles ne sont pas assez profondes pour contenir l’eau de ruissellement. Si bien que l’incivilité des habitants a transformé les rues et rigoles en dépotoirs. La population vit au milieu des déchets et des eaux stagnantes.

    Dans les rues de Tsévié Victor Togbe

    Journée «Togo propre»

    Pourtant, des poubelles pourraient être disposées au bord des routes, devant les boutiques, dans les voitures, dans les services. Des cours d’éducation civique et morale pourraient être mis en place à l’école dès le bas âge. Une sensibilisation pourrait être faite dans les églises, les mosquées, les couvents et les maisons. Et des travaux communautaires pourraient être réinstaurés dans les quartiers.
    Il y a deux ans, les autorités togolaises ont décrété la Journée «Togo propre» pour changer la situation. Tous les premiers samedis du mois entre 6 et 8 heures, chaque citoyen doit participer à l’entretien de son cadre de vie. Et peu importe son rang social. La circulation est alors aux arrêts, plus rien ne bouge. Toutes les voitures et les motos sont arrêtées par les forces de l’ordre et de sécurité. Si les mesures sont suivies dans la capitale togolaise, dans les plus petites localités, elles le sont beaucoup moins.

    Kodjo Kadévi Etse, le préfet du Zio Victor Togbe

    Mais dans la préfecture du Zio, le 1er juillet dernier, la journée a pris une autre tournure. A l’appel du préfet, en fonction depuis le 7 novembre 2016, les autorités locales, les artistes et des organisations de la société civile du Zio se sont mobilisés pour réussir le pari. «La tradition de toujours rendre propre son environnement immédiat est très importante. Cette décision du gouvernement est bienvenue ; c’est pourquoi nous nous mobilisons pour le faire. En vivant dans un cadre de vie sain, nous pouvons réussir notre vision de développement durable que nous souhaitons tous pour notre pays», a précisé Kodjo Kadévi Etse, le préfet du Zio.

    Mobilisation des médias et de la société civile

    Dans les médias locaux, communiqués et interviews à la radio et la télévision ont ainsi été diffusés. Des invitations ont été adressées aux différents acteurs puis relayées sur les réseaux sociaux. Et ces derniers ont balayé dans des zones d'intervention ciblées. La voie publique, le rond-point de l’Union et tout le quartier administratif ainsi que des ruelles ont été nettoyés. Mais les cours d’eau n’ont pu l’être, faute de moyens appropriés pour les riverains.
    Les artistes locaux, de leurs côtés, n’ont pas hésité à s’impliquer. Elom Agbovi alias Génie Force, chanteur, avait lancé en début d’année le collectif Miledou. Ce dernier réunit les artistes du Zio pour soutenir les autorités dans l’atteinte des objectifs du «Togo propre».

    Elom Agbovi dit Génie Force, chanteur Victor Togbe

    «L’artiste est un acteur incontournable dans le développement de son pays. En dehors de ses œuvres musicales, il peut s’engager à travers des initiatives, des projets pour le faire avancer. C’est ce que nous faisons au Collectif Miledou, ensemble pour un Togo propre et épanoui», explique le chanteur.
    C’est donc sur fond d’ambiance musicale, à savoir une chanson composée par le Collectif que s’est déroulé ce samedi 1er juillet à Tsévié. Les autres artistes et la population qui ont participé à l’activité souhaitent vivement que cette action soit pérenne.

    « Un devoir civique»

    Par ailleurs, une dizaine de femmes ont participé à cette activité. Abla Sodzezo réside dans le quartier Daviémodji à Tsévié. C’est la première fois qu’elle participait à la journée «Togo propre». «J’ai simplement répondu à un appel civique. Je suis très contente d’y avoir participé car personne ne viendra entretenir mon quartier à ma place ; le faire est un devoir civique. En le faisant, je redonne à ma ville sa beauté que les étrangers apprécieront. Prochainement, je répondrai encore à l’appel car une grande joie m’anime en voyant cette mobilisation. Seulement, il faut que les autorités refassent les rigoles pour éviter les débordements d’eaux en temps de pluie et qu’il y ait des mesures sécuritaires pour attraper ceux qui continueront à jeter les ordures dans les rues et rigoles».

    Victor Togbe
    Responsable de l'information de la radio Horizon, la Voix du Zio,Tsévié,Togo.
    togbenam@gmail.com

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