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    « Le manioc est rentable et facile à exploiter »

    media Assane Ndiaye dans les champs de manioc. Frédéric Diallo

    Cultivateur installé à Thiallé dans le département de Tivaouane au Sénégal, Assane Ndiaye est le président de l'interprofessionnel du manioc. Spécialiste en chimie alimentaire, il explique les raisons qui l'ont poussé à revenir s'installer dans son village natal pour y cultiver le manioc. Portrait.

    Pourquoi êtes-vous revenu vous installer à Thiallé, votre village natal ?
    Je suis fils de paysans, donc le mieux, c’est de suivre les traces de mes parents qui ont toujours travaillé la terre et s’en sont toujours bien sortis.

    Pourquoi avoir choisi de cultiver le manioc en particulier ?
    Le manioc est rentable et facile à exploiter. C’est une culture vivrière et de rente qui n’a pas besoin de beaucoup d’eau et s’adapte à tous les climats. On ne perd rien du manioc, du tubercule à sa feuille. Ensuite, il est en train d’être vulgarisé à travers le monde, car j’ai voyagé dans beaucoup de pays, comme le Brésil, la Thaïlande, le Nigeria, le Ghana, la Côte d’Ivoire où il est cultivé en masse.

    Quelles sont les espèces de manioc que vous exploitez dans votre champ ?
    Elles sont nombreuses, car, en tant que président de l’interprofessionnel, je dois montrer toujours le bon exemple en présentant plusieurs espèces aux gens. J’ai ainsi pu ramener des pays que j’ai visités : le cacau et le cacau rosa du Brésil ; le 12/0197, le broni, le bakihemma, le sika, le ampong et l’afisiafi du Ghana. Le 30/572 du Nigeria, le céma 1 et le céma 2 de la Côte d’Ivoire et enfin celles du Sénégal, le soya, le combo et le niargui !

    En tant que spécialiste en chimie alimentaire, quels sont les produits qu’on peut fabriquer à partir du manioc ?
    On fabrique l’amidon qui est une gomme que les femmes utilisent pour rendre plus résistants les habits. Il y a aussi le tapioca et la colle à papier. Actuellement, la farine de manioc est en train d’être testée pour savoir, si mélangée avec celle du blé, du maïs, du mil, cela va donner un bon pain. Le projet est en cours de réalisation.

    Cultivez-vous uniquement du manioc ?
    Non ! Je cultive de l’arachide, du petit mil, du niébé ou du haricot africain dans sept champs avec douze hectares de surface. Et je compte en faire plus.

    Frédéric Diallo
    Journaliste et directeur de la radio Lemiroir-Setoubi FM
    Thiès, Sénégal
    hawabadiallo@yahoo.fr

    Assane Ndiaye, fils de Thiallé

    Assane Ndiaye est loin des paysans qui, une fois installés en ville, oublient leurs origines. De teint noir, taille de pivot, calme, toujours souriant et discret, il vit à Thiallé, son village natal. Il a fréquenté l’école primaire du village de Mékhé, puis le collège d’enseignement général de Tivaouane où il a décroché son BFEM (Brevet de fin d'études moyennes), avant de s’inscrire au lycée technique de Lafosse. Après son baccalauréat, il a obtenu une maîtrise en physique-chimie. Les portes ont alors commencé à s’ouvrir pour le fils de Thiallé, un village où il était le seul à aller à l’école française parce que les paysans pensaient que ce n’était qu’un passe-temps et qu'aller aux champs était mieux. Ouvert d'esprit, il a eu l’opportunité d’aller en Italie, à Milan, pour se perfectionner en langue italienne puis se spécialiser en chimie alimentaire. Revenu au Sénégal, il n’a pas voulu rester à Dakar comme les autres, mais a préféré exploiter son savoir au profit des populations rurales. Outre le manioc, il s’adonne aussi à la culture de l’arachide, du mil, du niébé ou du haricot africain qui le font très bien vivre. Grâce à ses économies, il peut vivre comme un lord avec ses deux épouses, mais il ne le manifeste pas. Engagé en politique, il est membre du parti au pouvoir « l’Alliance patriotique pour la République ». Conseiller et premier vice-président à la mairie de Taïba-Ndiaye, il est aussi le vice-président à la chambre de commerce de Thiès. Il a toujours voulu suivre les traces de son père qui dit : « Retourner la terre est le moyen le plus rentable à un paysan de nourrir sa famille ». Et c’est dans ce sillage, que ce conseiller politique compte rester.

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