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    Hôpitaux français: les très chers médecins intérimaires

    media En France, les médecins intérimaires sont beaucoup mieux payés que leurs confrères salariés. Dirk Anschutz / Getty images

    En France, près de 6 000 médecins travaillant dans les hôpitaux publics sont employés comme intérimaires. Ce statut coûte cher à l’institution. Un rapport parlementaire rendu public cette semaine estime à 500 millions d’euros chaque année le surcoût ainsi engendré.

    Il suffit de visiter quelques sites spécialisés sur Internet pour constater que les médecins français n’ont pas à s’inquiéter de se retrouver sans emploi. Urgentistes, gériatres, endocrinologues, anesthésistes sont recherchés par les sociétés de recrutement et les agences d’intérim dédiées au personnel médical. La solution au manque de personnel dans certains hôpitaux passe souvent par cette case de l’intérim et cela coûte cher, très cher.

    Extrêmement lucratif

    C’est ce que démontre le rapport parlementaire présenté le 17 décembre par le député socialiste Olivier Véran, lui-même neurologue. La situation actuelle de pénurie de médecins dans certaines parties de l’Hexagone contraint donc des hôpitaux à recruter ses praticiens sur des postes temporaires. On voit donc dans certains établissements, un médecin intérimaire payé entre 600 et 800 euros nets par jour côtoyer son collègue titulaire payé lui, 260 euros. Au final, cela représente un coût de 1 370 euros TTC à l'hôpital, soit « plus du triple du coût normal d'une journée de travail pour un praticien hospitalier (médecin titulaire) ».

    « Les candidats à ce mode d’exercice, qui a ses contraintes, mais peut s’avérer extrêmement lucratif (15 000 euros par mois et plus pour un temps plein) ne manquent pas », remarque le rapport intitulé « Hôpital cherche médecins, coûte que coûte ». Sachant qu’on évalue à environ 6 000 le nombre de praticiens temporaires, « on peut estimer le surcoût pour les hôpitaux à plusieurs centaines de millions d'euros, de l'ordre de 500 millions d'euros par an », poursuit le texte.

    Plus l’hôpital est petit, plus il doit recourir à ce système peut-on lire encore. Certains services dans ces hôpitaux « ne se maintiendraient ouverts qu’en recrutant 100% de remplaçants ». Ce phénomène « semble avoir pris de l'ampleur, mais bénéficie d'une véritable omerta », note le rapport.

    Quatorze recommandations

    Certaines spécialités sont plus concernées que d’autres. C’est le cas pour les médecins des services d’urgence où la pénibilité et le stress expliquent en partie le peu de candidats à un emploi permanent. Les anesthésistes comme les radiologues sont tout aussi réticents à se lier définitivement à un établissement. Faute de pouvoir rémunérer à hauteur de leurs ambitions ces médecins « rares », les directeurs d’hôpitaux n’ont souvent d’autres recours que celui de l’intérim, multipliant les contrats coûteux pour assurer la continuité des soins.

    Plus préoccupant, le rapport souligne que « le marché s’est emballé, remettant en cause par endroits la qualité, la continuité, la sécurité des soins » cela dit, « il est difficile de déterminer si la multiplicité des missions temporaires s’accompagne d’un surrisque pour les malades ». « Ce qui est certain, c'est que le médecin (remplaçant) ignore tout ou presque des procédures propres à chaque établissement ». Or les contrôles sont rares, selon le Dr Olivier Véran, signataire du rapport. « Il n'y a pas de remontée du terrain, les ARS (agences régionales de santé) s'impliquent avec parcimonie », remarque-t-il.

    Au-delà de ce constat, le rapport qui pourrait déboucher sur une proposition de loi, formule 14 recommandations pour limiter ces pratiques. Elles visent principalement à améliorer le recrutement à l’hôpital en s’efforçant notamment d’en parfaire l’attractivité. Le groupe de travail propose également d’identifier tous les postes vacants et de mettre en place un corps de médecins remplaçants. Il est aussi question de plafonner le niveau de rémunération des médecins temporaires. Vu les habitudes qui se sont installées ces dernières années, on peut craindre que les résistances ne soient à la hauteur des rémunérations de ceux qu’on appelle vilainement les médecins « mercenaires ».

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