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    2013, une année riche en événements pour le climat

    media Image satellite du typhon Haiyan, prise le 8 novembre 2013 à 23h30. REUTERS/Japan Meteorological Agency/MTSAT/Handout via Reuters

    Cette année 2013 a été fertile en événements météorologiques et climatiques, mais aussi autour du climat, avec d’importantes réunions internationales. Entre constats et mobilisation, cette fin d’année est donc l’occasion de faire le point.

    Dans la catégorie des événements importants, il y a eu, à l’automne, la parution du premier volet du 5ème rapport du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC). Un premier volet consacré aux « éléments physiques du climat » et destiné aux décideurs, qui était très attendu, car le 4ème rapport datait de 2007.

    Mais pendant ces six années, les scientifiques ont beaucoup travaillé. Pour améliorer leurs analyses et prédictions, des paramètres jusqu’alors impossibles à modéliser ont été ajoutés aux modèles prédictifs, comme les systèmes océaniques, les nuages et l’activité solaire. Les résultats publiés cet automne sont donc encore plus fiables.

    Un rapport pessimiste

    Pour Robert Vautard, directeur scientifique au laboratoire des sciences du climat et de l’environnement du CNRS, qui a participé à l’élaboration du rapport du GIEC, « la nouvelle principale est que ce rapport confirme la théorie qui est que le climat change, avec une influence humaine, une influence claire en particulier en se manifestant dès les années 1950, dans la deuxième moitié du XXème siècle ». Il ajoute que l’irréversibilité du processus est aussi confirmée : « Si nous arrêtions les émissions polluantes en région parisienne, l’air en serait tout de suite débarrassé. Mais si nous arrêtions d’émettre des gaz à effet de serre au cours du XXIème siècle, les concentrations resteront dans l’atmosphère, ce sont les accumulations qui sont importantes et les temps de vie des gaz à effets de serre sont très longs. Donc le retour à la normale ne peut pas se faire avant plusieurs siècles ». Ceci implique donc un réchauffement inéluctable de la planète - bien que modulé par les choix énergétiques - d’ici la fin du siècle.

    Phénomènes extrêmes et changement climatique

    C’est juste au début de la 19ème conférence internationale sur le climat, à Varsovie, en Pologne, que le typhon Haiyan s’est abattu sur les Philippines, le 8 novembre dernier. Nombreux sont celles et ceux qui se sont alors interrogés sur un éventuel lien entre le changement climatique et la violence du phénomène qui a entraîné la mort de milliers de personnes.

    Pour Pascale Delecluze, directrice adjointe de la recherche à Météo France, « les extrêmes sont des phénomènes rares et météorologiques qui existent indépendamment du changement climatique. En revanche, lorsqu’on fait des projections (…) on peut voir que dans les climats futurs on aura une atmosphère plus chaude, contenant plus de vapeur d’eau, donc on va avoir une capacité d’énergie plus importante. Ceci va contribuer à créer des événements extrêmes qui seront plus violents que ceux que l’on connaît dans le climat actuel ».

    La pause du réchauffement n’existe pas

    En 2013, on a pu entendre l’écho d’une controverse sur l’existence d’une « pause du réchauffement ». A l’heure où l’Organisation météorologique mondiale annonce que 2013 sera probablement dans le palmarès des années les plus chaudes depuis le début de l’ère industrielle (1850), parler de pause semble hors sujet. S’il s’avérait néanmoins que le réchauffement global de la planète n’aie pas progressé significativement en 2013, pour Pascale Delecluze, de Météo France, « cela pourrait être un phénomène d’ordre météorologique mais en aucun cas climatique, car une tendance climatique s’analyse sur plusieurs décennies. Dès lors, un plateau d’un an ne signifie rien à cette échelle ».

    Analyser les océans pour anticiper

    Citoyens et scientifiques se mobilisent pour contrarier la tendance au réchauffement de la planète, comme l’expédition Tara Oceans Polar Circle, qui est partie cet été faire le tour de l’océan Arctique.

    Expédition Tara. Agnès Rougier / RFI

    Pour Eric Karsenti, directeur scientifique au CNRS et initiateur de l’expédition, « le but de Tara Océans Polar Circle, c’était d’échantillonner l’ensemble des organismes, depuis les virus jusqu’au zooplancton, dans une région qui est en cours de réchauffement,un réchauffement très important, beaucoup plus qu’ailleurs, pour essayer d’avoir un pont zéro. Ainsi on va avoir une idée de la structure des écosystèmes, dans différentes régions de l’océan Arctique, près de la glace, qui devraient nous permettre de nous faire une idée de la façon dont ces écosystèmes peuvent changer dans l’avenir avec le réchauffement climatique ».

    Un succès scientifique

    Après 25 000 kilomètres de navigation dans les glaces, l’expédition est rentrée à Lorient, son port d’attache en Bretagne, le 7 décembre, avec à bord plus de 5 000 échantillons d’eau de mer qui sont déjà partis dans des laboratoires et vont donner du travail aux chercheurs pour les dix ans à venir.

    Les résultats de ces travaux scientifiques vont fournir une base de données qui sera la première du genre, et des outils qui permettront d’anticiper le réchauffement des océans.

    Rêver pour changer l’avenir

    C’est un exploit pour Tara d’avoir réussi à faire un tour de l’Arctique, avec une mission scientifique précise, en une seule saison. Mais cet exploit n’a été possible qu’à cause du réchauffement, qui fait fondre la banquise et libère donc la mer à la navigation sans brise-glace. Pourtant, le bateau a bien failli être coincé dans les glaces au passage du Nord-Ouest - qui relie les océans Pacifique et Atlantique - dans le grand nord canadien.

    Cette expédition a aussi pour but de médiatiser les problèmes climatiques et elle y arrive très bien : depuis 2009 - le début de l’expédition sur les mers du globe -, des dizaines d’enfants du monde entier sont montés à bord de la goélette Tara et ça, c’est une forme de sensibilisation très efficace.

    Depuis ce 22 novembre, la tour Eiffel s'illumine aux couleurs de la prochaine conférence sur le climat. REUTERS/Jacky Naegelen

    L’échec de Varsovie

    Malgré l’état des lieux critique du climat, affirmé par le rapport du GIEC, la réunion internationale de Varsovie – COP 19, suite du protocole de Kyoto de 1992 - en novembre dernier, n’a débouché sur aucune décision remarquable.

    Le protocole de Kyoto sur les émissions de gaz à effets de serre s’est terminé en 2012, laissant la place à l’inaction des Etats qui, notamment, n’ont pas tenu leur engagement de mettre en place des fonds verts destinés à aider les pays les plus touchés par le changement du climat, sous prétexte que « les caisses sont vides ». Il s’agit donc maintenant de négocier un nouvel accord, mais certains pays y mettent peu d’empressement.

    La prochaine réunion – COP 20 – se tiendra en 2014 à Lima, au Pérou, et Paris sera le lieu de la 21ème réunion en 2015. Pour pouvoir se prévaloir d’une efficacité dans la négociation et d’un engagement environnemental, la France aimerait que d’ici-là, la feuille de route issue de Varsovie mène, en deux ans, à un accord qui serait signé à Paris.

    ►Pour en savoir plus :

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