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    Afrique

    Pourquoi Alger veut retrouver son rôle de facilitateur au nord du Mali

    media Le président malien (g) reçu à son arrivée à Alger le 18 janvier 2014 par Abdelkader Bensalah, président du Sénat. REUTERS/Louafi Larbi

    Dans Appels sur l’actualité, l’émission de Juan Gomez, Nayté, un auditeur de Koulikoro, au sud-ouest du Mali, pose la question de la médiation algérienne. Alors que les négociations entre Bamako et les groupes armés du nord du Mali sont au point mort, l’Algérie, discrète jusqu’ici, propose sa médiation. La visite officielle du président malien Ibrahim Boubacar Keita à Alger les 18 et 19 janvier, et son entretien, à son retour à Bamako, avec le représentant du médiateur burkinabè sur le processus de paix, relancent la question de l’efficacité de la médiation confiée au Burkina…

    Nayté : Quel a été réellement le rôle de l’Algérie dans la crise malienne depuis la chute du président Amadou Toumani Touré ? 
    Contrairement aux précédentes crises maliennes, l’Algérie n’a jusque-là pas réussi à devenir le médiateur majeur et incontesté entre l’Etat malien et les groupes armés. Ce n’est pas faute d’avoir cherché à tenir ce rôle : dès le départ, avant même le début des combats en janvier 2012, l’Algérie avait proposé ses services aux responsables politiques du MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad, ndlr). Mais les Touaregs, fort des échecs passés, notamment du fiasco des accords d’Alger de 2006, avaient repoussé cette offre. Le MNLA assure que c’est à compter de ce rejet que Iyad ag Ghali, très proche des Algériens, a pu monter son groupe Ansar Dine, groupe concurrent du MNLA dès le départ. Sur le plan diplomatique, même si l’Algérie n’a pas tenu le premier rôle, elle n’en était pas moins présente. Elle était membre à part entière du comité de suivi des accords de Ouagadougou, c’est-à-dire qu’elle travaillait avec la médiation que la Cédéao (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest, ndlr) avait confiée au Burkina Faso. Mais son action, il faut le reconnaître, était discrète, d’autant plus que l’Algérie a dû gérer l’enlèvement de son consul à Gao et de six autres personnes en avril 2012.

    Pourquoi ce changement d’attitude de l’Algérie aujourd’hui ?
    Plusieurs raisons peuvent expliquer cette volonté d’Alger d’occuper une place de leadership. D’une part, la négociation entre Bamako et les groupes armés signataires de l’accord préliminaire de Ouagadougou en juin 2013 est au point mort. Le cantonnement n’est pas effectif, et Bamako dit aujourd’hui ouvertement vouloir reprendre la main sur ce dossier. Le président Ibrahim Boubakar Keïta précise que cette crise est « malo-malienne » et qu’elle doit se régler à Bamako, entre Maliens.

    Le roi du Maroc, Mohammed VI, accueilli à Bamako en septembre 2013 par IBK, le nouveau président du Mali. REUTERS/Thierry Gouegnon

    C’était donc l’occasion pour Alger de retrouver son rôle favori de facilitateur, histoire de préparer le terrain pour des retrouvailles entre les protagonistes. D’autre part, il ne faut pas sous-estimer le rôle du Maroc, de plus en plus impliqué et présent aux côtés du Mali. Le roi Mohammed VI était là en personne à l’investiture du président IBK. Le Maroc fait fonctionner un hôpital militaire à Bamako, qui tient un rôle majeur dans la capitale… Et comme de coutume, la concurrence marocaine aiguise toujours les appétits algériens. Le moment était parfait pour Alger pour revenir sur le devant de la scène, avec l’accord du Mali qui n’a jamais caché être irrité par la médiation burkinabè, accusée de façon à peine voilée de soutenir le MNLA.

    Dès lors, est-ce la fin de la médiation burkinabè ?
    Le Burkina et la Cédéao disent avoir fait ce qu’ils devaient faire - à savoir aider le pays à revenir à un ordre constitutionnel en permettant le tenue d’élections sur l’ensemble du territoire. La Cédéao dit aussi que grâce à son action, les groupes armés, pour certains indépendantistes, ont renoncé officiellement à la partition ou à l’autodétermination dans l’accord de Ouagadougou.

    Pourquoi la médiation du Burkina n’a-t-elle pas eu plus de résultats ?

    Le président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, avec le leader de la délégation Ansar Dine, Alghabass Ag Intalla, le 8 juin 2013 à Ouagadougou. AHMED OUOBA / AFP
    La médiation burkinabè se dit disponible si les Maliens en veulent. S’ils n’en veulent pas, ce n’est pas grave : « Nous ne voulons pas sacrifier l’essentiel pour le détail », affirme avec peut-être un peu de dépit un acteur de la médiation. Un diplomate ouest-africain explique aussi, hors micro, que la médiation a fait son travail et que c’est au Mali de savoir ce qu’il veut : « C’est aux acteurs maliens de se prendre en charge », dit-il. Il y a désormais un président démocratiquement élu et une Assemblée nationale. La Cédéao, ainsi que la communauté internationale, attendent d’ailleurs du Mali qu'il prenne ses responsabilités. Actuellement, Bamako tient un discours de fermeté face aux groupes armés : pas de négociation avant un désarmement, et les négociations doivent impérativement se tenir à Bamako. Des conditions qui jusque-là ne sont pas du tout acceptées par l’autre partie : les groupes MNLA, HCUA (Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad, ndlr) et MAA (Mouvement arabe de l’Azawad, ndlr).

    L’Algérie réussira-t-elle à trouver un terrain d’entente ?
    C’est son souhait et celui de Bamako. C’est aussi le souhait de la communauté internationale, qui regarde avec satisfaction toutes les initiatives de bonne volonté mais qui rappelle au passage que Bamako doit reprendre l’initiative pour trouver une solution, et que les Nations unies restent à ses côtés pour l’aider dans cette mission.

     

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