GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Vendredi 13 Septembre
Samedi 14 Septembre
Dimanche 15 Septembre
Lundi 16 Septembre
Aujourd'hui
Mercredi 18 Septembre
Jeudi 19 Septembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Hebdo

    Retour sur la visite de Macky Sall en Chine

    media Le Grand Théâtre national de Dakar,comme le musée des civilisations, a été construit par les Chinois. AFP/ SeylouL

    Dans Appels sur l’actualité, Guélor, un auditeur de Dakar, revient sur la visite d’Etat du président sénégalais en Chine, une visite de quatre jours entamée le 19 février. Macky Sall est le premier chef d'Etat africain à être invité par Xi-Jinping, le nouveau président chinois.

    Guélor : Le Sénégal ne fait pas partie des principaux partenaires commerciaux de la Chine. Pourquoi Macky Sall est-il alors le premier chef d'Etat africain à avoir été invité par le nouveau président chinois Xi-Jinping ?
    Dire que le Sénégal n'est pas un partenaire important de la Chine, c'est aller un peu vite. Il est certain que ce pays a peu de matières premières à offrir. Or, c'est évidemment ce que recherche le plus souvent la Chine sur le continent africain. Le Sénégal a un peu de phosphate, des sables marins, mais pas de pétrole pour le moment, dont les Chinois sont particulièrement friands. Et évidemment, comparé au Nigeria, au Soudan ou encore à l'Angola, le Sénégal est un petit partenaire africain. Ceci dit, la Chine engage quand même des sommes conséquentes au Sénégal. Lors de la visite de Macky Sall en Chine, Pékin aurait réaffirmé ses intentions d'investir au Sénégal. L'année dernière, la Chine a accordé plus de 110 milliards de francs CFA d'aide au développement, soit environ 170 millions d'euros. C’est d'ailleurs le quatrième bailleurs de fonds du Sénégal.

    Pourquoi autant d'intérêt pour le Sénégal ?
    La Chine a sans doute une vision à long terme. Le Sénégal présente quand même certains intérêts. D'abord, le commerce entre les deux pays est aujourd'hui supérieur à 400 milliards de francs CFA, soit plus de 600 millions d'euros. La Chine est le deuxième partenaire du Sénégal après l'Union européenne. La balance commerciale lui est absolument favorable puisque la Chine inonde le Sénégal de ses produits manufacturés. Aujourd'hui 90 % du commerce entre les deux pays est composé d'importations chinoises. Ensuite, par ses investissements et son aide au développement, la Chine finance la construction d'un certain nombre d'infrastructures, des projets financés à travers des prêts à des taux très avantageux. En échange, il n'est pas rare que les chantiers soient attribués à des entreprises chinoises de construction. C'était le cas du Grand Théâtre de Dakar ou du musée des civilisations. Il y a aussi des espoirs que le Sénégal devienne un jour un pays producteur de pétrole. L'an dernier, le gouvernement a autorisé le groupe israélien Elenilto à explorer le champ Sud Challow Oil, au large de la Casamance. Cette exploration coûtera environ 8 millions d'euros. Enfin, il ne faut pas négliger l'intérêt politique d'une relation étroite avec le Sénégal. Cela permet à la Chine de faire valoir ses intérêts en Afrique de l'Ouest.

    Cette visite a-t-elle été fructueuse pour les uns comme pour les autres ?
    Le président Macky Sall, qui a lancé son Plan Sénégal Emergent, a comme objectif d’accélérer la croissance pour qu’elle atteigne 7 à 8 % dans les dix ans. Sa visite de quatre jours en Chine visait à améliorer la coopération avec ce pays et à ouvrir de nouvelles opportunités. Des accords ont été signés pour la construction de l’université Sine Saloum, de la Cité du Savoir et d’espaces numériques, d’autres pour la création d’usines de transformation d’arachides, d’une usine d’assemblage qui va produire des bus, et pour la construction d’une autoroute Thiès-Touba. Sans oublier l’exemption de visas pour les passeports diplomatiques et de service. De son côté, Dakar va aménager des parcs industriels pour des entreprises chinoises qui veulent délocaliser au Sénégal. Et la Chine, elle, va classer le Sénégal sur la liste des destinations touristiques autorisées, ce qui permettra aux touristes chinois de venir en groupe d’au moins cinq personnes.

    Macky Sall et Xi-Jinping lors de la signature des accords à Pékin fin février 2014. Reuters/Rolex Dela Pena

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.