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    Evolution inquiétante de la dette mondiale, qui bat tous les records

    media La Banque Unicredit de Milan accuserait, le 11 mars, un déficit record de 14 milliards d'euros. Reuters/Alessandro Garofalo

    La dette mondiale a dépassé les 100 000 milliards de dollars. Un chiffre époustouflant qui a été rendu public par la Banque des règlements internationaux, la BRI, un organisme peu connu du grand public, situé à Bâle, en Suisse, et qui est un peu la Banque centrale des banques centrales.

    Ce montant a explosé depuis l'an 2 000, et surtout depuis la crise de 2008. Mais au-delà du caractère quasi inimaginable de la somme, quel danger cela représente-t-il pour l'économie mondiale ?

    Le montant de la dette mondiale, 100 000 milliards de dollars, fait frémir. C'est plus que le total de la richesse produite dans le monde en un an. Le PIB mondial s’élève à 75 000 milliards seulement. Et encore, la dette comptabilisée par la Banque des règlements internationaux (BRI) ne comprend que l'endettement public et celui des entreprises et des sociétés financières, mais pas la dette des ménages. Et le plus inquiétant, c'est l'évolution de cet endettement. Car la dette mondiale a été multipliée par deux et demi depuis l'an 2 000. Elle atteignait 40 000 milliards de dollars il y a treize ans, 70 000 milliards en 2007 avant la crise, en maintenant, 100 000 milliards...

    Avec la crise financière, c'est la dette des Etats qui a le plus augmenté. Elle a bondi de 80 % en six ans car les gouvernements sont venus à la rescousse de leurs banques, mises en difficultés par la crise des subprimes, en les recapitalisant. Les Etats ont également dû soutenir leurs économies face au ralentissement de la croissance mondiale. Pour financer ces dépenses supplémentaires, ils ont eu massivement recours à l'émission d'obligations. Le total de la dette publique atteint désormais 43 000 milliards de dollars, ce qui correspond à plus de 6 000 dollars par habitant de la planète et 70 % du PIB mondial.

    Le graffiti «banqueroute» à Detroit aux Etats-Unis (3 décembre 2013). Reuters/Joshua Lott

    Restriction de l’accès au crédit
     
    Cette accélération ne concerne pas tous les pays de façon similaire. Tous n'ont pas été touchés de la même façon par la crise. Par exemple, en Espagne, la dette publique est passée de 36 % à 84 % du PIB espagnol. L'Italie est à 132 % de dette publique par rapport au PIB, alors que les critères de Maastricht pour la zone euro la limitaient à 60 % du PIB. Les Etats-Unis en sont à 111 % de dette publique et le record est au Japon où l'endettement public atteint 245 % du PIB. Dans le même temps, les entreprises non financières ont augmenté leur endettement afin de surmonter la crise. Faute de pouvoir faire appel aux banques qui avaient drastiquement resserré l'accès au crédit, ces entreprises se sont davantage tournées vers les marchés financiers. Leur endettement est actuellement de 10 000 milliards de dollars.
     
    L'endettement a-t-il atteint un niveau dangereux ? Pas nécessairement, même si la situation de la Grèce ou de Chypre peut faire penser le contraire. Des études récentes du FMI et de la Banque centrale européenne estiment que l'on peut parfaitement s'accommoder d'un endettement de 90 % du PIB. Mais à condition qu'il ne dépasse pas les capacités de remboursement des Etats. En France, par exemple, le remboursement des intérêts de la dette, même pas le remboursement de la dette elle-même, constitue le premier poste budgétaire : 45 milliards d'euros en 2013.
     
    Peu de solutions
     
    Pour diminuer leur endettement, beaucoup de pays ont donc opté pour l'austérité budgétaire. Mais on s'aperçoit maintenant que la réduction de la dépense publique est une solution très contreproductive, si l'on espère relancer la croissance économique. Autre possibilité, doper la croissance afin d'améliorer les rentrées fiscales. Mais de ce côté-là, pour beaucoup de pays, pas grand chose à attendre en 2014. En France, une croissance de un à un et demi pourcent ne va pas inverser la tendance. Pas question non plus de compter sur l'inflation pour rendre la dette moins pesante, au moins en zone euro. Certains évoquent un effacement partiel de la dette mais cela a l'inconvénient de faire perdre confiance dans la signature des Etats et de léser les prêteurs. Il reste donc peu de possibilité pour éviter d'être submergés par la dette, si ce n'est maintenir les taux d'intérêts à des niveaux très faibles. Mais, là encore, l'inconvénient est que les épargnants ne sont pas incités, vue la faible rentabilité de leurs placements, à prêter leurs économies. 

    Banque d'investissement et de développement du Vietnam. Hanoi, le 20 janvier 2014. Reuters/Kham
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