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    Qui pour succéder à Abdou Diouf à la tête de l'OIF?

    media François Hollande et le secrétaire général de l'Organisation internationale de le francophonie Abdou Diouf réunis à l'occasion de la journée internationale de la Francophonie le 20 mars 2014. REUTERS/Jacky Naegelen

    Dans Appels sur l’actualité, à l’occasion de la Journée internationale de la francophonie, un auditeur s’interroge sur le successeur d’Abdou Diouf au poste de secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). Un choix qui doit être fait à la fin de l’année. Quels sont les critères que les candidats doivent remplir pour briguer ce poste et y a-t-il des différences d’orientation politique entre les candidats à la succession ?

    C'est le Sénégal qui va accueillir en novembre prochain le Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la francophonie, lequel devra marquer la fin du mandat de l’actuel secrétaire général de l’OIF, le président Abdou Diouf. Ce dernier a clairement réaffirmé ce 20 mars à RFI qu'il n'allait pas briguer un quatrième mandat.

    Le seul critère est d’avoir le profil du poste, c'est-à-dire connaitre la diplomatie, savoir faire travailler une équipe composée d'hommes et de femmes venant d'horizons divers (77 pays), et, surtout, être animé de la volonté de faire avancer la cause de la francophonie.
    En interrogeant la semaine dernière le président Diouf, RFI lui a demandé de brosser le portrait de l'homme ou de la femme capable de lui succéder. Il a simplement répondu qu'il ne le ferait pas, et que les chefs d'Etat, dans leur grande sagesse, allaient bien trouver parmi tous les candidats un successeur. Puis de préciser : « Il y a beaucoup d’hommes et de femmes de qualité dans l’espace francophone qui sont capables de tenir ce poste ».

    Une liste loin d’être close...

    Certains candidats se sont déjà déclarés. En tout cas l’île Maurice a annoncé qu’elle présenterait la candidature de son ancien ministre des Affaires étrangères, Jean-Claude de l’Estrac, actuel secrétaire général de la Commission de l’océan Indien. Le Togolais Edem Kodjo, ancien secrétaire général de l'Organisation de l'unité africaine, envisagerait également, selon certains médias, d'être candidat. Et ce n'est pas tout. Sur les rangs également l'ambassadeur du Congo, l'écrivain et homme politique Henri Lopes, dont le pays a retiré la candidature il y a onze ans pour faciliter l'élection du président Diouf.
    L'on cite également le premier secrétaire du PS sénégalais, Ousmane Tanor Dieng, qui est diplomate de carrière ; le Gabonais Jean Ping, ancien président de la commission de l'Union africaine, sans oublier le président burkinabè Blaise Compaoré. Quant à la Camerounaise Calixthe Beyala, rien n'est moins sûr quant à sa candidature. Quoi qu’il en soit, la liste n'est certainement pas close.

    En tout cas, dans cette fonction, c'est la personnalité et l'expérience qui font la différence. Ce qui est sûr, ce sont les chefs d'Etat qui donnent l'orientation. Et au secrétaire général de l'OIF de la mettre en œuvre. Un secrétaire général qui a rang et privilèges de chef d’Etat et qui « gère » un budget bien supérieur à celui de l’Union africaine.

    De toute façon, ce poste n'est pas l'apanage d'anciens chefs d'Etat à la recherche d'une retraite dorée. L'objectif de l'OIF est, entre autres, d'aider à l'instauration et au développement de la démocratie, à la prévention, ainsi qu'à la gestion et au règlement des conflits, ou encore le soutien à l'Etat de droit et aux droits de l'homme. Pour atteindre cet objectif, la francophonie aura besoin d'un secrétaire général qui croit profondément à ces valeurs et s'y engage pour les concrétiser.

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