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    Tourisme : les Russes incités à passer leurs vacances en Crimée

    media Yalta, une ville de Crimée sur les côtes de la mer Noire le 11 mars 2014. Reuters/Thomas Peter

    Après le rattachement de la Crimée à la Russie, le gouvernement aimerait bien que les Russes aillent profiter des plages de la péninsule, celles de Ialta ou de Sébastopol. Car le tourisme est vital pour l’économie de la Crimée. Et la clientèle ukrainienne ne viendra pas cette année...

    En Russie, les enfants sont en vacances depuis fin mai et il fait très chaud, entre 25 et 30 degrés ces derniers jours à Moscou ! De quoi songer aux vacances… Pourquoi pas la Crimée, suggère le gouvernement. Le tourisme est vital pour l’économie de cette péninsule des bords de la mer Noire : il représente 30 % de son PIB. L’an dernier, 6 millions de vacanciers s’y sont rendu, dont les trois-quarts venaient d’Ukraine. Des vacanciers qui, même s’ils en avaient envie, ne viendront pas cette année. Il n’y a plus de vols entre l’Ukraine et la Crimée, et seulement un train de nuit qui met 14 heures entre Kiev et Simféropol. La Crimée a beaucoup de centre de vacances, 825 très exactement, dont un quart seulement est ouvert, alors que la saison bat son plein depuis le mois de mai.

    Pour les Russes, il n’est pas si facile de se rendre en Crimée, qui n’a pas de continuité territoriale avec la Russie. La majorité des touristes russes s’y rendaient par le train, via le territoire ukrainien, ce qui n'est plus possible depuis l’annexion. Seuls 10 % prenaient l'avion. Il ne reste que deux solutions : aller de Russie en Crimée par la route et la traversée du détroit de Kerch - mais il y a peu de bateau et il faut compter environ dix heures d’attente - ou par avion, mais les vols sont chers : il faut compter 12 000 roubles pour un Moscou-Simféropol, soit 250 euros, autant que pour se rendre en Turquie. Autre difficulté, les banques ne fonctionnent plus en Crimée et les transactions bancaires sont impossibles pour l'instant, notamment l’utilisation de sa carte bancaire en Ukraine.

    « La Crimée choisit la Russie ». Simferopol, 17 mars 2014. Reuters/Sergei Karpukhin

    Acheter des séjours en Crimée pour ses salariés

    Le gouvernement, qui veut inciter les Russes à se rendre en Crimée, a décidé de subventionner le trafic aérien. On peut ainsi trouver des vols à 8 000 roubles, ce qui représente encore quand même 160 euros. L’Etat va aussi prendre en charges les vacances des colonies de vacances en Crimée, des enfants en provenance de 1 000 écoles russes, pour un coût total de 6 millions d'euros. Par ailleurs, les professionnels du tourisme de Crimée ont pu participer gratuitement au Salon du tourisme de Moscou. 

    Enfin, l’Agence fédérale du Tourisme a écrit récemment aux grandes compagnies et aux administrations pour leur demander d’acheter des séjours en Crimée pour leurs salariés, en précisant qu’il s’agit de « réaliser les ordres du président ». En fait, juste après l’annexion en mars, il y a eu un véritable élan patriotique, et des entreprises avaient d’elles-mêmes annoncé qu’elles allaient réserver des places dans des centres de vacances en Crimée. Certaines l’ont fait, comme la société pétrolière Transneft, d’autres disent qu’elles vont le faire, comme la ville de Tula, qui a beaucoup d’industries automobiles et de la défense. Et certaines sont plus réticentes : les Russes préfèrent généralement aller en Turquie, en Bulgarie, en Grèce, où ils estiment avoir un meilleur service pour le même prix.

    De plus, Moscou a décidé que la Crimée sera la cinquième zone de la Russie où des casinos pourront s’installer. La loi est en discussion en ce moment même à la Douma. Mais, pour la clientèle internationale, il sera difficile de s’y rendre. Tant que l’annexion de la Crimée n’est pas reconnue, les aéroports de Crimée ne peuvent pas recevoir de vols internationaux.

    Les Russes n’aiment pas passer leurs vacances en Russie

    Certains agents de la fonction publique vont peut-être se rabattre sur la Crimée, faute de pouvoir se rendre à l’étranger. De tout temps, certains fonctionnaires, en l’occurrence les hauts gradés des services secrets, ont eu interdiction de passer leurs vacances à l’étranger. Mais cette année, la liste de ceux à qui on « recommande » de rester en Russie s’est allongée.

    Derniers en date, les juges et les procureurs à qui, fin mai, la Cour suprême a recommandé de rester en Russie. Et aussi de nombreux agents du ministère de l’Intérieur, des cadres de la police, des services pénitenciers et des douanes. D'après l'ONG Agora, les administrations auraient même demandé à certains fonctionnaires de rendre leur passeport. Une 'information qui n'est pas confirmée officiellement.

    D’une façon générale, depuis fin mars, le ministère des Affaires étrangères déconseille aux citoyens russes de se rendre dans les pays qui ont des accords d’extradition avec les Etats-Unis. Pas sûr néanmoins que les cadres russes, habitués à voyager à l’étranger, apprécient de devoir rester chez eux. Les Russes dans leur grande majorité n’aiment pas passer leurs vacances en Russie. Ils préfèrent les pays chauds du sud de l'Europe, ou encore la Thaïlande, l'Egypte et la Tunisie.

    Des militaires russes célèbrent le "Jour de la Victoire" dans le port de Sébastopol. 9 mai 2014. Reuters/Maxim Shemetov
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