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    A Nantes, les «belles de bitume» enchantent les trottoirs

    media Une « Ruine de Rome » déploie son panache sur un trottoir nantais. Frédérique Soulard

    Un petit bout de verdure, presque rien à vrai dire et voilà que déjà les pas hésitent puis, s’arrêtent. Quelques lettres blanches devant de la « mauvaise herbe » de trottoir ont suffi pour que la Toile se découvre une âme de botaniste.

    L’idée de Frédérique Soulard de taguer le nom des plus modestes des plantes des villes affole les réseaux sociaux et donne des idées.

    Petite-fille d’herboriste et conteuse, Frédérique Soulard n’a pas exactement le profil professionnel prévu pour emballer les réseaux sociaux. Et pourtant, son idée toute simple, de peindre en lettres blanches sur les trottoirs le nom des plantes qui y poussent, envers et contre tout, fait le buzz. Il y a déjà un quart de siècle que la dame arpente les rues de sa ville de Nantes, en tout bien tout honneur, pour faire découvrir à ses concitoyens le merveilleux qui s’y cache. 

    L’idée la plus simple est souvent la meilleure
     

    La conteuse, Frédérique Soulard. Frédérique Soulard

    Elle, son domaine ce sont les arbres. Frédérique Soulard n’a pas sa pareille lors de ses « promenades contées » pour vous emmener dans la sève et le secret des arbres. Elle rappelle aux oublieux que nous sommes que chaque arbre abrite sa nymphe qui naît et meurt avec l’arbre. Les mythologies scandinave, grecque, africaine viennent ainsi par la voix de la conteuse nous dire les arbres, les étoiles et les plantes.
     
    « Il y a au moins 12 ans que je pensais à mon idée de nommer ces plantes qui percent le goudron de nos villes », se rappelle Frédérique. Elle hésite entre l’apposition de plaques, l’accrochage d’étiquettes, la pose de pancartes… En plastique, en ardoise, en carton ? Rien ne convient. Et pourquoi ne pas écrire directement sur le trottoir ? L’idée la plus simple est souvent la meilleure. Elle pense à des pochoirs, des pinceaux, de la peinture. Aussitôt dit, aussitôt fait, d’autant mieux que la mairie de Nantes la soutient dans son entreprise via les services des espaces verts et de la culture.
     
    Un bouquet de lettres blanches
     

    A Nantes la « vergerette » une des « belles de bitume » de Frédérique Soulard Luc Douillard

    « Je ne suis pas botaniste », mon projet n’a pas de prétention scientifique, mais plutôt poétique, s’empresse-t-elle de préciser. C’est pourquoi elle a choisi les noms vernaculaires des plantes, ceux que tout le monde connaît, laissant les appellations latines aux savants. Et la voilà qui se lance, elle la conteuse, avec ses mots en creux sous le bras, accompagnée d’une poignée de Nantais conquis. Dès qu’une plante est repérée, faut-il encore qu’elle porte un joli nom, la voilà distinguée entre toutes avec à son pied, un bouquet de lettres blanches. 

    Ce n’est pas Frédérique Soulard qui appose les marquages, ce serait trop facile. Elle laisse ce petit bonheur à ceux qui veulent bien la suivre dans ses « promenades contées » où elle déambule avec sa « charriote » chargée de secrets, de tisanes (parfois réalisées avec les plantes des rues) et d’herbes. Les plantes élues deviennent ainsi des « belles de bitume » comme elle les appelle joliment. Dent de lion, orge des rats, nombril de Vénus, jadis éliminés sans pitié par les employés de la ville, sont désormais traités avec considération.

     

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