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    Le basketteur français Florent Piétrus se dévoile dans un livre

    media Le basketteur français Florent Piétrus. Vincent Angouillant

    Les Editions du Moment viennent de publier Je n’ai jamais été petit, une autobiographie du basketteur français Florent Piétrus coécrite avec le journaliste Romain Schué. A 33 ans, le Guadeloupéen ressentait le besoin de raconter son parcours, marqué par la mort de sa mère quand il avait 10 ans.

    Florent Piétrus se penche vers le micro de RFI, assis à une table trop petite par rapport à ses 201 centimètres et ses quelque 100 kilos. Installé à la terrasse d’un café parisien, il répond aux questions avec sa voix fluette. Une capuche sur sa tête le protège du froid inhabituel au mois d’août. Seuls quelques petits cheveux gris trahissent ses 33 ans. Un âge auquel le basketteur français s’est senti prêt à se dévoiler dans Je n’ai jamais été petit, une autobiographie coécrite avec Romain Schué (1), et paru aux Editions du Moment.

    « J’ai voulu écrire ce livre pour mes enfants, pour qu’ils connaissent un peu mieux leur père, pour qu’ils sachent ce que j’ai enduré pour en arriver jusque là », explique celui qui est né et a vécu jusqu’à l’âge de 15 ans en Guadeloupe, dans les Antilles françaises, avant de rejoindre la Métropole.

    Une mère décédée et un père absent

    En 210 pages, Florent Piétrus narre un parcours qui l’a mené des Abymes à un titre de Champion d’Europe avec l’équipe de France, en 2013. Loin du sport, le point crucial du récit est la mort de sa mère, des suites d’un cancer, lorsqu’il était âgé de 10 ans. Quelques passages sur le sujet sont particulièrement poignants. Florent Piétrus raconte la première pensée qui lui traverse l’esprit, lorsqu’il apprend la disparition de sa mère, en pleine nuit : « Ce n’est pas grave d’être réveillé. Demain, je n’ai pas école. » Rongé par la culpabilité, il explique. « Je n’avais pas pris conscience de la gravité de la situation, malgré les larmes de mes frères et sœurs, est-il écrit dans l’autobiographie. Aujourd’hui, un quart de siècle plus tard, je ressasse ce moment dans ma tête et cette phrase ».

    Un malheur que Florent Piétrus a rarement évoqué ouvertement. « Ce ne sont pas des histoires que tu racontes facilement, glisse-t-il. Dire à ses coéquipiers "j’ai perdu ma mère à l’âge de dix ans", ce n’est pas si simple. Il faut être vraiment proche pour parler de ce genre de trucs ». Il ajoute : « J’ai parfois dû mentir pour me préserver. C’est pour ça que ce livre est un peu une thérapie pour moi. »

    Florent Piétrus évoque aussi un père qu’il n’a quasiment pas connu et qui ne s’est pas manifesté quand c’était nécessaire. Un père proche géographiquement de leur maison mais très éloigné émotionnellement. Les mots à son sujet sont parfois durs dans le livre. Mais ils ne reflètent pas l’espoir que garde le vice-capitaine des « Bleus » : « Il reste mon père et j’ai toujours ce respect pour lui, même si ça a été vraiment dur pour moi. J’espère vraiment qu’il lira cet ouvrage. »

    Des Abymes au « toit de l’Europe »

    Editions du Moment

    Florent Piétrus y relate également son enfance dans un milieu modeste, son adaptation difficile dans le Sud-Ouest de la France, avec un mélange de tendresse et de mélancolie. C’est à Pau-Orthez, le club où évoluait son demi-frère Rony Coco, et où l’a ensuite rejoint son petit frère Mickaël Piétrus, que l’ailier a gagné sa réputation de joueur combatif et de défenseur hors-pair. C’est aussi là qu’il a gagné ses premiers trophées : trois titres de champion (2001, 2003 et 2004) et deux Coupes de France (2002 et 2003).

    Sur les dix années passées en Espagne (2004-2013), Florent Piétrus s’épanche moins profondément que sur sa frustration de n’avoir jamais eu sa chance en NBA, la toute puissante ligue nord-américaine de basket.

    Ses autres grandes déceptions, Florent Piétrus les a vécues pendant plus de quinze années passées en équipes de France. Sur les « Bleus » de Tony Parker, son ami et grande vedette du basket français, il délivre beaucoup d’anecdotes ; tout en prenant le soin de n’égratigner personne, ou presque. « Dans une biographie, tu n’attaques pas quelqu’un directement, expose-t-il. Le grand public s’intéresse à la manière dont un groupe vit, à la vie que mène un sportif ».

    Florent Piétrus regarde l’heure sur son téléphone portable. Le ciel s’est couvert. Les interviews se terminent (2). Il va bientôt rejoindre l’équipe de France pour disputer la Coupe du monde 2014 en Espagne (30 août-14 septembre). Il aurait d’ailleurs pu attendre la fin de sa carrière pour sortir cette autobiographie. « Mais c’était intéressant de l’écrire maintenant, assure-t-il. Comme ça, les gens me comprendront un peu mieux. Ils comprendront pourquoi je suis comme ça sur un terrain et pourquoi je suis devenu l’homme que je suis ».

    La remarque vise également les journalistes qui ont remis en cause son niveau de jeu lors du Championnat d’Europe 2013. Florent Piétrus sourit : « Ce n’est pas du tout évident d’être critiqué. Mais ça m’a aidé à avancer. Et je laisse tout ça derrière moi. […] Parce que j’ai connu pire que ça. Aucun article ne peut me blesser parce que la vraie blessure, je l’ai eue durant mon enfance. Elle a cicatrisé petit à petit. »

    (1) Romain Schué a travaillé pour le service des sports de RFI et pour rfi.fr.
    (2) Entretien réalisé le 19 août.

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