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    Moyen-Orient

    Affaire Hariri : Hassan Nasrallah crie au «complot»

    media Impression d'écran issue d'al-Manar, la télévision du Hesbollah, montrant Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hesbollah libanais, lors d'une conférence de presse, le 22 juillet 2010.

    Au Liban, une grave crise politique se profile à l’horizon avec en filigrane, encore une fois, l’affaire de l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri (le 14 février 2005 à Beyrouth). Le Hezbollah dénonce une politisation du Tribunal spécial pour le Liban et affirme être la cible d’un «complot» destiné à l’accuser de ce meurtre. Ses adversaires déclarent que si le parti n’avait vraiment rien à se reprocher, il ne serait pas aussi «inquiet».

    De notre correspondant à Beyrouth,

    Saad Hariri, Premier ministre libanais. Nohria Dalati / Reuters

    Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a révélé que le Premier ministre, Saad Hariri, lui a annoncé, il y a plusieurs semaines, que le Tribunal spécial pour le Liban (TSL), qui relève des Nations unies, va bientôt publier un acte d’accusation dans l’affaire de l’assassinat de son père Rafic Hariri, impliquant des «membres» du parti chiite. S’étonnant du fait que le contenu du chef d’inculpation soit connu avant sa publication alors que les travaux du TSL sont censés être secrets, Hassan Nasrallah a dénoncé un «complot d’inspiration israélienne et américaine» destiné à isoler et affaiblir la «résistance» (le Hezbollah) en prélude à son désarmement.

    L’affaire est jugée tellement grave par le chef du Hezbollah qu’il l’a longuement évoquée à deux reprises en l’espace de trois jours, et qu’il a promis «des révélations importantes» prochainement.

    Lors de sa dernière intervention par vidéoconférence, jeudi 22 juillet 2010 au soir, il a mis en doute le sérieux, le professionnalisme et la crédibilité du TSL, qui n’est, selon lui, «qu’un outil utilisé pour atteindre des objectifs politiques». «L’acte d’accusation est écrit à l’avance, a-t-il dit. L’enquête est basée sur des indices montés de toute pièce et sur des faux témoignages.» Selon Hassan Nasrallah, l’acte d’accusation dirigé contre le Hezbollah «ne sera qu’une répétition des enquêtes qui avaient pointé du doigt la Syrie, ces quatre dernières années, avant que ce pays ne soit réhabilité par la communauté internationale, en raison de l’absence de preuves solides et irréfutables.» «Entretemps, cette manipulation de la justice a failli précipiter plusieurs fois le Liban dans la guerre civile, a-t-il dit. Aujourd’hui, les comploteurs veulent recommencer mais au lieu d’accuser la Syrie, c’est le Hezbollah qu’ils visent.»

    Pas de marché avec le TSL

    Portrait de l'ancien Premier ministre libanais assassiné, Rafic Hariri. Reuters/ Jamal Saidi

    Hassan Nasrallah a refusé catégoriquement tout marché qui consisterait à faire endosser le meurtre de Rafic Hariri à «des membres indisciplinés du Hezbollah», alors que le parti et sa direction suprême seraient blanchis. «Pas de bazar, pas de marchandage, pas de deal, a-t-il martelé. Qu’ils aillent chercher les vrais assassins. Pourquoi n’explorent-ils pas la piste israélienne

    A travers sa dernière intervention, Hassan Nasrallah a voulu lancer des messages principalement dans deux directions. D’abord, à Saad Hariri, pour lui dire que son intervention auprès des grands décideurs de ce monde pourrait stopper ce processus et empêcher la publication d’un tel acte d’accusation. Ensuite, aux pays occidentaux qui ont soutenu la création du TSL pour leur dire qu’une éventuelle accusation du Hezbollah aurait des conséquences graves sur la stabilité et la sécurité du Liban. A ce propos, le secrétaire général du Hezbollah est resté évasif lorsqu’un journaliste lui a demandé si le parti envisageait de recourir à la force armée au cas où il était accusé. «Nous savons très bien nous défendre», a-t-il dit.

    Si le proche entourage de Saad Hariri a évité de réagir vivement aux propos de Nasrallah, d’autres alliés du Premier ministre, notamment le chef chrétien Samir Geagea, ont dénoncé ce qu’ils ont appelé une «campagne d’intimidation» lancée par le leader du Hezbollah. Selon lui, le discours de Hassan Nasrallah provoque une forte tension politique au Liban et en agissant ainsi, il se place lui-même dans le box des accusés.

    La piste des liaisons téléphoniques

    Le travail des enquêteurs se base essentiellement sur l’analyse des communications téléphoniques avant et le jour de l’attentat du 14 février 2005. Ce procédé avait permis d’identifier huit numéros de téléphone utilisés par un groupe chargé de surveiller Rafic Hariri. Ces numéros, achetés à Tripoli au Liban-Nord, ont été détruits par les utilisateurs juste après l’attentat. Un autre groupe dont les membres communiquaient en circuit fermé a pu également être découvert. L’un des numéros utilisés appartiendrait à un membre de la sécurité du Hezbollah, Abdel Majid Ghamlouch. Confrontés à ces faits, le Hezbollah assure qu’il agit d’«une coïncidence géographique».

    L’arrestation, en juin, d’un haut technicien d’une des deux compagnies de téléphonie mobile du pays, accusé de collaborer avec les services de renseignements israéliens, a poussé le Hezbollah à remettre sur le tapis la thèse du complot. Les aptitudes prêtées à l’agent présumé Charbel Kazzi lui permettraient de manipuler les données informatiques et d’en créer de nouvelles. Tout devient alors possible pour fabriquer des preuves dans le but d’impliquer n’importe qui, affirme le Hezbollah.

    Hassan Nasrallah a promis de «nouvelle révélations et des preuves» démontant les scénarios en préparation pour impliquer le Hezbollah.

    Le roman de l’été promet d’être croustillant pour les Libanais… pourvu qu’il ne se transforme pas en cauchemar.
     

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