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    Moyen-Orient

    La Turquie, le Brésil et l'Iran réunis sur le nucléaire iranien

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    Les ministres des Affaires étrangères des trois pays se retrouvent, ce dimanche 25 juillet 2010, à Istanbul pour évoquer l'accord d'échange d'uranium signé en mai par ces trois pays. Selon le gouvernement turc, cette réunion a pour but de montrer que les initiatives diplomatiques se poursuivent. Il s'agit de la première rencontre tripartite depuis que le Conseil de sécurité a voté de nouvelles sanctions contre la République islamqiue le 9 juin.

    L'idée c'est d'obtenir de l'Iran qu'il transfère à l'étranger une partie de son stock d'uranium faiblement enrichi. Ce matériau serait transformé pour revenir ensuite alimenter le réacteur de recherche de Téhéran à usage médical. Le tout sous contrôle international.
    Un tel scénario permettrait d'apaiser les tensions, puisqu'en se désaissisant de son stock d'uranium l'Iran ne pourrait plus le convertir en matériau à usage militaire, ce que redoutent les Occidentaux...

    Relancer l'initiative

    On parle depuis des mois de cette idée d'échange d'uranium à l'étranger.  La proposition a été en effet discutée avec les Iraniens à Vienne à l'automne dernier mais les Occidentaux ont estimé ne pas avoir reçu de réponse claire de la part de Téhéran. En mai dernier, le Brésil et la Turquie relancent cette inititative et annoncent à Téhéran la signature d'un accord sur cet échange d'uranium. Mais dans les jours qui suivent Américains et Européens présentent un projet de nouvelles sanctions contre l'Iran, une résolution votée le 9 juin à New York.

    Se faire entendre

    Aujourd'hui à Istanbul, le Brésil, la Turquie et l'Iran relancent de nouveau cette idée. On voit bien la volonté de deux puissances émergentes (Brésil et Turquie) de se faire entendre dans ce dossier et de revendiquer un rôle de médiation.

    Européens et Américains de leur côté estiment que l'idée d'un échange d'uranium à l'étranger n'est pas morte même si ces jours-ci ils travaillent à des sanctions plus sévères que celles de l'ONU touchant notamment le secteur des hydrocarbures en Iran.

    La Turquie et le Brésil incitent l'Iran à plus de souplesse

    Avec notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion

    Ce n’est pas tout à fait une coïncidence, c’est ce lundi 26 juillet 2010 que Téhéran a promis d’envoyer à l’Agence internationale pour l’énergie atomique une nouvelle lettre d’intentions pour expliquer sa volonté de reprendre langue avec ce que l’on appelle le groupe de Vienne, à savoir les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies et l’Allemagne.

    Or, c’est justement ce même lundi que l’Union européenne doit décider d’adopter à son tour, un mois et demi après l’ONU, des sanctions contre le régime iranien. Les diplomaties turque et brésilienne sont donc à nouveau aux avant-postes pour forcer la reprise du dialogue, incitant les Iraniens à plus de souplesse et de transparence, selon les mots du ministre brésilien Celso Amorim. Selon le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu, Téhéran serait prêt à s’asseoir à la table des négociations juste après le ramadan, soit dans le courant de la deuxième semaine de septembre, pour des discussions techniques.

    Ces nouveaux efforts seront-ils efficaces autrement que pour faire gagner encore un peu de temps à l’Iran ? Rien n’est moins sûr. Le ministre iranien des Affaires étrangères s’est d’ailleurs bien garder d’apparaître en public pour la conférence de presse commune, comme s’il n’avait pas grand-chose de neuf à annoncer.

     


     

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