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Proche-Orient: la Ligue arabe favorable au dialogue direct soutient Abbas
Les ministres de la Ligue arabe, réunis jeudi 29 juillet au Caire, sont d'accord sur le principe de pourparlers directs entre Palestiniens et Israéliens, mais laissent au président Mahmoud Abbas le soin de juger quand les conditions seront réunies pour que ces négociations directes débutent. Le président Abbas exige la fin de la colonisation juive et des garanties sur les frontières du futur Etat palestinien, préalablement à des pourparlers directs.
Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti
C’est un de ces compromis dont la Ligue arabe a le secret qui a été réalisé jeudi 29 juillet au Caire. Il fallait, en effet, concilier ceux qui étaient favorables à une reprise immédiate des négociations, notamment l’Egypte et la Jordanie ; ceux qui étaient opposés comme la Syrie, le Qatar et l’Algérie ; sans oublier ceux qui ne voulaient pas mécontenter Washington mais qui ne voulaient pas non plus provoquer leur opinion publique.
L’astuce trouvée a été d’annoncer que les Arabes n’étaient pas opposés aux négociations directes demandées par Washington mais qu’ils confiaient au président de l’Autorité palestinienne le choix du moment propice.
Or Mahmoud Abbas n’a pas cessé de répéter qu’il ne reprendrait les négociations directes qu’à condition que les pourparlers indirects permettent de progresser sur deux questions : les frontières du futur Etat palestinien et le gel des colonies israéliennes de peuplement. Une manière de ne pas trop embarrasser le président américain Barak Obama qui garde encore un capital de sympathie et de confiance.

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