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Article publié le : samedi 28 août 2010 - Dernière modification le : samedi 28 août 2010

Pressions internationales et manifestations se poursuivent en faveur de Sakineh

Manifestation sur la place du Trocadéro, près de la Tour Eiffel, à Paris, le 28 août 2010, en soutien à Sakineh Mohammadi Ashtiani, cette Iranienne condamnée à mort par lapidation.
Manifestation sur la place du Trocadéro, près de la Tour Eiffel, à Paris, le 28 août 2010, en soutien à Sakineh Mohammadi Ashtiani, cette Iranienne condamnée à mort par lapidation.
Reuters

Par RFI

L'Iran a réaffirmé samedi 28 août 2010 avoir suspendu l'application de la peine de mort par lapidation contre Sakineh Mohammadi-Ashtiani. En attendant une décision judiciaire « finale », le cas de cette iranienne condamnée à la lapidation pour adultère et meurtre de son mari suscite une mobilisation croissante en Occident. Plusieurs centaines de rassemblements étaient ainsi prévus dans le monde ce samedi, à Lyon, Toulouse et Paris pour la France.

Manifestation de soutien à Sakineh, place du Trocadéro à Paris

La peine de mort est déjà une barbarie, la lapidation est encore pire et, en plus, directement ciblée contre les femmes...

 

27/08/2010 par Laurence Théault

Le rassemblement parisien en soutien à Sakineh Mohammadi-Ashtiani s'est tenu ce samedi 28 août 2010 sur le parvis des droits de l'homme au Trocadéro, réunissant près de 300 personnes. Parmi les organisations présentes, l'association Ni Putes ni Soumises et sa présidente Sihem Habchi, qui s'est exprimée au micro de RFI.

Sihem Habshi, présidente de «Ni putes ni soumises»

Sakineh, par son courage devient le symbole de la lutte contre la tyrannie la plus inacceptable.

 

27/08/2010 par Laurence Théault

C'est peut-être face aux pressions politiques internationales que les autorités de Téhéran ont réaffirmé ce samedi que le sort de cette mère de famille condamnée pour adultère et complicité de meurtre n'était toujours pas scellé. Aucune décision finale n'a été prise, précise le ministre de la Justice iranien, la peine est donc pour le moment suspendue.

Hier vendredi 27 août 2010, la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, a promis que l'Union Européenne exprimerait son rejet d'une pratique d'un autre temps, évoquant ainsi le châtiment par lapidation.

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