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    Moyen-Orient

    Prise d’otages sanglante dans une église de Bagdad

    media Un soldat américain dans le district de Bagdad. (Photo: Reuters)

    En Irak, le bilan de l'attaque d'une église s'est alourdi à 52 morts et 67 blessés. Dimanche 31 octobre 2010, des insurgés ont pénétré dans une église catholique au centre de Bagdad et pris en otage les deux prêtres et la cinquantaine de personnes qui assistaient à la messe. Cette attaque, perpétrée la veille de la Toussaint, est l'une des plus meurtrières commises contre les chrétiens en Irak. Elle a été revendiquée par un groupe de la mouvance d'al-Qaïda. Auparavant, les insurgés avaient tenté d'attaquer la Bourse de Bagdad en tuant deux gardes et en faisant exploser une voiture piégée.

    L'attaque a été lancée contre l'église Notre-Dame du Perpétuel secours, au centre de Badgad, lieu de culte de la communauté syriaque catholique. Les fidèles étaient en train d'assister à une messe, quand plusieurs hommes armés ont fait irruption, prenant deux prêtres et l'assistance en otage.

    Les assaillants auraient alors réclamé la libération de terroristes détenus en Irak et en Egypte. Selon des témoins, le groupe aurait d'abord visé la Bourse de Bagdad, tout près de là, tuant deux officiers de sécurité. Mais ne pouvant aller plus loin, ils se seraient rabattus sur l'église.

    La communauté chrétienne victime de violences répétées

    Un groupe de la mouvance d'Al-Qaïda, l'Etat islamique d'Irak (ISI), a revendiqué l'attaque et donné un ultimatum de 48 heures à l'Eglise copte d'Egypte pour libérer des musulmanes « emprisonnées dans des monastères » de ce pays, selon le centre américain de surveillance des sites islamistes (SITE).

    Par ailleurs, « cinq terroristes ont péri et huit suspects ont été arrêtés », selon le ministère de l'Intérieur. Selon lui, une centaine de fidèles se trouvaient dans cette église syriaque catholique au moment de l'attaque.

    Le mois dernier, les évêques d'Orient réunis en synode au Vatican s'étaient fait l'écho des violences répétées qui frappent la communauté chrétienne en Irak. Fin 2008, une campagne de meurtres avait ainsi fait 40 morts, entraînant le départ de plus de 12 000 chrétiens de la ville de Mossoul. Ils seraient encore près de 300 000 dans le pays, une population en diminution constante depuis 1980.

    « Repaire obscène de l'idôlatrie ». C'est en ces termes outranciers que les commanditaires de l'attentat ont qualifié la cible de leur attaque, une église syriaque catholique au coeur de Bagdad.

    La prise d'otage de Bagdad est venue confirmer que les minorités chrétiennes d'Orient demeurent des cibles privilégiées pour les intégristes musulmans. En Egypte, même si la violence n'atteint pas de telles proportions, les coptes, qui représent plus de 10% de la population, sont régulièrement victimes de discrimination.

    En Irak, les affrontements entre sunnites et chiites, les deux principales branches de l'islam, ont longtemps occulté les violences contre les chrétiens. C'est pourtant une réalité qui a poussé des milliers d'entre eux à prendre le chemin de l'exil. Avec cette attaque, l'Etat islamique d'Irak a en tout cas confirmé n'avoir rien perdu de ses capacités opérationnelles. Rappelant au passage que la sécurité était loin d'être rétablie dans un pays toujours privé de gouvernement, plus de sept mois après les élections législatives.

    RFI

     

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