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    Moyen-Orient

    Crise égyptienne : premiers effets sur l’économie

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    Les troubles politiques que traverse l’Egypte inquiètent les investisseurs étrangers. Nissan, Lukoil, Lafarge, France Télécom, plusieurs grandes entreprises commencent à réduire leurs activités sur place et évacuent leurs expatriés. Le tourisme, l'une des principales sources de revenus pour le pays, a lui aussi été fortement affecté depuis les troubles.

    L’inquiétude commence à gagner les grands groupes internationaux. Pour la première fois, depuis le début du mouvement de contestation en Egypte, le constructeur automobile japonais Nissan a annoncé qu’il suspendait son activité dans ce pays. Le groupe dispose, en effet, d’une petite unité de production dans le sud, à Gizeh. Le cimentier italien Italcementi, numéro un sur le marché égyptien arrête, lui aussi, la production de ses cinq usines dans le pays.

    Des mesures similaires ont été prises par des grandes entreprises russes dans le secteur des hydrocarbures. La compagnie pétrolière Lukoil et le producteur de gaz Novatek ont décidé de rapatrier sans plus attendre leurs employés se trouvant dans le pays.

    Le géant maritime et pétrolier danois A.P. Moeller-Maersk, premier transporteur mondial de conteneurs, a suspendu ses activités, alors qu’il emploie environ 7 000 personnes, notamment sur un terminal du canal de Suez à Port-Saïd.

    Les évacuations s’accélèrent

    Plusieurs entreprises françaises présentes en Egypte ont également pris un certain nombre de mesures. Chez Lafarge où la production de l’usine de ciment du Caire a été arrêtée lundi, une trentaine de salariés ainsi que leur famille sont déjà rentrés, ce qui représente une centaine de personnes. L’opérateur France Télécom a, lui aussi, décidé de faire partir certains de ses expatriés et leur famille.

    Le mouvement semble s’accélérer. Véolia Environnement qui assure la gestion des déchets à Alexandrie, vient également de prendre la décision de faire rentrer ses salariés expatriés et leur famille. En revanche, le Crédit Agricole qui emploie 1 900 personnes, a fait le choix de rapatrier uniquement les familles des salariés. Le groupe Accor qui possède 18 hôtels à travers le pays, a concentré tous ses salariés dans la capitale pour qu’ils puissent quitter le pays au plus vite.

    11% du PIB égyptien

    La crise en Egypte a également de nombreuses répercussions sur le tourisme, une des principales sources de revenus du pays. Ce secteur qui représente 11% du PIB égyptien, constitue un gisement d’emplois bienvenu dans un pays marqué par le chômage. Les images de blindés et d’affrontements qui tournent en boucle sur les télévisions, devraient inévitablement réduire les projets de voyage en Egypte des touristes européens.

    Depuis plusieurs jours, les annulations se multiplient. Plusieurs compagnies aériennes comme la Lufthansa et British Airways ont ouvert une ligne spéciale d’appels pour les vols retour en provenance d’Egypte. Plusieurs pays de la zone Asie-Pacifique, dont le Japon, l'Australie et la Chine, ont affrété des avions spéciaux pour évacuer leurs citoyens. La Corée et Taïwan ont annoncé ce 1er février 2011, le rapatriement de leurs ressortissants. Certains voyagistes européens ont même décidé de rapatrier leurs clients.

    En France, les opérateurs n’envisagent pas, pour le moment, de programme de rapatriement comme l’explique René-Marc Chikli, le président du CETO, l’association des voyagistes français : « Les voyagistes français ont décidé de suspendre jusqu’au jeudi 3 février, tous les départs à destination de l’Egypte. La plupart des touristes français encore présents dans le pays vont rentrer naturellement cette semaine. A l’heure actuelle, plus personne n’est au Caire. Seules 2 000 personnes sont encore dans les zones balnéaires en mer Rouge et sur les bords du Nil ».

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