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    Moyen-Orient

    Salam Fayyad, l’homme qui construit la Palestine

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    Le Premier ministre palestinien Salam Fayyad est en France où il a rendez-vous entre autre avec le président Nicolas Sarkozy, le Premier Ministre François Fillon et la chef de la diplomatie Michèle Alliot-Marie. La situation régionale – et les événements égyptiens – devraient être évoqués lors de ces entretiens, de même que la paralysie du processus de paix israélo-palestinien. Mais Salam Fayyad devrait aussi présenter les progrès de son plan qui consiste à poser les fondations de l’Etat palestinien.

    Les négociations de paix entre Israël et les Palestiniens sont paralysées depuis septembre 2010, bloquées par la question de la colonisation israélienne. Premier ministre palestinien depuis 2007, Salam Fayyad et ses soutiens internationaux poursuivent tout de même leur projet : construire les institutions et l’économie palestinienne. Objectif : avoir posé les bases d’un Etat au second semestre 2011.

    Les efforts de Salam Fayyad pour stimuler l’économie palestinienne, Nasser Abdel Hadi les voit de près. Ce chef d’entreprise est né à Naplouse, il a grandi aux Etats-Unis et il est revenu en Cisjordanie au début des années 1990 parce qu’il croyait à la paix. Aujourd’hui il dirige plusieurs hôtels et restaurants à Ramallah. « Le gouvernement a lancé beaucoup de programmes… explique-t-il derrière la caisse enregistreuse de son restaurant, comme la loi de soutien à l’investissement qui offre des abattements d’impôts pour les nouveaux buisiness. Pour moi, cela offre de nouvelles possibilités C’est bon pour les investissements locaux, nationaux ou internationaux… ».
     
    Et c’est vrai qu’il y a aujourd’hui un boom économique en Cisjordanie, tous les indicateurs chiffrés le montrent. Mais pour Nasser, la prospérité ne doit pas être un substitut a l’Etat palestinien qu’il souhaite voir naître un jour : « Chaque intifada, chaque soulèvement dans l’histoire palestinienne est arrivé alors que l’économie était en pleine forme, se souvient le chef d’entreprise… En 1987 et en 1999, l’économie se portait très bien… Donc l’économie ne remplace jamais la liberté. Cette économie florissante ne signifie pas que les gens sont soumis. Ce n’est pas parce que vous donnez de l’argent à quelqu’un qu’il renonce à se battre pour sa liberté… »
     
    Institutions et sécurité
     
    Le plan de Salam Fayyad repose sur cette croissance économique, qui profite également des efforts des donateurs internationaux. Il prévoit aussi de construire des institutions palestiniennes modernes : système bancaire, système douanier, système judiciaire ou encore police. C’est à Jéricho, en Cisjordanie que le capitaine Philippe Perez fait visiter la future école de police palestinienne. « Pour les nouvelles recrues mais aussi pour la formation permanente, explique le capitaine Philippe Perez, un policier français détaché par l’Union européenne pour la formation des policiers palestiniens. L’école est financée par de l’argent européen et canadien « et les policiers seront versés dans des unités comme la sécurité routière, la police judiciaire ou encore les forces de maintien de l’ordre » détaille le capitaine de police français.
     
    Une police palestinienne moderne certes, mais toujours sous occupation israélienne et cela a des conséquences : « Les munitions sont contingentées et il est difficile d’obtenir des Israéliens qu’ils fassent entrer certaines armes, reconnaît Philipe Perez. D’un côté cela arrange Israël que les Palestiniens prennent en charge leurs missions de police. De l’autre côté les Israéliens redoutent que les armes se retournent un jour contre eux ou contre les colons ».
     
    C’est le paradoxe du plan de Salam Fayyad : bâtir un Etat sous occupation. Au risque d’être accusé de « faire la police » pour les Israéliens en Cisjordanie, notamment en luttant contre le Hamas. Cela dit, même s’il appartient à une direction palestinienne qui a renoncé à la lutte armée, Salam Fayyad se bat à sa façon contre la colonisation. Pour cela, la campagne Karame a été lancée il y a 1 an. Elle vise à boycotter les produits fabriqués dans les colonies israéliennes de Cisjordanie. Des milliers de fascicules avec la liste de ces produits ont été distribués. Et selon Haytham Kayali, coordinateur de la campagne, on ne trouve plus aujourd’hui de produits des colonies en Cisjordanie. « Le simple fait de nous débarrasser des produits des colonies accentue la demande d’autres produits, principalement d’origine palestinienne, argumente Haytham Kayali et comme ça on double la consommation de produits palestiniens. Aujourd’hui 18% du panier de la ménagère palestinienne est composé de produits palestiniens, c’est un très faible pourcentage !  En le multipliant par deux, nous créérons 60 000 emplois. Ce qui dépasse largement le chiffre de 20 000 Palestiniens qui travaillent aujourd’hui dans les colonies ».
     
    Faire en sorte que les Palestiniens cessent de travailler dans les colonies israéliennes, c’est l’un de prochains objectifs de cette campagne. Pas facile à réaliser puisqu’il en va du salaire de ces travailleurs et de leurs familles.
     

     

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