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    Moyen-Orient

    Bahrein: une révolte pour des changements politiques et sociaux

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    Le petit royaume de Bahrein, dans la région du golfe Persique, bascule à son tour dans la contestation. Depuis lundi 14 février 2011, une partie de la population manifeste sa colère pour réclamer des changements politiques et sociaux. Dans la nuit de mercredi à jeudi 17 février, les forces de sécurité ont violemment dispersé des manifestants qui campaient dans le centre de Manama, la capitale. Bilan: au moins 4 morts.

    « Une véritable monarchie constitutionnelle avec un gouvernement élu par le peuple ». C’est ce qu’a réclamé mercredi 16 février 2011 Ali Salmane, chef de l’opposition chiite. Bahrein, 800 000 habitants essentiellement chiites alors que la famille régnante est sunnite, vit sous un régime de monarchie constitutionnelle depuis 2002 mais le Premier ministre est nommé par le roi. Le chef du gouvernement, Khalifa ben Salman al-Khalifa, est d’ailleurs l’oncle du roi Hamad ben Issa al-Khalifa et il est au pouvoir depuis l’indépendance de Bahrein en 1971.

    « La famille royale tient 50% des postes au sein du gouvernement. (…) Elle est aussi le symbole de la corruption », explique Marc Valéri, chercheur à l’université d’Exeter en Angleterre. L’opposition réclame d’ailleurs la démission du Premier ministre et une nouvelle Constitution afin que le gouvernement soit élu par le peuple.

    Le chef de l’opposition chiite Ali Salmane a toutefois assuré qu’il ne voulait ni la chute du régime ni l’instauration d’un régime à l’iranienne. Le mouvement qu’il dirige, Al-Wefaq, qui détient 18 des 40 sièges de l’Assemblée, a par ailleurs annoncé son boycott du Parlement. Même si l’opposition est bien représentée au Parlement, ce dernier n’a pas vraiment de rôle. « L’opposition veut un vrai régime parlementaire, analyse Marc Valéri, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui ».

    Des revendications socio-économiques

    Les tensions au Bahrein ne sont pas nouvelles. Des troubles confessionnels avaient déjà éclaté dans les années 1990 et plus récemment, l’année dernière. En août 2010, des centaines de chiites ont été emprisonnés. Leur libération aujourd’hui fait d’ailleurs partie des revendications des manifestants qui demandent également le respect des droits de l’homme souvent bafoués dans le royaume, selon les organisations non gouvernementales.

    Cette fois encore, les manifestants au Bahrein sont surtout des chiites. Ils constituent de 55 à 70% de la population, selon les estimations alors que le pouvoir est détenu par une dynastie sunnite. Les chiites se plaignent régulièrement d’être discriminés, en matière d’emploi, d’accès aux services sociaux ou au logement. Ils reprochent aux autorités de favoriser les sunnites venus de l’étranger, qui obtiendraient facilement la nationalité bahreïnienne et les avantages qui vont avec.

    Dans les dernières manifestations toutefois, le mécontentement ne semble pas se cantonner à la population chiite. « Ni sunnites, ni chiites, unité nationale », pouvait-on lire sur des pancartes brandies lors des rassemblements. La pauvreté et le chômage cristallisent la révolte. Même si Bahrein est un Etat pétrolier, ses ressources en or noir se tarissent et le royaume n’est pas aussi riche que ses voisins du Qatar, des Emirats ou d’Arabie Saoudite.

    Quant au taux de chômage, il est difficile à évaluer. Selon le site du ministère français des Affaires étrangères, il s’établissait en 2008 à 4% officiellement mais il est estimé en réalité à 15% de la population active.

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