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    Moyen-Orient

    Au Liban, la coalition du 14-Mars appelle au désarmement du Hezbollah

    media Grande manifestation des partisans du Premier ministre sortant Saad Hariri, qui appelle au désarmement du Hezbollah, place des Martyrs à Beyrouth, le 13 mars 2011. Reuters/Sharif Karim

    Au Liban, une grande foule a répondu à l’appel du Premier ministre sortant Saad Hariri pour commémorer l’anniversaire de la « révolution du cèdre », placée cette année sous le thème du désarmement du Hezbollah. Un slogan ambitieux mais difficile à concrétiser à la lumière du rapport de forces actuel.

    Pour la première fois depuis le retrait des troupes syriennes en 2005, la coalition pro-occidentale du 14-Mars a commémoré la « révolution du cèdre » en tant que mouvement d’opposition. Bien qu’affaibli sur les plans internes et externes, le 14-Mars a placé encore plus haut le plafond de ses revendications. Désormais, la coalition ne réclame plus seulement la vérité sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, mais carrément le désarmement du Hezbollah. Le parti chiite, lui, refuse catégoriquement de rendre les armes, affirmant que son arsenal sert à protéger le Liban contre les menaces israéliennes.

    Dès le petit matin, une foule nombreuse a commencé à converger vers la place des Martyrs dans le centre-ville de Beyrouth, à l'appel du Premier ministre sortant Saad Hariri et de ses alliés chrétiens. Ils étaient plusieurs dizaines de milliers de personnes selon les agences de presse internationales, soixante-dix mille, selon les services de sécurité libanais. La foule brandissait des drapeaux libanais et des grandes banderoles sur lesquelles on pouvait lire « Non à l'oppression », « Non aux assassinats », « Non au diktat des armes ». Sous un immense portrait du roi Abdallah d’Arabie saoudite déroulé sur la façade d’un immeuble, les orateurs ont lancé de virulentes attaques contre le Hezbollah. Saad Hariri a assuré qu’il ne baisserait pas les bras sous la pression des armes et qu’il défendrait jusqu’au bout la liberté et l’indépendance du Liban. « Seule l’Armée libanaise doit détenir des armes » et « seul l’Etat doit décider de la guerre ou de la paix », a-t-il lancé sous les applaudissements de la foule. « Un peuple dont l’Etat et la Constitution son placés sous la tutelle des armes ne peut pas jouir d’une vraie liberté», a-t-il ajouté. Ses alliés chrétiens Amine Gemayel et Samir Geagea ont abondé dans le même sens, dénonçant « les armes [du Hezbollah] qui servent à instaurer un Etat dans l’Etat ».

    Des slogans difficiles à concrétiser

    Ces six dernières années, le 14-Mars assurait une couverture et une légitimité politiques à l’arsenal du Hezbollah, officiellement qualifié de « mouvement de résistance » contre Israël par les gouvernements successifs. Mais les choses ont changé lorsque le Hezbollah et ses alliés ont fait tomber le cabinet de Saad Hariri et ont appuyé la candidature d’une autre personnalité sunnite, le député Najib Mikati, pour lui succéder. Depuis, le Premier ministre sortant mène une campagne virulente contre son ancien partenaire au sein du gouvernement d’union nationale, l’accusant d’avoir renversé son cabinet sous la « menace des armes ». Ce dont le parti de Hassan Nasrallah, son allié chrétien Michel Aoun et leur nouvel allié druze, Walid Joumblatt, se défendent. Selon eux, la chute de Saad Hariri et la désignation de Najib Mikati pour le remplacer sont le fruit d’un processus parfaitement constitutionnel.

    Quoi qu’il en soit, le 14-Mars n’a pas les moyens politiques ou autres de concrétiser son nouveau slogan qui consiste à désarmer le Hezbollah. Il ne dispose plus d’une majorité au Parlement depuis le ralliement de Walid Joumblatt au Hezbollah, et ne jouit plus d’un fort soutien régional depuis la chute de l’ancien raïs égyptien Hosni Moubarak. L’Arabie saoudite, quant à elle, continue à considérer Saad Hariri comme un de ses principaux alliés au Liban mais apporte également son soutien à Najib Mikati. Un appui qui s’est clairement exprimé, jeudi 10 mars, dans le communiqué du sommet du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

    Saad Hariri a partiellement gagné son pari. « Il a rassemblé une foule assez importante pour montrer qu’il restait un acteur essentiel sur la scène libanaise. Mais on est loin des marées humaines de centaines de milliers de personnes, mobilisées les années précédentes par le 14-Mars », fait observer Ghaleb Kandil, directeur du Centre d’études stratégiques arabes et internationales, basé à Beyrouth. Ce qui est normal car la manifestation de cette année se déroule sans l’appui de Walid Joumblatt, de la branche libanaise des Frères musulmans, de Najib Mikati et de l’un de ses alliés sunnites, le ministre sortant de l’Economie Mohammad Safadi, qui ont appelé leurs partisans à boycotter la manifestation. MM. Mikati et Safadi disposent d’une importante popularité à Tripoli, deuxième ville du Liban, à majorité sunnite.

    Dans tous les cas, les slogans soulevés ce dimanche creusent le fossé entre les deux camps politique au Liban. C’est d’autant plus grave que tout dialogue est rompu entre eux, pour la première fois depuis six ans.

     

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