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    Moyen-Orient

    L’armée égyptienne contestée sur la place Tahrir

    media Un manifestant exhibe une balle et une capsule de gaz lacrymogène utilisées par l'armée. REUTERS/Asmaa Waguih

    Lieu symbolique de la révolution égyptienne de la fin janvier, la place Tahrir du Caire a de nouveau été investie par des dizaines de milliers de manifestants vendredi 8 et samedi 9 avril 2011. Estimant que la purge de l’ancien régime ne va pas assez vite, ils s’en prennent désormais à l’armée et en particulier au maréchal Tantaoui, chef du conseil militaire suprême. Selon le ministère de la Santé, la manifestation a fait un mort et 71blessés, un bilan qui reste provisoire.

    Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti

    La place Tahrir est encore jonchée de pierres et de débris, des traces de la confrontation qui a eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi entre l’armée et les manifestants. A deux heures, avec l’entrée en vigueur du couvre-feu, l’armée a demandé aux centaines de manifestants qui avaient campé sur la place de partir. Ceux-ci ont affirmé qu’ils ne partiraient pas avant le jugement de l’ex-président Moubarak. L’armée a alors lancé une opération militaire en bonne et due forme.

    Des blindés ont dévalé sur la place en tirant en l’air à la mitrailleuse lourde, faisant reculer les manifestants. L’infanterie est ensuite intervenue pour déloger les manifestants du centre de la place et arracher les tentes. Une opération où il y a eu échange de coups de bâton, de crosses et jets de pierres. Samedi dans la journée, plusieurs milliers de personnes, plutôt nerveuses, sont revenues sur la place Tahrir. Une place désertée par la circulation, l’armée ayant barré toutes les rues y menant par du fil de fer barbelé.

    L'armée prise à partie, une première

    La lune de miel entre l’armée et la révolution semble terminée. Vendredi 8 avril, pour la première fois, des manifestants ont commencé à s’en prendre aux militaires. Le chef du conseil suprême de forces armées, le maréchal Tantaoui, a été personnellement pris à partie et accusé d’avoir été acheté par l’ancien régime.

    Les manifestants exigeaient que le président Moubarak, actuellement en résidence forcée à Charm el-Cheikh sur la mer Rouge, soit immédiatement jugé avec sa famille. « Si l’armée ne l’amène pas devant le peuple, nous marcherons par millions sur Charm el-Cheikh pour l’arrêter » a même menacé un cheikh islamiste.

    Des vidéos ont aussi circulé sur le site d’hébergement de vidéos YouTube dans lesquelles des personnes se présentant comme des anciens militaires appellent à une purge au sein de l’armée. Une contestation qui semble avoir sorti l’armée de la réserve qu’elle s’était imposée depuis le début de la révolution. C’est donc manu militari que la place Tahrir a été évacuée dans la nuit de vendredi à samedi.

    A.B.

     
     

     

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