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    Moyen-Orient

    En Iran, nouvel épisode de la guerre des chefs au sommet de l’Etat islamique

    media Heidar Moslehi ministre iranien du Renseignement, au centre de la guerre des chefs de l'Etat islamique, à Téhéran, le 31 août 2009. REUTERS/Morteza Nikoubazl

    D’abord présenté comme une démission, le limogeage du chef du renseignement iranien par le président met en lumière les tiraillements au sommet de l’Etat entre le guide suprême, Ali Khamenei et le président Mahmoud Ahmedinejad. L’homme qui s’est retrouvé bien malgré lui au centre de l’arène, le ministre du Renseignement Heidar Moslehi, vient de vivre une semaine mouvementée entre démission, limogeage et finalement, maintien dans sa fonction décidé in fine par le guide suprême.

    Les rivalités au plus haut niveau de l’Etat islamique ne sont pas récentes mais elles n’en sont pas moins vives. Ce dernier épisode qui a fait du patron du renseignement, Heidar Moslehi, successivement un démissionnaire, un malheureux limogé par Ahmadinejad puis enfin un ministre rétabli dans ses fonctions par le guide suprême illustre bien les rapports de force qui agitent en sourdine le pouvoir iranien. Celui-ci, constitué de courants aux équilibres incertains, connaît des soubresauts à la mesure de ses enjeux.

    Les tensions s’accentuent donc au plus haut sommet de l’Etat iranien comme le relève Azadeh Khian, chercheuse au CNRS : « Dans l’ensemble on peut dire effectivement qu’on est face à une tension très très importante aujourd’hui au sein du pouvoir. Cette tension traverse maintenant l’orientation conservatrice. On est dans un contexte où le guide tente de se débarrasser d’Ahmadinejad qui devient de plus en plus encombrant. Ahmadinejad résiste, tout en voulant sortir, en quelque sorte, du contrôle du guide, mais il veut rester au pouvoir, conclut la spécialiste. On peut aussi se demander si le guide a lâché complètement Ahmadinejad ? Je ne le pense pas car il n’a pas encore trouvé de remplaçant. Entretemps,  Ahmadinejad a pu aussi trouver des soutiens au sein des pasdarans ou au sein de cercles politiques pour lui-même. C’est la raison pour laquelle, il tient quand même tête au guide, autrement dit,  cela ne va pas être facile pour le guide de se débarrasser d’Ahmadinejad », estime Azadeh Khian

    Défaut de reconnaissance

    Ali Khamenei s’est pourtant affiché, lors des manifestations contestant l’élection d’Ahmadinejad en 2009, comme un soutien du président. Une prise de position qui a fait sortir le guide suprême du « velayat-e faqih » selon lequel le guide suprême est censé se placer au-dessus de la mêlée politique. Cependant, dans le cas du renvoi du chef du renseignement, Ahmedinejad a entamé un bras de fer et Khamenei ne pouvait pas décemment laisser ainsi bafouer son autorité. En rétablissant Heidar Moslehi dans ses fonctions, le guide suprême a ainsi manifesté sa volonté sans faille de garder la haute main sur les nominations aux postes clés de la République islamique. D’ailleurs, les nominations des ministres du Renseignement, de la Défense et des Affaires étrangères doivent traditionnellement recevoir le feu vert du guide suprême. Une prérogative qu’Ali Khamenei entend conserver jalousement. 

    La nomination de Heidar Moslehi comme ministre du Renseignement en 2009 avait à l’époque été critiquée ; des parlementaires lui reprochaient son manque d’expérience pour le poste. Dignitaire religieux de rang moyen, il avait pourtant donné des gages de dévouement en jouant un rôle clé dans la répression des manifestations anti-Ahmadinejad de 2009, rôle pour lequel le président ne lui voue guère de reconnaissance... Ce n’est pas le premier accroc pour Ahmadinejad avec des membres de son gouvernement dont le plus marquant a été, en décembre 2010, le renvoi du ministre des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, avec lequel il était en désaccord sur la façon de gérer la crise avec les Occidentaux autour du nucléaire iranien. M. Mottaki, lui, n’avait pas eu l’heur d’être repêché par le guide suprême. 

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