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    Moyen-Orient

    Yémen: être policier et soutenir la révolte

    media Un officier de l'armée yéménite se joint aux manifestants anti-gouvernement, à l’Université de Sanaa, le 23 avril 2011. Reuters/Ammar Awad

    En fin de semaine dernière, l’agence d’information américaine Associated Press révélait la confession d’un responsable de l’armée yéménite dénonçant l’arrestation de dizaines de soldats et responsables militaires qui avaient rejoint la révolution. Sous couvert d’anonymat, le gradé raconte que l’interpellation a eu lieu sur la base aérienne de al-Anad alors que plusieurs dizaines d’officiers demandaient la démission du chef de l’Etat Ali Abdallah Saleh. Par peur de représailles, beaucoup de militaires et policiers préfèrent donc se taire. Sous couvert d’anonymat, l’un d’entre eux à pourtant osé se livrer.

    Avec notre correspondante au Yémen, Charlotte Velut

    Le rendez-vous est pris dans son bureau, mais c’est au volant de sa voiture que Mohamed préfère se livrer. Par mesure de sécurité, son nom a été modifié et nous préciserons seulement qu’il est policier, sans mentionner son département. Après une dizaine d’années de service pour l’Etat, il vient de se joindre aux jeunes de la révolte.

    «J’aimerais un bel avenir pour mes enfants. Je voudrais que cesse le système de copinage, moi je n’ai pas d’ami haut placé. Il y a beaucoup de gens sans travail et le système d'éducation n’est pas compétent au Yémen », affirme le policier.

    Marié avec deux enfants, Mohamed dispose de 130 euros par mois, pour faire vivre sa famille, il ne peut pas se permettre de démissionner. Lui, est un manifestant de l’ombre. Son combat, il le livre en témoignant et non pas en se joignant aux manifestations : « Je suis sûr qu’il y a beaucoup de policiers comme moi, mais ils restent silencieux. Ils se livrent seulement entre amis, mais en présence d’inconnus ils se taisent. »

    Comme Mohamed certains policiers ont peur de perdre leur travail, d’autres se montrent reconnaissants envers les gestes du gouvernement. « Il y a 20 jours, le ministère de l’Intérieur a donné à chaque employé 5 000 Rials -l’équivalent de 15 euros - en plus du salaire et l’un des responsables nous a dit : c’est un cadeau de la part du président. Il ne nous a pas demandé d’aller encourager le président mais la distribution s’est déroulée un mercredi, juste avant des manifestations du vendredi. Pour moi, c’est un message assez clair. J’ai appelé des collègues de Taez, ils m’ont dit qu’eux ils n’ont rien reçu », raconte Mohamed.

    Conséquence ou coïncidence, dans cette ville, les supporters du chef de l’Etat sont quasiment absents. Ainsi Mohamed se veut optimiste. Pour lui, le changement n’est plus qu’une question de temps.

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