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    Moyen-Orient

    Facebook reconduit la révolte en Syrie

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    Les réseaux sociaux servent à nouveau d’outil fédérateur pour la contestation en Syrie. Les autorités de ce pays en proie à d’importantes manifestations n’ont cependant pas cherché à fermer la Toile, mais ils ont intimidé son cyber militant le plus revendicatif. Ce dernier a dû prendre la fuite, mais sur le réseau la lutte continue.

    La première date, dans la chronologie syrienne de la révolte, met en avant immanquablement les réseaux sociaux, de ceux qui ont enclenché les révoltes dans le monde arabe. Car, le 15 mars à Damas, c’est à l’appel d’une page Facebook intitulée rassemblement pour « une Syrie sans tyrannie, sans loi sur l’état d’urgence, ni tribunaux d’exception » que la première manifestation a eu lieu. Vendredi dernier, plus de 70 personnes ont été tuées par balles lors de la dispersion d’imposantes manifestations contre le régime par les forces de l’ordre. Des centaines de personnes ont aussi été blessées lors de défilés lancés via le réseau Facebook pour une journée du « Vendredi saint ».

    Un cyber militant au cœur de la contestation en Syrie
     
    Même si techniquement le régime syrien n’impose pas de censure à la Toile, elle fait la chasse aux contestataires sur les réseaux. Ainsi Malath Aumran un cybermilitant syrien, de son vrai nom Rami Nakhleh, a quitté secrètement le pays. Il avait eu vent d’un ordre d’arrestation à son encontre émis par les services de sécurité syriens en raison de son militantisme politique sur internet. Depuis le début du mouvement de contestation à la mi-mars, Rami Nakhleh était devenu le principal porte-drapeau sur la Toile, avec plus de 2 900 « amis » sur Facebook et 3 500 abonnés à son compte Twitter. Agé de 28 ans, il était régulièrement interviewé par les médias, internationaux et régionaux, sur la vague de manifestations qui secoue la Syrie. Les services secrets syriens ont d’ailleurs découvert sa véritable identité en reconnaissant sa voix lors de l’une des interviews qu’il a accordée à une télévision arabe début avril. « Ils ont tout de suite su que j’étais Rami Nakhleh et m’ont envoyé des menaces sur ma page Facebook », affirme-t-il.
     
    La page : Jeunes vers la révolution syrienne
     
    L’activité continue sur le réseau dans ces journées de répression en Syrie. La page Facebook : Jeunes vers la révolution syrienne envoient vers des vidéos postées sur Youtube relatant les événements de la journée, notamment à Deraa. Sur Twitter ce sont les ashtags (mots clés) #syria, #darra, #Jableh et #Madamya qui font l'actualité. Une autre page Facebook en anglais relaie, quant à elle, les actualités comme un fil de dépêches : The syrian days of rage. La page « officielle » appelant à la révolution compte 143 000 membres. En comparaison, au début de la révolution égyptienne, la page Facebook « We are all Khaled Said » (du nom du jeune homme torturé à mort le 6 juin 2010 par la police à Alexandrie) comptait à l'époque 18 000 personnes pour un pays de 80 millions d'habitants. La Syrie compte, elle, 22 millions d'habitants.
     
    Vidéo postée sur YouTube et légendée sur la page Facebook (les jeunes Syriens vers la révolution) : "à Darra ce matin".

     

    Chronologie et chiffres clés
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