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    Moyen-Orient

    Le Conseil de sécurité échoue à s'accorder sur la Syrie

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    Le Conseil de sécurité de l'ONU n'est pas parvenu, mercredi 27 avril 2011, à s'accorder sur une condamnation de la Syrie pour la répression violente contre les manifestants antigouvernementaux. Le texte a été rejeté par la Russie et le Liban. Le Conseil s'est tout de même saisi de la situation en Syrie au cours d'un débat public qui a permis de montrer les divisions sur une nouvelle intervention de l'ONU dans le monde arabe.

    Une déclaration, condamnant les violences du régime syrien contre les manifestations, proposée par la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et le Portugal, a été rejetée par plusieurs pays du Conseil de sécurité. Bien que l’ampleur de la répression fait écho à celle conduite par les forces du colonel Kadhafi en Libye – depuis le début du mouvement de contestation le 15 mars, entre 350 et 400 personnes ont été tuées, selon les Nations unies – la Russie a estimé que la situation en Syrie « ne constitue pas une menace pour la paix et la sécurité internationales ».

    Au contraire, l’ambassadeur adjoint de la Russie à l’ONU, Alexandre Pankine, a jugé que la « vraie menace pour la sécurité régionale pourrait venir d'une ingérence extérieure » au risque de provoquer une « guerre civile » en Syrie. Ces réserves sont partagées par la Chine et l’Inde.

    Le Liban, seul pays arabe à siéger au Conseil de sécurité, qui avait pourtant été le fer de lance de la résolution sur la Libye, a parlé d’une tout autre voix lorsqu’il s’est agi de son voisin syrien, se refusant à condamner les violences à l’encontre des manifestants. « La sécurité du Liban est liée à la sécurité de la Syrie. Ce qui se passe au Liban a un impact en Syrie et ce qui se passe en Syrie a un impact au Liban », a expliqué l’ambassadeur libanais Nawaf Salam devant le Conseil de sécurité.

    En privé, les diplomates libanais confient être paralysés par les craintes d’une réaction du Hezbollah libanais, soutenu par Damas, et le risque de voir les troubles en Syrie attiser les tensions religieuses et communautaires au Liban.

    « Les manifestants n’ont pas de char »

    Dans l’incapacité d’obtenir une déclaration commune, les Européens ont demandé un débat public du Conseil de sécurité, comme un pis-aller. « Il fallait envoyer un message public en urgence, explique Gérard Araud, l’ambassadeur de France. Les positions étaient trop éloignées pour permettre l’adoption rapide d’une déclaration commune ». La semaine dernière, un projet similaire de déclaration sur le Yémen avait également été rejeté. Ce nouveau refus marque les limites des possibilités d’intervention des Nations unies dans les mouvements de révoltes du « printemps arabe ».

    L’agacement de la Russie face aux opérations militaires militaire en Libye, dont Moscou juge qu’elles vont au-delà du mandat donné par l’ONU, l’incite à durcir sa position et à bloquer toute tentative d’ingérence au nom de la protection des civils. « La responsabilité de protéger et l’intervention humanitaire ne sont que des nouveaux moyens d’intervenir dans les affaires des autres pays », a tonné l’ambassadeur syrien Bashar Jaafari qui s’est félicité de « l’échec de certains membres du Conseil à s’immiscer dans les affaires de la Syrie ».

    Le diplomate a attribué les violences à des « groupes extrémistes dont l’objectif est de faire tomber le gouvernement syrien », s’attirant une réponse cinglante de l’ambassadeur allemand, Peter Wittig qui a rejeté la responsabilité des violences sur le régime syrien : « Les manifestants n’ont pas de char. Ils ne procèdent pas à des arrestations arbitraires. Ils n’empêchent pas les journalistes de travailler ».

    Les pays européens envisagent maintenant des sanctions financières et une interdiction de voyager contre les dirigeants syriens et leur entourage. Le Conseil des droits de l’homme tiendra également une réunion spéciale sur la situation en Syrie, vendredi, à Genève, à la demande des Etats-Unis.

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