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    Moyen-Orient

    Le frère de Bachar el-Assad sanctionné par l’UE, le président syrien en sursis

    media Les manifestations anti-gouvernementales se poursuivent en Syrie comme à l'étranger , à Londres, le 7 mai 2011 REUTERS/Andrew Winning

    Treize responsables syriens viennent d’être sanctionnés par l’Union européenne. Pour le moment, le président Bachar el-Assad ne figure pas sur la liste émise par l’UE au contraire de son frère cadet, Maher et de son cousin Rami Makhlouf qui y apparaissent en tête. Les mesures prises contre les 13 Syriens concernent le gel de leurs avoirs et l’interdiction d’accès aux pays de l’UE. Les sanctions votées le 9 mai, qui comprennent un embargo sur les armes, entrent en vigueur ce mardi 10 mai 2011. Elles suivent celles décidées par les Etats-Unis le 29 avril qui visaient déjà trois hauts responsables syriens.

     

    Même si le président Bachar el-Assad n’est pas sanctionné directement, le fait que son frère cadet, Maher, figure en tête de la liste vaut plus qu’un avertissement. En effet les deux hommes sont comme les « deux doigts d’une même main ». Agé de 43 ans, le colonel Maher el-Assad commande la très redoutée garde républicaine et il est considéré comme le « principal maître d’œuvre de la répression contre les manifestants ». C’est lui en effet qui est à la tête de la quatrième division mécanisée chargée de mater la ville de Deraa, berceau de la révolte syrienne.

    Un sens affirmé de la famille

    Il y a une certaine hésitation de la part de l'Union européenne parce qu'il n'y pas de politique étrangère commune sur le dossier syrien

    Hosni Abidi, politologue, directeur du Centre d'études et de recherche du monde arabe et méditerranéen de Genève 10/05/2011 Écouter

    Bruxelles frappe aussi un autre membre de la famille el-Assad, un cousin, Rami Makhlouf, qui possède la très lucrative compagnie de téléphone mobile Syriatel. Le cousin Rami, âgé de 41 ans, est aussi un heureux investisseur dans le secteur du pétrole et du BTP. Le Syriens ne se font aucune illusion sur sa puissance ; quand ils parlent de lui, ils l’appellent le « roi de Syrie », Bachar n’étant que président. Fils de l’ancien chef de la garde républicaine, il est à la tête d’un véritable empire financer qui engloberait 60% de l’économie syrienne. Reconnu comme un homme d’affaires hors pair, il a d’ailleurs été distingué comme tel pas plus tard qu’en début d’année par le magazine britannique World Finance qui voyait en lui l’incarnation des changements positifs survenus dans son pays…

    Toujours dans le cercle familial des el-Assad, le colonel Hafez Makhlouf, le frère du « roi », est le chef des forces de sécurité de la capitale et de l’antiterrorisme. C’est à ce titre d’homme fort des renseignements généraux syriens qu’il est lui aussi dans le collimateur de Bruxelles tout comme Ali Mamlouk qui dirige la Sécurité générale et Abdelfattah Qodssiya en charge du renseignement militaire.

    D’autres responsables sont aussi visés : Atef Najib, un « ancien responsable de la sécurité politique à Deraa », Amjad al-Abbas, « chef de la sécurité politique à Banias, impliqué dans la répression des manifestants à Baida » (centre), Rustum Ghazali, chef du service de renseignement militaire pour le gouvernorat de Damas (ex-homme fort au Liban du temps de la présence militaire syrienne dans ce pays, NDLR), et enfin, deux membres de la milice Shabiha, et du clan du président, Fawwaz al-Assad et Mundir al-Assad.

    Cette fois encore, les Européens, comme les Américains avant eux, n’ont pas inclus le président syrien dans leur liste. Selon des sources diplomatiques, Bachar el-Assad devrait cette clémence à des divergences entre les membres de l’Union européenne sur l’opportunité de le viser directement. Mais Bachar el-Assad aurait tort de se sentir hors d’atteinte. En effet, le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, n'a pas exclu ce mardi un renforcement des sanctions de l'Union européenne contre la Syrie. Les sanctions décidées (par l'UE) sont un premier pas. Si Damas continue la répression, nous augmenterons la pression et renforcerons les sanctions », a déclaré le chef de la diplomatie allemande, cité dans un communiqué. Depuis deux mois, entre 600 et 700 personnes ont été tuées et au moins 8 000 ont été interpellées, selon des organisations de défense des droits de l’homme.

    Je suis choquée par le fait que Bachar el-Assad ne soit pas parmi les personnes qui sont sanctionnées. C'est insuffisant de la part de l'Union européenne

    Véronique de Keyser,eurodéputée socialiste belge 10/05/2011 Écouter

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