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    Moyen-Orient

    Au Yémen, les confédérations tribales en guerre contre le président Saleh

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    Sanaa est le théâtre d'affrontements à l'arme lourde entre les forces gouvernementales et les membres de la puissante fédération tribale des Hached. Son chef, Sadiq Al-Ahmar, ancien allié du président Saleh, est passé à l'opposition. Il réclame le départ du président, les armes à la main. Ces affrontements entre gens du sérail occultent les revendications de l'opposition qui manifestent toujours pacifiquement.

    Sadiq Al-Ahmar déclare qu'il se battra contre Ali Abdallah Saleh jusqu'à la mort. Il est le chef d'une des principales fédérations tribales du pays, les Hached, et se pose désormais en adversaire principal du président Saleh qui s'accroche toujours au pouvoir.

    Même s'il demande, comme l'opposition civile présente dans les rues depuis janvier, le départ du président, ce n'est pas pour les mêmes raisons. La sanglante répression avec laquelle le président a répondu aux manifestations a entraîné des défections en cascade au sein-même de cette tribu, dont il fait partie.

    Je suis sûr à 100%, comme tout le peuple du Yémen, que si Saleh s'en va il n'y aura aucune division.
    Cheikh Al-Ahmar Chef de la tribu Hached. 10/10/2013 - par RFI Écouter

    Les alliés se retournent contre le président

    Les dirigeants des deux tribus les plus importantes, les Hached et les Bakil, ont lâché le régime après la journée la plus sanglante du mouvement de contestation, celle du 18 mars, durant laquelle des tireurs embusqués avaient tué des dizaines de manifestants à Sanaa, la capitale. En même temps, le président Saleh a perdu également le soutien d'un membre important de son entourage militaire, le général Ali Mohsen Al-Ahmar, qui a rejoint l'opposition.

    Selon Amal Basha, directrice de l'ONG Forum arabe des femmes pour les Droits humains (Sister's Arabic Forum for Human Rights), il ne s'agit pas d'un conflit tribal mais bien d'une opposition politique entre le chef des Hached et le président Saleh.

    Ce qui s'est produit est très préoccupant et personne ne veut que le président continue cette escalade de la violence contre le cheikh al-Ahmar.
    Amal Basha Directrice de l'ONG Forum arabe des femmes pour les Droits humains. 10/10/2013 - par Véronique Gaymard Écouter

    Une défense bien préparée

    Entre l'exil et la contre-attaque, Ali Abdallah Saleh a donc choisi la seconde option. Il assure sa défense en menant l'offensive avec sa garde républicaine et les services de la sécurité centrale qui lui sont restés fidèles et que la défection du général Ali Mohsen Al-Ahmar n'a pas suffi à neutraliser.

    Pour parvenir à régner 32 ans durant, du Yémen du Nord au Yémen réunifié depuis 1990, Ali Abdallah Saleh a pris soin de choisir les plus hauts gradés de son armée en faisant bien attention à leur appartenance tribale. La majorité des généraux appartient au clan de Saleh. La garde républicaine est dirigée par son fils et la sécurité centrale par son neveu. Il s'agit des deux organisations les plus entraînées et les mieux équipées au Yémen.

    Un adversaire de taille

    Dans le camp adverse, Cheikh Sadiq Al-Ahmar dispose de moyens très importants tant militaires que financiers. Il se dit capable de mobiliser des dizaines de milliers de combattants aguerris pour affronter les hommes d' Ali Abdallah Saleh. Comme en témoignent les intenses tirs d'obus de mortier qui ont résonné dans le quartier d'al-Hasaba, dans le nord de Sanaa, où se trouvent la résidence du chef tribal et des bâtiments publics, dont le ministère de l'Intérieur.

    Difficile de prévoir l'issue de ce nouveau rapport de forces qui survient au lendemain du refus du président Saleh de signer un accord sur une transition pacifique du pouvoir. Dans l’immédiat cette escalade de la violence repousse au second plan le mouvement des revendications des manifestants civils et pacifiques présents depuis janvier dernier sur la « place du Changement » à Sanaa.

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