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    Moyen-Orient

    Yémen : Saleh soigné en Arabie saoudite, le vice-président assure l'intérim

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    L'heure est grave pour Ali Abdallah Saleh. Chaque jour que le président du Yémen passe à l'hôpital militaire de Ryad marque un pas de plus vers la fin de son règne. Celui qui s'est accroché avec pugnacité au pouvoir pendant les cinq mois de la révolte populaire a dû quitter la capitale malgré lui, après avoir été plus grièvement blessé que ses médecins ne voulaient le faire croire.

    Saleh à peine parti à bord d'un avion médical saoudien avec une trentaine de proches, les jeunes contestataires ont déjà fêté la « chute du régime » à Sanaa. Ali Abdallah Saleh aura du mal à combler le vide qu'il laisse à la tête de l'Etat. Lui-même attend d'être opéré à Ryad. Son gouvernement et le Parlement sont décapités.

    Au moins six hauts responsables - et parmi eux le Premier ministre, deux vice-Premier ministres et le président du Parlement - se trouvent actuellement dans des hôpitaux saoudiens. Le risque de voir le pays plonger dans la guerre civile avec de nouveaux combats entre forces loyalistes et milices tribales reste fort. L'Arabie saoudite, le puissant voisin, redoute cette instabilité à sa frontière et tente de préparer la transition.

    Benjamin Wiacek est le rédacteur en chef de La Voix du Yémen, un site d’information en français sur l’actualité au Yémen. Il répond aux questions de RFI sur les derniers développements de la crise yéménite.

    RFI : Connaît-on réellement l’état de santé du président car les sources divergent fortement sur cette question ?

    Benjamin Wiacek : Effectivement, c’est un sujet qui fait polémique au Yémen, et il est difficile d’avoir des sources indépendantes afin de connaître avec certitude son état de santé. La télévision d’Etat affirme que l’état de santé du président est très bon, qu’il est en bonne santé, qu’il souffre de blessures superficielles, et confirme notamment qu’il est parti en Arabie saoudite pour se faire soigner.

    A l’inverse, des sources à la BBC affirment qu’il souffrait d’un éclat d’obus près du cœur, dans la poitrine, de brûlures au second degré sur le visage, ainsi que d'un autre éclat derrière la tête. Ce qui semblerait être un état beaucoup plus grave et qui pourrait expliquer que le président, au cœur d’une situation très critique ces jours-ci, ait été obligé de quitter le pays pour aller se faire soigner en Arabie saoudite.

    Le président du Yémen Ali Abdullah Saleh (G) et le vice-président Abd-Rabbu Mansour Hadi au palais présidentiel à Sanaa le 9 février 2011. REUTERS/Khaled Abdullah

    RFI : Concernant les scenarii à venir, le président yéménite va-t-il rentrer à Sanaa ou bien pourrait-il rester en exil de longue durée en Arabie saoudite ?

    Benjamin Wiacek : Le président est en effet parti, c’est le vice-président Abd-Rabbo Mansour Hadi qui assure l’intérim du pouvoir. La Constitution prévoit soixante jours pour l’intérim. Si le président Saleh ne revient pas d’ici soixante jours, une  nouvelle élection présidentielle sera organisée au Yémen.

    La grande question du jour est de savoir quels sont les membres de la famille du président Saleh qui l’ont suivi en Arabie saoudite. En effet, son fils qui tient les gardes républicains et trois de ses neveux qui tiennent respectivement la sécurité centrale, la sécurité d’Etat, ainsi que les forces spéciales, tiennent l’appareil militaire et sécuritaire du pays. Si ces membres de sa famille sont toujours présents au Yémen, il est possible que le régime tienne, et puisse tenir jusqu’à ce que le président revienne.

    En revanche, on peut espérer également de la part de l’Arabie saoudite, qui tentait de faire signer au président Saleh le plan de transition pour qu’il quitte le pouvoir, qu'elle le garde au Yémen afin de préparer une transition plus simple du pouvoir.

    Après les violents heurts des derniers jours, les habitants fuient Sanaa qui ressemble de plus en plus à une ville fantôme. Après l'annonce par l'Union européenne de préparatifs en vue d'évacuer ses citoyens du Yémen, l'Allemagne a fermé son ambassade hier samedi et l'ONG française Triangle Génération Humanitaire a annoncé le rapatriement de ses sept salariés français, une semaine après la disparition de leurs trois collègues, probablement enlevés. Selon Christophe Wilcke, responsable du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord au sein de l'ONG Human Rights Watch, l'évacuation des personnels humanitaires pose problème :

    « Le problème est que beaucoup d’organisations internationales quittent le pays. Evacuer tout le monde prendra du temps. Selon nos informations, des combats importants se déroulent dans plusieurs quartiers de Sanaa, en particulier autour du palais présidentiel là où habite le chef tribal qui combat le président Saleh depuis une dizaine de jours. Les habitants fuient la zone, chassés surtout par le bombardement du palais présidentiel de ce vendredi. La situation est particulièrement grave pour les centaines de milliers de refugiés maliens et éthiopiens qui vivent au Yémen, surtout dans la capitale. Ils ont d’urgence besoin d'une aide. »

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