Que s'est-il passé à Jisr el-Choughour, dans le nord de la Syrie? - Moyen-Orient - RFI

 

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Bachar el-Assad Syrie

Que s'est-il passé à Jisr el-Choughour, dans le nord de la Syrie?

media Yayladagi (Turquie), 9 juin 2011. Camp de réfugiés syriens. © Reuters/ Osman Orsal

Plus de 1 300 Syriens ont franchi la frontière à destination de la Turquie ces dernières 48h. Ils fuient le déploiement de l'armée dans le nord du pays à la suite d'incidents non encore élucidés qui ont eu lieu ce lundi 6 juin. Environ 120 policiers et membres des forces de sécurité auraient été tués dans la ville de Jisr el-Choughour.

D'une source à l'autre, les faits, les chiffres, les cirsconstances, ne correspondent pas. Rien n'indique comment sont morts en début de semaine 120 policiers.

Les autorités de Damas accusent des « groupes armés » d'avoir « commis des atrocités ». La télévision d'État parle d'embuscades des policiers et des forces de l'ordre, de l'attaque d'un bureau postal et de l'incendie de bâtiments, sans montrer d'images. Une version démentie par les militants des droits de l'homme qui défendent plutôt la thèse d'une mutinerie sévèrement réprimée, au sein du quartier général de la sécurité.

Les comités de coordination locale, qui alimentent quotidiennement les médias internationaux en informations, vidéo, témoignages et noms de personnes tuées, reconnaissent, de leur côté, qu'ils ne sont toujours pas en mesure de reconstituer les événements qui ont conduit à la mort des membres des forces de sécurité et de plus de 60 civils.

En tout cas, les violences ont poussé les habitants de Jisr el-Choughour de l'autre côté de la frontière. Ces dernières 48h, voyant les troupes de l'armée syrienne se regrouper dans la région, plus de 1 300 personnes ont fui en Turquie par crainte de réprésailles.

Les comités de coordination locale ont d'ores et déjà demandé l'ouverture d'une enquête internationale sur ce nouveau drame de la révolution syrienne.

Plusieurs rapports indiquent des défections dans l'armée. Le président Bachar el-Assad pourrait confier à son frère Maher, commandant de la Garde républicaine et de la 4e division blindée (unité d'élite), les opérations de maintien de l'ordre, selon les observateurs.

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