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    Moyen-Orient

    Ayman al-Zawahiri, réputé sans charisme, succède à ben Laden

    media

    Plus de 6 semaines après la mort de ben Laden, tué le 2 mai 2011 au Pakistan par un commando américain, la nébuleuse islamiste a choisi son nouveau chef. Sans surprise, l'ancien bras droit de ben Laden, Ayman al-Zawahiri, devient le patron d'al-Qaïda. L'annonce a été mise en ligne ce 16 juin 2011 sur plusieurs sites internet jihadistes, dont Ansar al-Moudjahidine qui diffuse habituellement les messages audio et vidéo du réseau terroriste.

    Cet Egyptien de 59 ans, pressenti pour succéder à ben Laden, avait déjà promis début juin 2011 qu'il poursuivrait le combat de son défunt leader. « Nous devons continuer sur la voie du Jihad pour chasser les étrangers de la terre des musulmans et purger cette terre de l'injustice... ben Laden continuera de hanter l'Amérique, Israël et leurs alliés croisés », a-t-il dit, promettant allégeance au chef des talibans, le mollah Omar, avant même d'être choisi comme numéro un de la nébuleuse terroriste.

    Dans son nouveau communiqué, al-Qaïda se félicite de la nomination de son nouveau leader et s'engage à poursuivre la « guerre sainte » contre les Etats-Unis et Israël.

    « Le cerveau » de ben Laden sans son charisme

    Compte-tenu de l'opacité de l'organigramme de l'organisation terroriste, bien connue pour son hyper-décentralisation, on ignore qui a désigné al-Zawahiri à la tête d'al-Qaïda, et comment.

    Seule certitude, la légitimité du successeur de ben Laden reste à prouver, d'autant que la plupart des chercheurs s'accordent à dire qu'al-Zawahiri manque de charisme.

    Selon Phil Mudd, un ancien de la CIA, al-Zawahiri n'était pas aussi respecté au sein d'al-Qaïda et n'avait pas le même prestige que son prédécesseur. Pourtant il a été décrit, à de multiples reprises, comme « le cerveau » de la nébuleuse et le plus proche collaborateur de ben Laden.

    Certains spécialistes affirment en revanche que tout est à faire et qu’al-Zawahiri pourrait monter une opération d'envergure, afin de prouver que l'organisation est toujours en activité.

    Il pourrait également essayer de tirer les bénéfices des révolutions arabes à son avantage et peut-être aussi créer une base plus solide au Yémen en accentuant l'instabilité dans ce pays.

    Pas plus tard que la semaine dernière, al-Zawahiri s'est en effet félicité des « révoltes dans les pays arabes contre les leaders tyranniques et corrompus », en appelant les initiateurs de ces révoltes « à tenir bon jusqu'à la chute de tous les régimes corrompus mis en place par l'Occident ».

    Une tête mise à prix à 25 millions de dollars

    Ayman al-Zawahiri est né dans une famille aisée de chercheurs et de médecins dans un quartier chic du Caire. Son grand-père était le grand imam de la mosquée al-Azhar, l'un des plus importants centres de l'islam sunnite dans le monde arabe. Son père était, comme lui, médecin et professeur à l'université du Caire. Son diplôme de médecine en poche, al-Zaouahri rejoint le Jihad islamique égyptien (JIE) en 1973, une organisation militante opposée au gouvernement laïc égyptien, dirigée par Hosni Moubarak.

    Selon différentes sources, le JIE aurait fusionné avec al-Qaïda en 1998, année des attentats contre les ambassades des Etats-Unis à Dar es-Salaam en Tanzanie et à Nairobi au Kenya, qui ont fait 224 morts.

    Ben Laden et al-Zawahiri se sont rencontrés au milieu des années 1980 à Peshawar. Ils ont combattu tous les deux aux côtés de la guérilla contre les Soviétiques en Afghanistan.

    En 1981, il faisait partie des 301 personnes arrêtées suite à l'assassinat du président Anouar el-Sadate. Il passera trois ans derrière les barreaux pour « port illégal d'armes ». Il sera également condamné à mort par contumace dans son pays pour de nombreux attentats, en particulier celui qui a tué 62 personnes, dont 58 touristes étrangers à Louxor en 1997.

    Comme ben Laden, al-Zaouahri a joué un rôle clé dans les attentats les plus sanglants de ces dernières décennies, y compris dans l'attentat le plus spectaculaire du réseau, celui du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.

    Depuis, al-Zawahiri figure sur la liste des terroristes les plus recherchés de la planète. Le FBI offre 25 millions de récompense pour toute information menant directement à l'arrestation ou à la condamnation de ce terroriste.

    Le nouveau leader d'al-Qaïda a été vu pour la dernière fois en octobre 2001 en Afghanistan, non loin de la frontière avec le Pakistan. Selon plusieurs spécialistes, il se trouverait toujours dans cette région frontalière du Pakistan et de l'Afghanistan.

    Si le chef d'al-Qaïda a changé, la mission de l'organisation demeure la même : poursuivre sur la voie de la « guerre sainte ».

    Le récent communiqué d'Interpol ne fait que confirmer qu'al-Qaïda et ses alliés sont considérés comme la première menace pour la sécurité mondiale, malgré la mort d'Oussama ben Laden.

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