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    Moyen-Orient

    Affaire Hariri : quatre mandats d'arrêt internationaux remis au Liban

    media Portrait de l'ancien Premier ministre libanais assassiné, Rafic Hariri. Reuters/ Jamal Saidi

    Le Tribunal spécial pour le Liban a remis le 30 juin l'acte d'accusation dans l'enquête sur l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri le 14 février 2005. Quatre mandats d'arrêt ont aussi été remis au procureur général de Beyrouth. Il s'agit de quatre membres du Hezbollah : Moustapha Badreddine, Salim Ayache, Assad Sabra et Hussein Anaissi.

    Les mandats d'arrêt émis par le tribunal de l'ONU ont été délivrés sous scellés. Voilà ce que précise jeudi une source judiciaire libanaise. Les noms ont d'abord étaient tenus secrets avant d'être finalement confirmés par le ministre libanais de l'Intérieur.

    Dès le jeudi soir, certains médias libanais comme la télévision LBC, une chaîne généraliste chrétienne, ont annoncé qu'au moins deux des quatre mandats d'arrêt ont été émis contre des membres du Hezbollah. Finalement ce sont quatre membres du Hezbollah concernés par le mandat.

    Il s'agit de Moustapha Badreddine, membre de la plus haute instance dirigeante du Hezbollah, le conseil consultatif, gendre du chef militaire historique du parti Imad Moghniyé qui a été assassiné à Damas en 2008. Moustapha Badreddine serait actuellement un des plus hauts dirigeants militaires du Hezbollah.

    Les trois autres accusés sont Salim Ayache, également un haut responsable du parti qui détient la nationalité américaine, Assad Sabra et Hussein Anaissi.

    Le parti chiite libanais s'est toujours défendu d'une implication dans la mort de l'ancien Premier ministre sunnite. Depuis les dernières élections, il est l'un des piliers de la coalition au gouvernement. L'implication de certains de ses membres rendrait la situation particulièrement tendue dans le pays.

    Le Premier ministre Najib Mikati a annoncé que son gouvernement agirait de manière responsable et réaliste. Le Liban a désormais 30 jours pour exécuter ses mandats d'arrêt. Sinon le Tribunal spécial pour le Liban convoquera lui-même les suspects devant le tribunal.

    Roger Nabaa, figure libanaise, craint que cet acte d'accusation reste lettre morte. Selon le philosophe, le réalisme voudrait de ne pas donner suite à l'acte d'accusation.

    Réalisme oblige, le gouvernement actuel ne peut donner suite à l'acte d'accusation. Sinon, il y a risque de guerre civile carrément.

    Roger Nabaa

    Philosophe libanais

    01/07/2011 Écouter

    Réactions au Liban

    Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

    Le Hezbollah qui est le principal concerné a gardé un silence total. Le parti, qui accuse ce tribunal d’être un instrument politique aux mains d’Israël et des Etats-Unis, doit réagir officiellement dans les prochaines heures. Mais il avait d’emblée annoncé qu’il refuserait toute décision émanant de cette instance. Ses alliés ont rejeté en bloc les conclusions de l’enquête. Le chef chrétien et allié du Hezbollah, Slimane Frangié, a affirmé que le but de l’accusation était de provoquer une guerre civile entre sunnites et chiites pour servir les intérêts d’Israël.

    Saad Hariri et ses alliés ont en revanche exprimé leur grande satisfaction. L’ancien Premier ministre et chef de l’opposition a qualifié l’initiative du tribunal de moment historique : « L’ère des meurtriers est finie et le temps de la justice est proche », a-t-il dit dans un communiqué.

    Samir Geagea et Amine Gemayel, ses alliés et chrétiens,  ont appelé le gouvernement à respecter ses engagements envers le Tribunal spécial, c’est-à-dire qu’ils doivent exécuter les mandats d’arrêt délivrés par le procureur international et amener devant la justice les accusés. Antoine Andraos, ancien député et numéro deux du parti de Saad Hariri, n’a pas exclu le recours à la rue pour faire respecter les décisions du tribunal.

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