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    Moyen-Orient

    Le Liban et Israël se disputent le gaz de Méditerranée orientale

    media Le Liban et Israël ne sont pas d'accord sur la délimitation de leurs gisements de gaz off-shore en Méditerranée orientale. Wiki Commons

    Le ton monte entre le Liban et Israël au sujet de l’exploitation de ressources gazières en Méditerranée. Beyrouth accuse Tel-Aviv d’avoir empiété sur sa souveraineté maritime dans un accord ratifié avec Chypre. Ce nouveau litige s’ajoute à celui des fermes de Chebaa occupées par Israël et revendiquées par le Liban. Cette fois, les enjeux économiques sont énormes car les découvertes de gaz sont gigantesques.

    De notre correspondant à Beyrouth, 

    L’annonce de la découverte d’importants gisements de gaz et de pétrole, à l’Est de la Méditerranée, il y a un peu plus d’un an, avait ravivé l’inquiétude de voir une recrudescence de la tension entre le Liban et Israël. Aujourd’hui, ces craintes sont parfaitement justifiées. Depuis l’annonce par l’Etat hébreu de la conclusion d’un accord sur le tracé des frontières maritimes avec Chypre, début juillet, les déclarations belliqueuses fusent de part et d’autre. Beyrouth estime que ce tracé pénètre sur une distance de 19 kilomètres dans sa Zone économique exclusive (ZEE). Il a donc été décidé d’accélérer les procédures pour ne pas laisser le champ libre à l’Etat hébreu, avec lequel le Liban est techniquement en guerre depuis 1948.

    Le président du Parlement, Nabih Berri, a assuré, mercredi 20 juillet 2011, que le Liban est fermement déterminé à défendre tous ses droits. « Il faut faire face aux tentatives israéliennes de violer nos eaux territoriales ou de mettre la main sur le pétrole et le gaz libanais, a dit ce leader chiite, allié du Hezbollah. Le Liban effectuera les démarches nécessaires et accélèrera la promulgation de la loi du tracé des frontières maritimes. Un projet de loi est en voie d’élaboration pour être examiné lors d’une séance législative, le 3 août prochain », a-t-il dit.

    Beyrouth a également décidé de déposer un recours auprès des Nations unies contre le tracé israélo-chypriote. Le vice-Premier ministre israélien et ministre des Affaires stratégiques, Moshé Yaalon, a accusé l’Iran et le Hezbollah de se tenir derrière cette démarche. « Ces deux parties, a-t-il dit début juillet, tentent de créer intentionnellement un foyer de tension avec Israël. Nous avons signé un accord avec Chypre de même niveau que l'accord signé entre ce pays et le Liban. Et lorsque nous avons annoncé les prospections gazières, les Iraniens et le Hezbollah ont décidé que c’était un bon sujet de confrontation avec nous. Ils ont décidé la délimitation d'une nouvelle ligne, au sud de la ligne convenue entre le Liban et Chypre, qui pénètre en fait dans notre domaine maritime. Cela a été exécuté intentionnellement pour créer un point de confrontation, comme les fermes de Chebaa ».

    Même discours du côté du ministre israélien des Affaires étrangères. « Le Liban, sous la pression du Hezbollah, est à la recherche de frictions, mais nous n’allons pas renoncer à tout ce qui nous revient », a déclaré Avigdor Lieberman.

    Des réserves importantes

    En 2010, Noble Energy, une compagnie basée aux Etats-Unis, avait annoncé la découverte d’un potentiel de 453 milliards de m3 de gaz au « large d'Israël ». Ce pays dispose déjà du gisement de Tamar, dont les réserves sont estimées à 238 milliards de m3 de gaz.

    De son côté, dès 2001, le Liban avait fait réaliser un balayage sismique de ses fonds marins. Deux compagnies étrangères, Spectrum et Petroleum Geo-Services (PGS), avaient alors procédé à des prélèvements, respectivement en 2002 et 2006. Ces études sismiques et géologiques avaient révélé la présence possible de gaz et de pétrole.

    Un rapport de l’USGS (US Geological Survey) estime le potentiel au large des eaux libanaises à près de 608 millions de barils de pétrole, 44 560 milliards de pieds cubiques de gaz (plus de mille milliards de m3) et 1 107 millions de barils de gaz naturel liquide.

    Ces quantités avérées ou estimées permettraient au Liban d’éponger son énorme dette publique de 65 milliards de dollars (150% du PIB) et de s’assurer une indépendance énergétique pour les décennies à venir. A condition, évidemment, que le litige avec Israël soit réglé.

    Le représentant du Liban à l’ONU, Nawaf Salam, a souligné que le Liban avait remis, en 2010, les informations qu'il possède au sujet de l’étendue de sa superficie maritime, en y joignant les cartes nécessaires. Il a ajouté que Beyrouth a également remis aux Nations unies des documents dans lesquels il s’oppose à l’accord de démarcation conclu entre Israël et Chypre en 2011. « Les Nations unies ont la responsabilité d’empêcher toute violation des eaux territoriales libanaises », a affirmé l’ambassadeur libanais, le 21 juillet.

    L’Onu se désengage

    Au lieu d’intervenir rapidement pour empêcher l’émergence d’un nouveau conflit entre les deux pays, l’ONU semble opter pour le désengagement. Michael Williams, le représentant spécial de Ban Ki-moon au Liban, a indiqué toujours le 21 juillet, que les Nations unies ne pouvaient pas aider le Liban et Israël sur la question de la délimitation maritime pour des avantages économiques. « Il est difficile pour l’ONU de trouver un moyen pour avancer sur cette question, a déclaré Michael Williams lors d’une conférence de presse à New York. Il faut être conscient que les différends maritimes sont bien plus difficiles à régler que les frontières terrestres ».

    Le représentant spécial de Ban Ki-moon au Liban a noté, au passage, qu’Israël est « bien avancé » dans ces projets d’exploration et a six à sept ans d’avance sur le Liban. Le diplomate a également fait observer que les ressources maritimes entre Israël et le Liban sont « devenues un problème, bien que chaque partie ait tendance à amplifier les choses ».

    Le Liban et Israël ont clairement décrit le domaine qu’ils considèrent comme étant leurs ZEE (Zone économique exclusive) et ont déposé leurs documents à l’ONU. Mais ce qui « complique les choses, c’est que le Liban est membre de la Convention des Nations unies sur le droit dela mer et qu’Israël ne l’est pas », a ajouté le représentant à Beyrouth du secrétaire général de l’ONU.

    Le Hezbollah menace

    Le Hezbollah, qui avait très peu communiqué sur la question, s’est exprimé dimanche 17 juillet 2011. Mohammad Raad, le chef du bloc parlementaire du parti, a assuré que le Liban allait « récupérer la souveraineté intégrale de ses eaux ». « L’ennemi israélien ne peut forer un seul mètre dans les eaux à la recherche de pétrole et de gaz si la zone fait l’objet d’un litige, a ajouté Mohammad Raad sur un ton menaçant. Vu que cette zone est contestée, il (Israël) doit résoudre le litige, car aucune compagnie ne pourra mener des prospections dans des eaux dont la souveraineté est contestée ».

    Le Hezbollah a-t-il les moyens de mettre ses menaces à exécution? Probablement. Surtout si l’on se souvient que le 26 mai 2010, Hassan Nasrallah avait annoncé que « la résistance dispose de missiles sol-mer capables d’imposer un blocus maritime à Israël en cas de nouvelle guerre ». « Nous détruirons tous les navires civils, militaires et commerciaux qui s’approcheraient de la Palestine », avait-il dit.

    Lors de la guerre de 2006, le Hezbollah avait tiré des missiles C-802 de fabrication chinoise. Une frégate israélienne qui croisait au large de Beyrouth avait été touchée. Quatre membres d’équipage avaient été tués ou portés disparus.

    Ce nouveau litige entre le Liban et Israël est d’autant plus grave qu’il porte sur des enjeux économiques, énergétiques et stratégiques colossaux. 

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