SYRIE/UNION EUROPÉENNE - 
Article publié le : lundi 08 août 2011 - Dernière modification le : lundi 08 août 2011

L’UE étudie de nouvelles sanctions contre la Syrie

Violente répression à Hama en Syrie, le 5 août 2011.
Violente répression à Hama en Syrie, le 5 août 2011.
REUTERS/Social media website via Reuters TV

Par RFI

La répression continue en Syrie, notamment à Deir Ezzor. La ville située dans le nord-est, est prise d'assaut par l'armée. Huit personnes auraient été tuées ce lundi 8 août 2011, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme. Le président Bachar el-Assad a par ailleurs nommé un nouveau ministre de la Défense, le général Daoud Rajha, alors que certains pays du monde arabe lui tournent le dos : Bahrein, le Koweit et l'Arabie Saoudite ont rappelé leur ambassadeur à Damas. Et l'imam de la mosquée sunnite Al-Azhar du Caire a appellé, lui aussi, à mettre fin à « l'effusion de sang ». L’Union européenne, de son côté, envisage des sanctions supplémentaires contre Damas. 

Avec notre bureau de Bruxelles,

Le service diplomatique européen prépare une liste de nouvelles options pour sanctionner le régime syrien. L’Union européenne veut ainsi étudier les possibilités pour aller au-delà des sanctions actuellement en vigueur.

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L’Allemagne propose ainsi des mesures de rétorsion économique. Elles pourraient inclure un embargo sur les hydrocarbures. Près de 90% du pétrole syrien est exporté vers l’Europe, une option qui mérite d’être considérée, selon le Royaume-Uni.

D’autres Etats membres préfèrent, en revanche, l’idée d’un embargo sur les biens à double usage. C'est-à-dire des biens qui pourraient être détournés à des fins de répression.

Toutefois, les Vingt-Sept ne sont qu’au stade des discussions. Le rapport de la diplomatie européenne doit être remis d’ici le mois de septembre, mais aucun pays ne s’est pour l’instant ouvertement prononcé contre de nouvelles sanctions.

L’Union applique actuellement un gel des avoirs et une interdiction de visa à l’encontre de 38 personnalités et sociétés proches des autorités syriennes. Un embargo sur les armes est également en vigueur.

Sur le plan diplomatique, l’Union européenne ne compte pas, en revanche, rappeler son représentant en Syrie, il reste sur place afin de surveiller la situation.

tags: Syrie - Union Européenne
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