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    Moyen-Orient

    L’UE adopte un nouveau train de sanctions contre le régime syrien

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    Les nouvelles sanctions, adoptées par les Vingt-Sept à l'encontre de Damas sont parues ce mercredi matin 24 août 2011 au Journal officiel de l’Union européenne. Le régime syrien est accusé de réprimer dans le sang ses contestataires : 2 200 morts en cinq mois, selon l’ONU. Qui est visé par ce nouveau train de mesures et quelles en sont la portée ?

    Quinze nouvelles personnes liées à la répression en Syrie vont être privées de visa pour voyager dans l’Union européenne et leurs avoirs seront gelés dans les pays européens.

    Parmi les personnalités concernées, on trouve notamment l’ancien ministre de la Défense Hassan al-Turkmani, le chef d’Etat adjoint de l’armée, le lieutenant-général Munir Adanov, l'homme d'affaires Samir Hassan et plusieurs généraux (Rafiq Shahadah, Jami Jami, Nawful al-Husayn, Mohammed Zamrini et Ghassan Khalil). Tous sont impliqué directement dans la répression du mouvement de contestation, selon l'Union européenne.

    Les Vingt-Sept ont également décidé de bloquer les fonds de cinq nouvelles entités -dont la Direction des renseignements généraux et des renseignements militaires- qui soutiennent économiquement ou administrativement le régime de Bachar el-Assad. Bruxelles cible également les forces spéciales du Corps des gardiens de la révolution iranienne qui participent, encore d'après l'UE, à la fourniture de matériel et de soutien au régime syrien pour l'aider à réprimer la contestation.

    Au total, ce sont donc 50 figures clés du régime qui sont frappées de sanctions européennes, dont le président syrien.

    En mai dernier, la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, avait également annoncé un embargo sur les armes et une suspension de l’aide au développement.

    Les Européens travaillent également à un éventuel embargo sur les produits pétroliers importés du pays. La décision finale n'a pas encore été prise. Le texte ne contient en revanche aucune menace d'intervention militaire étrangère.

    Des voix s’élèvent à Bruxelles pour dénoncer la lenteur des Européens qui n’ont toujours pas décrété un embargo sur les importations de pétrole syrien, une mesure qui serait dit-on « redoutable pour le régime qui exporte 95% de son or noir vers l’Europe ».

    Des sanctions à faible portée

    Cependant, le pétrole n'est pas l'élément central de l'économie syrienne qui s'appuie davantage sur ses productions de coton et de blé. L'embargo n'aura donc pas l'effet escompté, pas plus que celui sur les armes, décrété par les Européens en avril dernier. Contrairement aux Vingt-Sept, les Russes poursuivent leurs livraisons d'armes à la Syrie.

    Si l'on regarde le gel des avoirs des 50 personnalités, il ne devrait guère affecter les riches syriens qui préfèrent placer leurs liquidités en Suisse ou à Dubaï (Emirats arabes unis), pays qui n'appliquent pas de sanctions.

    Enfin, beaucoup de proches du régime de Bachar el-Assad choisissent de voyager dans les pays voisins de la Syrie plutôt que dans les pays européens.

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