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    Moyen-Orient

    Mobilisation massive en Israël pour réclamer la «justice sociale»

    media les Israéliens manifestent contre les injustices sociales et la vie chère, le 3 septembre 2011 à Tel-Aviv. REUTERS/Nir Elias

    En Israël, les organisateurs des manifestations contre les injustices sociales et la vie chère voulaient marquer le coup ce samedi 3 septembre 2011. Ils ont appelé à une mobilisation massive dans les grandes villes du pays. Leur objectif : un million de manifestants. Les chaînes de télévision en Israël comptent 400 000 participants à Tel-Aviv.

    Avec notre correspondant à Tel-Aviv, Nicolas Falez

    Les Israéliens que l’on rencontre ce soir dans, la foule sont très différents les uns des autres. Il y a ceux qui portent des pancartes demandant la démission du Premier ministre Netanyahou et d’autres moins nombreux qui soutiennent toujours l’actuel chef du gouvernement.

    Des manifestants de gauche et de droite, des retraités et des jeunes parents qui sont venus avec leurs enfants dans les poussettes. Mais tous se ressemblent lorsqu il s’agit d’évoquer les raisons de leurs présences : logement inabordable, dépenses d’éducation et de santé qui flambent et des salaires qui correspondent pas.

    «J’ai un travail,  confiait un manifestant, mais je dois calculer chaque dépense comme quand j’étais étudiant 

    Plusieurs orateurs mais aussi des chanteurs se succèdent sur la scène dressée sur Kikar Hamedina, une immense place de Tel-Aviv. Entre chaque intervention, un slogan résonne dans la nuit, c’est celui que l’on entend depuis six semaines en Israël « Aham doresh Tzedek Hevratit » : le peuple exige la justice sociale.

    Je suis venu parce que j'ai eu un peu peur qu'il n'y ait personne...Le gouvernement doit repenser à comment ils partagent l'argent, comment ils partagent les ressources que nous payons par nos impôts.

    Isaac, manifestant israélien rencontré à Tel-Aviv 04/09/2011 Écouter

    Les Arabes israéliens solidaires
    Sur la place centrale de Tel-Aviv, le 3 septembre 2011. Mouhssine Ennaimi/RFI

    Parmi les 400 000 personnes qui ont envahi la place centrale de Tel-Aviv, on retrouve plusieurs milliers d'Arabes israéliens.

    Avec notre envoyé spécial à Tel-Aviv, Mouhssine Ennaimi

    Ils sont une poignée d'Arabes israéliens parmi la déferlante de manifestants juifs. Au milieu des poussettes et des vélos, derrière les tambours et les vuvuzelas, entre les drapeaux israéliens et les banderoles anti-Netanyahou, un groupe d'amis arbore une pancarte en arabe et en hébreu où il est sobrement écrit «justice sociale!».

    Zach, 59 ans, professeur à l'université de Tel-Aviv brandit un panneau rouge vif avec des caractères dans les deux langues également. «Il y a près de 20% d'Arabes en Israël, je trouve normal qu'ils soient parmi nous ce soir. Chaque année, notre gouvernement déverse des millions de dollars pour occuper la Cisjordanie et construire des logements pour les colons. Cette stratégie militaire se fait inévitablement au dépend de la justice sociale et de la solidarité en Israël», hurle le professeur juif pour couvrir le son des haut-parleurs de la scène musicale dressée pour l'occasion place de l'Etat. Ce samedi, l'endroit est noir de monde. Toutes générations et toutes confessions confondues.

    A quelques mètres de là, plusieurs jeunes trentenaires venus du quartier arabe de Jaffa (banlieue de Tel-Aviv) brandissent des pancartes dans une ambiance de kermesse. «Nous, les Arabes, nous sommes rationnés en eau, en électricité et nous vivons chaque jour la discrimination. Nous savons ce que c'est que l'injustice sociale!» dit Ahmed, 32 ans, ingénieur en hydrométrie. Ahmed et ses amis confient qu'ils n'ont rejoint le mouvement social qui traverse Israël depuis deux mois qu'après plusieurs semaines seulement. Au début, aucun d'entre eux ne se sentaient vraiment impliqués par ces manifestations destinés selon eux à «améliorer les conditions de vie des Israéliens tandis que les Palestiniens vivent eux comme des citoyens de seconde zone». Les discussions avec les manifestants de la première heure les ont convaincu qu'ils avaient eux aussi leur place et leur mot à dire et qu'ils devaient rejoindre cette vague de protestation historique. La plus importante depuis les manifestations pour la Paix après la mort de Itzhak Rabin en 1995.

    Bien qu'avocate, Orit, 30 ans, peine à trouver un logement à Tel-Aviv. Elle n'espère plus rien de ce gouvernement dont la politique néo-libérale assèche même les classes moyennes. Elles et ses amis arabes sont venus demander la démission du Premier ministre. «Nous nous inspirons de nos voisins égyptiens, qui ont renversé leur gouvernement et nous sommes venus dire à Bibi (Benjamin Nethanyahou) qu'il doit dégager!». Un discours qui plait à Houda, les cheveux coiffée d'un voile, venue elle aussi grossir les rangs de la manifestation avec son enfant de 11 ans, pour que «les générations d'après vivent dans des conditions meilleures que la sienne».

    Devant la scène musicale, Noam, 36 ans, journaliste au chômage se plaint lui aussi de la situation économique et politique du gouvernement actuel. «Nous sommes endoctrinés à longueur de journée par nos dirigeants. Ils nous expliquent que la menace arabe est omniprésente, ce qui justifie la politique militaire et les coupes budgétaires dans les secteurs de l'éducation et du social. C'est cette société que nous rejetons aujourd'hui!».
    Le cortège du parti socialiste ODA est composé de juifs et d'Arabes. Devancée par une énorme banderole, Asma Agbarieh est fière d'annoncer que plus de 200 Arabes israéliens ont répondus à l'appel de son parti. «Ce que vivent les juifs n'est rien comparé à ce que nous vivons depuis des décennies. Mais aujourd'hui nous pensons que l'heure est venue d'entamer une nouvelle ère. Une ère où les juifs et les Arabes peuvent cohabiter parce que nous partageons le même désir de vivre dans une société prospère et juste» dit la jeune militante, son mégaphone à la main, un sifflet dans l'autre.
     

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