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    Moyen-Orient

    Pirates et commanditaires du 11-Septembre : que sont-ils devenus?

    media Une caméra de vidéo-surveillance montre Mohammed Atta et Abdulaziz Alomari passant la zone de sécurité de l'aéroport de Portland, le 11 septembre 2001. U.S. Navy/Getty Images

    Trois personnages ont joué un rôle-clé dans les attaques terroristes du 11-Septembre. Un exécutant, un coupable idéal, et un cerveau. Les détails de l'opération ont été strictement compartimentés, et seuls Ben Laden, Mohammed Atef, Khaled Cheikh Mohammed, ainsi que certains membres des futurs commandos étaient au courant des objectifs précis, du calendrier, de l'identité des exécutants et du mode opératoire des attaques.

    Le groupe des dix-neufs kamikazes, coordonné par Mohammed Atta (en haut à droite). REUTERS/U.S. Department of Justice/Handout/Files
    Le mystère reste entier sur le 20e manquant. REUTERS/U.S. Department of Justice/Handout/Files

    Mohammed Atta, le kamikaze. Selon le rapport de la Commission d’enquête sur les attaques terroristes du 11-Septembre, dix-neuf terroristes ont pris les commandes pour détourner les quatre avions, cinq dans chaque avion, quatre dans celui qui visait le Capitole, mais qui s’est écrasé en Pennsylvanie. Parmi les kamikazes, un Egyptien de 33 ans était le coordinateur des attaques contre le World Trade Center.

    Né au Caire en 1968, Mohammed Atta possède un passeport saoudien. Mais c’est en tant que ressortissant des Emirats arabes unis qu’il s’installe en Allemagne, en 1993.
    Elève studieux, discret et brillant, il rédige une thèse sur les aspects du conflit de la civilisation arabe face à la modernité, notamment l'impact des tours sur le développement de la ville.

    C’est à Hambourg qu’il se tourne vers le radicalisme islamique. Il y fait la connaissance de Khaled Cheikh Mohammed, un proche de Ben Laden et de Mohammed Atef, le chef militaire d’al-Qaïda et superviseur des attentats, tué dans un bombardement américain à Kaboul, en novembre 2001. Sous la surveillance étroite de la CIA et des services secrets allemands, Atta et d’autres de ses compagnons se rendent dans un camp d’entraînement d’al-Qaïda, près de Kandahar.

    A son retour en Allemagne, en mars 2000, le futur terroriste contacte plusieurs dizaines d’écoles de vol aux Etats-Unis pour se renseigner sur des cours de pilotage. Entré sur le sol américain en juin 2000, il suit deux sessions de formation aux Etats-Unis dans un petit aérodrome de Miami.
    Le mardi 11 septembre 2001, l’AA 11 qu’il pilote percute la première tour jumelle.

     
    Zacarias Moussaoui, le coupable idéal. Il fallait bien en faire payer un pour les dix-neuf autres. Ce sera Zacarias Moussaoui. Le Français purge actuellement sa peine perpétuelle dans une prison de haute sécurité dans le Colorado.

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    Zacarias Moussaoui, condamné à la prison à vie en mai 2006. courtesy of the Sherburne County Sheriffs Office/Getty Images

     
    Né au Pays basque de parents marocains, le petit Moussaoui survit tant bien que mal aux crises familiales. Il passe d’orphelinats en foyers, mais poursuit sa scolarité sans trop d’accrocs. Etudiant, il rompt les liens avec sa mère et ses frères. En quête d’identité, il quitte finalement la France pour Londres où il poursuit sa formation et obtient une maîtrise en commerce international. Mais son rêve de devenir homme d’affaires ne se concrétise pas et l’homme nourrit rancœur et amertume.

    C’est à ce moment que Moussaoui aurait reçu son endoctrinement du cheikh Omar Abu Omar, qui prêchait dans les années 1990 à la mosquée de Baker Street de Londres. Les réseaux islamistes n’ont plus qu’à le cueillir pour  l’envoyer en Afghanistan. Il a 27 ans.

    Zaccarias Moussaoui pénètre sans difficulté sur le sol des Etats-Unis en février 2001. Il s’inscrit dans une école de pilotage mais ne décroche pas le brevet. Il tente à nouveau sa chance dans une école du Minnesota. Trois semaines avant les attentats, il est arrêté après avoir éveillé les soupçons de ses instructeurs. Selon eux, il ne montrait d’intérêt que pour le contrôle du Boeing 747 en vol, aucun pour le décollage ou l’atterrissage. Il ne retrouvera plus la liberté.
     

    Dix ans après - Notre dossier spécial

    Incarcéré aux moments des faits, celui qui aurait dû être, selon les autorités américaines, le « 20e pirate de l’air », n’a pas pu prendre part aux actions terroristes. Cependant, il est accusé de complicité dans leur préparation, en mentant délibérément au FBI durant sa détention.

    Interdit de comparaître à la barre comme témoin à la demande de Moussaoui, Khaled Cheikh Mohammed admet l’appartenance de Moussaoui à al-Qaïda, mais affirme que celui-ci avait été écarté des projets terroristes. Dans un enregistrement vidéo, Oussama Ben Laden confirme cette version.

    « Petit télégraphiste » selon ses avocats, « parasite d’al-Qaïda », selon l'accusation, Moussaoui est le seul à s’accorder de l’importance. Pour lui éviter la peine capitale, ses conseils plaident l’instabilité mentale et sa volonté profonde de mourir en martyr. La personnalité pour le moins excentrique de l’accusé instille le doute dans la tête du juge. En 2006, après un procès à rebondissement, il échappe de justesse à la peine de mort et est condamné à la perpétuité.

    Le procès, passionnel et politique, garde de nombreuses zones d’ombre. Surtout, le cas Moussaoui a servi d’exutoire à une opinion publique avide de vengeance. Et a permis à l’administration Bush d’éluder sa responsabilité dans la prévention défectueuse des attentats. A ce jour, Moussaoui est la seule personne condamnée. Sa peine est incompressible.

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    Khaled Cheikh Mohammed AFP PHOTO

    Khaled Cheikh Mohammed, le « Cerveau ». C’est ainsi qu'Oussama Ben Laden, l’avait surnommé. Et pour cause, le pedigree de l’ancien numéro 3 d’al-Qaïda en impose : ancien combattant en Afghanistan contre les troupes soviétiques, il y a créé sa propre organisation. Passé au service de la nébuleuse terroriste dont il devient vite un rouage, il prépare les premiers attentats contre le WTC en 1993.

    Cet homme né au Koweït ou au Pakistan vers 1965, aurait proposé l'idée des attentats du 11 septembre 2001 à Oussama Ben Laden dès 1996. Après avoir reçu le feu vert de son chef, il aurait supervisé l'opération en entraînant les pirates de l'air en Afghanistan et au Pakistan.

    Lors de sa comparution devant le tribunal militaire, en juin 2008, « KSM » (initiales anglaises) s'était dit prêt à devenir un « martyr ». Il avait cependant pris ses distances par rapport à de précédentes déclarations incriminantes au sujet de son implication dans les attentats. « Je suis responsable des opérations du 11-Septembre de A à Z », a-t-il avoué en mars 2007.

    « Tout cela a été extorqué sous la torture, vous le savez très bien », lance-t-il au juge lors du procès. Après son arrestation, en mars 2003, il est extradé dans une prison secrète de la CIA - comme une trentaine d’autres détenus dits « fantômes » -, en dehors des Etats-Unis pour le soustraire au système judiciaire américain. Il a subi 183 simulations de noyade lors de différents interrogatoires. Des faits reconnus par la CIA.

    Les quatre co-accusés de « KSM » sont :
     
    Ramzi Binalshibh : présumé intermédiaire principal entre les pirates et les dirigeants d'al-Qaïda.
    Ali Abd Al-Aziz Ali : connu sous le nom d'Ammar Al-Balouchi, il est le neveu et lieutenant supposé de « KSM ».
    Mustafa Ahmad Al-Hawsawi : financier d’al-Qaïda et présumé assistant d'Al-Balouchi.
    Walid bin Attach : connu sous le nom de Khallad, il aurait choisi et entraîné les dix-neuf pirates de l'air, dont il aurait dû faire partie. Il est également soupçonné d’être l’un des organisateurs de l’attentat contre l’USS Cole en 2000.

    Les cinq hommes encourent la peine de mort. Le procès se tiendra devant un tribunal militaire d'exception sur la base navale américaine de Guantanamo, et non devant un tribunal de droit commun à New York.

    La prison de Guantanamo compte à l'heure actuelle 172 détenus. L'administration Obama espère en renvoyer 87 dans leur pays ou dans un pays tiers et en juger 33 pour crimes de guerre. Elle prévoit en garder 48 indéfiniment derrière les barreaux, sans procès.

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