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    Moyen-Orient

    La Palestine à l'Unesco: et maintenant ?

    media La basilique de la Nativité à Bethléem, composée de deux églises et d'une crypte -la grotte de la Nativité- est l'une des plus vieilles églises du monde, bâtie sur le lieu présumé de la naissance du Christ. Getty/Uriel Sinai

    L'adhésion de la Palestine a été approuvée à l'Unesco hier lundi 31 octobre 2011, par 107 votes pour, 14 contre et 52 abstentions. La Palestine devient donc le 195e membre de l'organisation. Les Palestiniens avaient demandé une adhésion en tant qu'Etat membre à part entière alors que jusqu'à présent ils n'avaient qu'un statut d'observateur. Une victoire diplomatique pour les Palestiniens,  mais quelle sera la suite?

    L'admission de la Palestine à l'Unesco est une victoire du droit, de la justice et de la liberté

    Elias Sanbar

    Ambassadeur palestinien auprès de l'Unesco

    01/11/2011 Écouter

    La Palestine va désormais pouvoir prendre des décisions par elle-même au sein de l'Unesco. Tout d'abord, elle pourra ratifier la Convention de 1972 sur le patrimoine mondial, ce qui lui permettra de présenter des sites sur les listes du patrimoine mondial de l'Unesco au nom de la Palestine. Une demande d'inscription de l'église de la Nativité de Bethléem au patrimoine mondial de l'Humanité a déjà été déposée, pour qu'elle soit examinée en juin prochain à Saint-Pétersbourg.

    Certains se demandent si la nouvelle adhésion de la Palestine à l'Unesco pourrait avoir un effet négatif sur la relance des négociations de paix avec Israël. Selon les Palestiniens, il n'en est rien.

    Un Etat palestinien reconnu à l'ONU

    Depuis quelques années, les Palestiniens ont entamé des démarches de rehaussement de leur statut dans plusieurs instances internationales, pour obtenir le statut de membre à part entière et non plus de simple observateur.

    Ainsi, le Conseil de sécurité de l'ONU examinera leur demande de reconnaissance en tant qu'Etat, probablement le 11 novembre. Mais la position des Etats-Unis au conseil semble inchangée : Washington menace toujours d'utiliser son droit de veto pour s'y opposer.


    Le continent africain, qui a toujours soutenu la Palestine, a voté en masse même si certains Etats comme le Togo, le Rwanda, l'Ouganda, le Cameroun, la Côte-d'Ivoire et le Liberia se sont abstenus et que Madagascar, l'Ethiopie et l'Erythrée se sont diplomatiquement absentés.

    La France s'est également prononcée en faveur de l'adhésion, en « prenant ses responsabilités », selon Bernard Valero, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, ajoutant que la France continuait d'autre part de prier ses partenaires palestiniens de « travailler en direction de l’Assemblée générale de Nations unies ».

    Pour le ministère israélien des Affaires étrangères, il s’agit d’une « manœuvre palestinienne unilatérale » qui ne changera rien sur le terrain, mais éloigne davantage la possibilité d’un accord de paix, rapporte le correspondant de RFI à Jérusalem, Michel Paul. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu parle de « démarche inadmissible » et la réaction la plus forte provient du chef de la diplomatie israélienne. Avigdor Lieberman propose qu’Israël rompe toutes formes de relations avec l’Autorité palestinienne et lui fasse payer le prix fort. Le ministre envisage de couper toutes coopérations avec l’Unesco.

    Pour les Etats-Unis, un vote «prématuré et contre-productif»

    Avec notre correspondant à Washington, Raphaël Reynes

    « Une distraction, un raccourci ». Voilà comment Washington qualifie le vote de ce lundi à l'Unesco. Un vote qui « nous distrait de notre objectif commun de négociations directes », affirme le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney.

    Un peu plus tôt, l'ambassadeur américain à l'Unesco avait, lui aussi, évoqué d'incontournables négociations directes. « Il n'y a pas d'autre voie », a affirmé David Killion. « Nous ne pouvons pas accepter l'admission prématurée de la Palestine », a ajouté le diplomate, pour justifier le vote négatif de Washington, ce lundi.

    En effet, les Etats-Unis n'avaient pas vraiment le choix. Deux lois datant des années quatre-vingt-dix interdisent au gouvernement américain de financer une agence de l'ONU qui accepterait la Palestine en tant qu'Etat membre, en l'absence d'un accord de paix préalable avec Israël. Washington avait donc clairement annoncé qu'en cas de vote positif, ce lundi, les Etats-Unis suspendraient leur participation financière à l'Unesco qui représente 22% du budget de l'agence.

    Ce lundi, la nouvelle est donc tombée. Le département d'Etat a annoncé la suspension immédiate de la contribution américaine. « Nous devions verser 60 millions de dollars en novembre. Nous ne le ferons pas », a déclaré la porte-parole de la diplomatie américaine.

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