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    Moyen-Orient

    Après le rapport de l'AIEA sur son programme nucléaire, de nouvelles sanctions à l'égard de Téhéran?

    media La centrale nucléaire iranienne de Bushehr a été suspectée par un chercheur allemand d'être la cible du virus informatique Stuxnet. Le virus a affecté 30 000 ordinateurs de sociétés iraniennes. Israël est soupçonné d'avoir mené cette cyberattaque. AFP / Atta Kenare

    Le Conseil de sécurité des Nations unies pourrait être appelé à se prononcer sur de nouvelles sanctions économiques contre l'Iran. Dans un rapport publié ce 9 novembre 2011, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) s'inquiète de la dimension militaire du programme nucléaire iranien. Elle soupçonne Téhéran d'enrichir de l'uranium pour fabriquer une bombe atomique. En cas de veto russe ou chinois, les Américains et les Européens pourraient décider de sanctions unilatérales.

    Les Nations unies ont déjà adopté quatre séries de sanctions en cinq ans contre Téhéran. Elles visent à empêcher l'Iran de se procurer du matériel nucléaire et des armes. Elles ciblent aussi les banques qui financent ce commerce. Selon des estimations, ces sanctions coûteraient 60 milliards de dollars par an à l'Iran. Mais jusqu'ici, elles n'ont pas réussi à contraindre le régime des mollahs à abandonner son programme nucléaire.

    Les Occidentaux espèrent aller plus loin cette fois. Les nouvelles sanctions pourraient toucher le secteur pétrolier, principale source de revenus pour l'Iran. Reste à convaincre la Russie et surtout la Chine de ne pas apposer leur veto lors d'un vote au Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations unies.

    La Chine achète de l'or noir iranien pour nourrir sa croissance et elle s'opposerait à un embargo sur le pétrole. Pékin essaie donc de convaincre Téhéran de coopérer sérieusement avec l'Agence internationale de l'énergie atomique afin d'éviter les sanctions de l'ONU.

    Mais si l'adoption de sanctions restait impossible au Conseil de sécurité, les États-unis comme les pays européens pourraient décider de sanctions unilatérales comme ils l'ont déja fait dans le passé.

    Ce mercredi, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, invité de RFI, a plaidé pour des sanctions « dures et sans précédent » contre l'Iran et demanda la saisine du Conseil de sécurité sur le sujet.

    Quant à la Russie, elle a d'ores et déjà annoncé qu'elle ne soutiendrait pas de nouvelles mesures restrictives.

    Si sanctions, il y a, elle se feront donc peut être en dehors du cadre onusien. Comme par le passé, les Etats-Unis et les pays européens ont déjà adopté des mesures unilatérales, à l'encontre de Téhéran.

    Avec notre correspondante à Moscou, Anastasia Becchio

    « Une compilation de faits connus, enrobée d’une tonalité politique » : voilà comment le ministère russe des Affaires étrangères qualifie le rapport de l’AIEA. La diplomatie russe y relève même un air de déjà vu : ses interprétations lui rappellent les informations sur les prétendues armes de destruction massives en Irak, destinées à justifier l'intervention militaire anglo-américaine de 2003.

    Les Russes s’opposent à tout projet de nouvelles sanctions, y voyant des instruments visant à changer de régime à Téhéran. Cette réthorique n'est pas nouvelle. Dans les conflits libyen et syrien, Moscou s'est toujours opposée à toute tentative de résoudre la crise de l'extérieur. Dans le cas de l'Iran, la Russie pourrait aussi chercher à préserver ses intérêts économiques. Elle a construit, à Bouchehr, la première centrale nucléaire qu'elle alimente en combustible.

    Mais pour Victor Kremeniouk, de l'institut des Etats unis et du Canada, cité par Radio Liberty, la position russe est avant tout une façon de montrer ses muscles à l'Occident. Car, quoi qu'il en soit, Moscou n'a aucun intérêt à voir Téhéran doté de l'arme atomique.

    En attendant, la Russie veut poursuivre sur la voie du dialogue. Le numéro deux du Conseil suprême iranien de la Sécurité nationale, Ali Bagheri, effectue en ce moment une visite à Moscou.

     

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