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    Moyen-Orient

    Le parcours d’obstacles des Palestiniens à l’ONU

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    Les Palestiniens ne se font plus guère d'illusions sur leurs chances d'obtenir un accord sur leur demande d'adhésion en tant que membre à part entière de l'Organisation des nations unies. Ce vendredi 11 novembre 2011, le Conseil de sécurité devrait constater le désaccord de ses 15 membres à ce propos. Mais les palestiniens entendent poursuivrent leur offensive diplomatique. 

    Une immense chaise bleue et blanche trône toujours sur la place des Lions, en plein centre de Ramallah. Haute de plusieurs mètres, elle symbolise le siège permanent que les Palestiniens revendiquent à l’ONU. Ailleurs en ville, on voit aussi de grandes affiches représentant le président Mahmoud Abbas et le chiffre « 194 » en référence au 194e état-membre des Nations unies que la Palestine voudrait devenir.

    Pourtant, les habitants de la capitale économique de Cisjordanie le savent bien : la demande palestinienne officiellement lancée en septembre dernier au Conseil de sécurité de l’ONU est aujourd’hui dans l’impasse. Les Palestiniens n’ont pas réussi à convaincre 9 pays sur les 15 membres du Conseil de voter en leur faveur. Et même s’ils les avaient obtenus ces 9 voix, les Américains auraient opposé leur véto.

    « Nous allons aux Nations unies car c’est l’endroit le plus civilisé et lorsque nous y allons on nous dit " non ", lance Nasser, patron d’un restaurant du centre de Ramallah, qu’est-ce que le monde attend des Palestiniens ? Que voulez-vous ? Vous ne voulez pas de terrorisme, vous ne voulez pas de résistance, vous ne voulez pas des Nations unies. Nous avons tout essayé Je ne sais ce que le monde attend de nous ».

    Les pour, les contre, les abstentions


    Ce vendredi 11 novembre au siège de l’ONU à New York, le rapport du Comité d’admission dira ce qu’on sait déjà : le Conseil de sécurité est divisé. Certains de ses membres soutiennent la demande palestinienne (la Russie, la Chine, le Brésil, l’Afrique du Sud, l’Inde ou le Liban). Les Etats-Unis – alliés d’Israël – ne veulent pas en entendre parler.

    Et puis la semaine dernière la France, la Grande-Bretagne et la Colombie ont annoncé qu’elles s’abstiendraient en cas de vote. Allemagne, Portugal et Bosnie-Herzegovine devraient faire de même. Le compte n’y est pas, les Palestiniens n’ont pas les fameuses 9 voix sur 15 une défaite « aux points » en cas de vote, un scénario beaucoup moins glorieux que celui du véto américain, qui aurait eu une signification politique forte, en isolant les Etats-Unis et en les plaçant face à leurs contradictions.

    « Je ne pense pas du tout que c’est un échec palestinien, assure la députée et cadre de l’OLP Hanane Ashrawi, c’est plutôt l’expression archaïque de la tactique d’oppression des Américains. Les Etats-Unis malheureusement ont mobilisé toute leur énergie et tous leurs moyens pour déstabiliser nos efforts et pour soutenir Israël. Et naturellement, ils ont utilisé toute leur influence et toute leur énergie pour faire pression sur certains pays et pour exercer du chantage sur d’autres. »

    Sauf surprise, il n’y aura pas de vote ce vendredi au Conseil de sécurité. Les Palestiniens devraient donc se réunir dans les prochains jours pour faire le point sur leur stratégie. Peut-être déclencheront-ils alors une sorte de « Plan B », en se tournant vers l’Assemblée générale de l’ONU où ils sont sûrs de réunir une majorité mais où ils n’obtiendront pas le statut d’Etat membre, seulement un statut d’« Etat observateur ». Une étape intermédiaire que la France appelle de ses vœux pour sortir de l’impasse au Conseil de sécurité.

    En tout cas, les Palestiniens devraient poursuivre leur offensive diplomatique. « Ca a fait bouger les choses, note l’universitaire palestinien Camille Mansour, spécialiste des Relations internationales. Le discours de Mahmoud Abbas à l’ONU le 23 septembre a été très largement soutenu, seuls les Etats-Unis et Israël étaient contre. Et depuis, il y a eu l’admission de la Palestine à l’Unesco avec un vote favorable de la France. De toute façon, la direction palestinienne ne peut plus revenir à une négociation stérile avec Israël. Il s’agit de sa crédibilité envers son peuple ».

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