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Moyen-Orient

Bachar el-Assad Liban Ligue Arabe Syrie

La crise syrienne menace l’unité du Liban

media

Les Libanais sont profondément divisés sur la crise syrienne et la fracture atteint désormais tous les échelons de la société : la population, la classe politique, les institutions et les services de sécurité.

La décision du Liban de voter contre la suspension de la Syrie de la Ligue arabe a fait éclater au grand jour les profondes divergences interlibanaises sur l’attitude à adopter à l’égard de la crise syrienne. La position de Beyrouth a été applaudie par les alliés et les amis de la Syrie, regroupés autour du Hezbollah et du mouvement Amal chiite, et du général chrétien Michel Aoun. Elle a, en revanche, été sévèrement critiquée par la coalition pro-occidentale du 14-Mars, composée essentiellement du Courant du futur (CDF, sunnite) et des Forces libanaises (FL), du chrétien Samir Geagea.

Le leader du CDF, Saad Hariri, a exprimé sa « honte » vis-à-vis du vote libanais. Dans un commentaire sur son compte Twitter, l’ancien Premier ministre, qui se déplace entre Paris et Riyad, a assuré le peuple syrien que cette position « ne reflète pas la volonté de tous les Libanais ».

Ces divergences sont le dernier épisode d’un feuilleton qui risque de se transformer, à tout moment, en thriller violent. Dimanche 13 novembre, deux manifestations, l’une hostile et l’autre favorable à Bachar el-Assad, ont eu lieu simultanément mais sans se croiser, dans la ville de Tripoli, au Liban-Nord. La première, dans un quartier sunnite, la deuxième dans une zone à majorité alaouite.

Transferts d’armes vers la Syrie

Quelques semaines après le début des troubles en Syrie, les différentes parties libanaises ont opté pour une neutralité positive. Au fil des mois, une nette polarisation est apparue et les échanges d’accusation se sont multipliés.

Les pro-syriens ont accusé les partisans du CDF, dont des députés, de transférer des armes aux insurgés syriens. Le 14-Mars a pour sa part accusé les services de renseignement syriens de traquer les opposants réfugiés au Liban.

Le chef des Forces de sécurité intérieure (gendarmerie), le général Achraf Rifi, un proche de Saad Hariri, est allé jusqu’à impliquer, lors d’une audition parlementaire le 9 octobre, des diplomates syriens dans la disparition d’un célèbre opposant. Chibli al-Ayssami, un des fondateurs du Baas et opposant notoire au régime syrien, avait mystérieusement disparu, en juin, près de son domicile, dans la montagne d’Aley, au sud-est de Beyrouth.

Mercredi 9 novembre, le président du Conseil national syrien (CNS), Burhane Ghalioun, a adressé une lettre au Premier ministre, Najib Mikati, exprimant sa « profonde inquiétude sur le sort de 13 opposants enlevés au Liban ».

Un autre membre du CNS, Omar Edelbi, basé à Beyrouth, a accusé des « services libanais non officiels » de « menacer et d’intimider » les militants syriens au Liban. L’ambassadeur de Syrie, Ali Abdel Karim Ali, a nié toutes ces accusations.

Un camp de réfugiés ?

Les pro-syriens non plus ne manquent pas d’arguments, surtout que l’armée libanaise et la sûreté générale (SG, un service de sécurité dirigé par un proche du Hezbollah) ont annoncé à plus d’une occasion avoir saisi des armes destinées aux insurgés syriens.

La SG a même arrêté, à l’aéroport de Beyrouth, trois ressortissants syriens avec des listes de matériel réclamé par les groupes armés en Syrie. Ils étaient en route pour un pays du Golfe pour trouver le financement. Ils ont été déférés devant la justice.

La tension est montée d’un cran après des incursions de l’armée syrienne dans des villages libanais, à la poursuite de trafiquants d’armes et d’opposants en fuite. L’un d’eux, Ali Khatib, a été tué lors d’un échange de tir à Ersal, dans l’Est du pays.

Dans les régions frontalières à majorité sunnite, allant du Nord à l’Est du Liban sur une distance de plus de 100 kilomètres, les réfugiés syriens fuyant les combats sont accueillis et logés. Deux députés islamistes proches du CDF, Mouïn Merhebi et Khaled Daher, ont mis en place une importante logistique pour accueillir non seulement les réfugiés mais aussi les blessés. Les pro-syriens les accusent d’approvisionner les opposants syriens en hommes, armes et argent.

Dimanche 13 novembre, deux opposants syriens blessés par balle ont été évacués vers des hôpitaux au Nord du Liban. Ils en ont rejoint une trentaine d’autres, hospitalisés dans cette région depuis le début des troubles en Syrie.

Samedi 12 novembre, une importante délégation du 14-Mars a effectué une tournée dans cette zone frontalière pour exprimer sa solidarité avec « la lutte du peuple syrien ». Ce mouvement tente de convaincre le gouvernement libanais d’installer un camp pour les réfugiés, qui seraient au nombre de 3 300, selon le HCR (Haut commissariat des Nations unies aux réfugiés). La majorité est hébergée chez des proches et des amis libanais.

Le 14-Mars a par ailleurs multiplié ses critiques contre l’armée libanaise qui a déployé des centaines d’hommes pour empêcher le trafic d’armes vers la Syrie. Samedi, le chef de l’armée a visité ses unités dans la région et a assuré que la troupe ne permettra pas que le Liban soit utilisé comme arrière-base pour « exporter la discorde » vers la Syrie.

Seuls le président de la République Michel Sleiman et le Premier ministre, Najib Mikati, prônent la neutralité et appellent toutes les parties à éviter d’entraîner le Liban dans le chaudron syrien. Mais dans ce vacarme assourdissant, il est peu probable qu’ils soient entendus.

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