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    Moyen-Orient

    Damas dans l’œil du cyclone

    media Des combats de rue ont fait rage dans la nuit de dimanche à lundi aux portes de Damas, la capitale syrienne. REUTERS

    La bataille diplomatique continue d’opposer la Russie à l’Occident au Conseil de sécurité tandis que les affrontements se rapprochent de Damas. La Ligue arabe demande au Conseil de sécurité de soutenir son plan de sortie de crise qui programme le départ de Bachar el-Assad.

    Il est sûr qu’en Syrie le sang continue à couler. Il est non moins clair que ni le régime ni ses adversaires n’ont encore renoncé : le premier à faire taire l’opposition par la force, les seconds à dire jour après jour leur aspiration au changement. Reste à savoir si derrière les « affrontements », les « combats de rue » et les « attaques » visant les forces gouvernementales évoqués par les deux parties se profile une « lutte armée » organisée en vue du renversement du régime. L’interdiction de circuler et d’enquêter librement en Syrie pèse sur les sources indépendantes et réduit l’information à une confrontation confuse entre rumeurs ou affirmations partisanes.

    Quel rapport des forces ?

    Cerner la réalité syrienne et d’autant plus crucial que c’est l’enjeu d’une empoignade internationale au Conseil de sécurité. Sauf à penser qu’il s’agit seulement de faire diversion à New York sur l’impuissance internationale en tablant justement sur les divergences d’opinion qui traversent le Conseil de sécurité, il conviendrait de pouvoir anticiper les effets de toute nouvelle décision onusienne. Et cela en particulier à la lumière du rapport des forces sur le terrain. Celui-ci est-il déjà militaire ou en tout cas suffisamment militarisé pour permettre le fameux scénario à la libyenne dont rêve une partie de l’opposition syrienne ? Les insurgés s’en défendent.

    C’est ainsi par exemple que d'après les Comités locaux qui organisent la contestation sur place, ce sont les déserteurs de l'Armée libre syrienne, et eux seuls, qui tiennent tête aux forces du régime. Sur les images des villes fortes de la contestation que l’opposition syrienne diffuse à l’étranger apparaissent pourtant régulièrement des milices de quartier qui ne sont pas composées seulement de déserteurs de l’armée. Quant à ceux de l’Armée libre syrienne, ils sont censés protéger les civils sans pour autant constituer un véritable recours militaire. C’est ce qu’assure par exemple Hozan Ibrahim, l'un des porte-parole en Europe des Comités locaux de coordination, à propos des « véritables combats de rue » dont plusieurs faubourgs de Damas seraient aujourd’hui le théâtre, de l’avis des deux parties.

    Des armes légères pour la résistance

    « L'Armée syrienne libre essaie d'affaiblir les forces armées du régime et de leur faire peur pour les empêcher d'entrer dans les villes pour tuer des gens. Elle protège les manifestants pour qu'ils restent pacifiques », affirme Hozan Ibrahim en niant farouchement la présence de civils armés dans la « résistance » syrienne. D’après lui, les hommes de l'Armée libre « se servent des armes légères qu'ils portaient lorsqu'ils ont déserté : leur fusil d'assaut et leurs munitions. Pas plus que ça en général. Même si quelques-uns ont pu emporter un lance-roquettes, des mortiers ou d'autre petit matériel. Leur équipement n'est pas comparable à celui d'une armée régulière ».

    Les déserteurs « sont de plus en plus nombreux. Au moins des dizaines de milliers. Et chaque jour il y a de plus en plus de désertions. Par bataillons entiers ». De son côté, l'agence de presse officielle Sana a couvert le week-end dernier les obsèques de plus de 50 « martyrs des forces de sécurité tués par des terroristes ». Des terroristes, encore, auraient également saboté un gazoduc en ce début de semaine. Et, d’après le chercheur de International Crisis Group, Peter Harling, même si « les chiffres sont incertains de tous les côtés. Le régime lui-même subit beaucoup de pertes à mesure qu’une insurrection se développe sur le territoire ».

    « Le mouvement de protestation a été longtemps pacifique pour l’essentiel, poursuit Peter Haling, mais après dix mois d’une répression de plus en plus violente de la part du régime, la société s’organise pour se défendre. Et dans un chaos croissant on voit apparaître les premiers volontaires étrangers. Mais aussi de plus en plus de groupes criminels qui se répandent et qui profitent de la situation ». Nul ne le nie même si personne n’est en mesure d’en évaluer l’amplitude et surtout la « capacité militaire », la contestation s’est radicalisée et organisée. Pour autant, à New York, il n’est plus vraiment question comme fin 2011 de création d’une « zone d’exclusion aérienne » ou de « couloirs humanitaires sûrs », préalables à une implication militaire internationale directe ou indirecte.

    L’effondrement économique ne fait pas plier Damas

    Jusqu’à présent, selon Peter Harling, « les sanctions ont contribué à l’effondrement économique du pays » sans convaincre le régime de changer. « Donc elles ont leur propre limite ». Et plus largement, dit-il, la diplomatie a « manqué de leviers pour faire pression sur le régime syrien ». D’autant que Damas s’estime en quelque sorte « couvert » par les divisions internationales. En effet, explique Peter Harling, face à une approche « très conservatrice dans la région » de la part de Moscou, l’Occident met au contraire la pression sur le dossier syrien « en espérant aussi marquer des points au Liban en isolant le régime iranien par la même occasion ».

    Cette fois, c’est la Ligue arabe qui rapporte le dossier syrien sur la table du Conseil de sécurité avec le soutien du Royaume-Uni, de la France et de l'Allemagne. Le secrétaire général de l’organisation panarabe, Nabil al-Arabi va défendre (mardi 31 janvier) devant l’OBU un plan de sortie de crise concocté par les monarchies sunnites du Golfe, Arabie Saoudite et Qatar en tête, et fortement inspiré des arrangements conclus au Yémen pour débarquer Ali Abdallah Saleh. Dans ce cadre, les chefs de la diplomatie arabe appellent Bachar el-Assad à démissionner au profit de son vice-président qui se chargerait alors de former un gouvernement d’union nationale. Une issue à laquelle l’héritier de la dynastie alaouite de Syrie a opposé une fin de non recevoir sanglante.

    Moscou veut gagner du temps pour Bachar el-Assad

    Face à un Bachar el-Assad qui apporte jour après jour la preuve qu’il ne quittera pas le pouvoir sans contraintes, la querelle onusienne se poursuit pour savoir s’il faut le condamner encore plus sévèrement et lui imposer des sanctions dont il a fait fi jusqu’à présent. Pour sa part, Moscou a proposé en vain à l'ONU une résolution renvoyant dos-à-dos le pouvoir syrien et son opposition, les accusant de violences mutuelles. Pour appuyer sa demande dans ce sens, la Russie comptait d’ailleurs au passage sur les embarras qui traversent aussi la Ligue arabe et en particulier sur le général soudanais qui dirigeait sa délégation d’observateurs en Syrie.

    « Il serait logique, étant donné la complexité du dossier, que les membres du Conseil de sécurité puissent examiner dans le détail les recommandations et les conclusions
    de la mission d'observateurs
     », a lancé le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Guennadi Gatilov. Une manière de gagner du temps pour le régime syrien que Moscou a voulu consolider en annonçant ce 30 janvier que Damas était disposé à engager des discussions avec l’opposition syrienne en Russie. Une perspective immédiatement rejetée par le Conseil national syrien (CNS) dont le président Burhan Ghalioun est lui-aussi au rendez-vous onusien de New York.

    Pour le CNS, « Assad doit partir car un assassin du peuple ne doit pas superviser une transition vers la démocratie ». Très critique vis-à-vis de la Ligue arabe, le CNS attend en revanche beaucoup du plan arabe de sortie de crise, pour autant que le Conseil de sécurité le reprenne à son compte. Restera ensuite à tordre le bras de Bachar el-Assad contre l’avis de Moscou.

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