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    Moyen-Orient

    De Gaza à Ashdod, récit d’une journée de tension

    media Des enfants blessés, après un raid aérien israélien, dans un hôpital au nord de la bande de Gaza, le 12 mars 2012. euters / Ali Hassan

    Dans la nuit du 12 au 13 mars 2012, les mouvements palestiniens de la bande de Gaza et Israël sont parvenus à un cessez-le feu après quatre jours d'un nouveau cycle de violences. Au moins 25 morts Palestiniens - dont plusieurs civils - sont à dénombrer depuis qu’une frappe israélienne a coûté la vie vendredi 9 mars au chef des Comités de résistance populaire. L’Etat hébreu affirme que cette organisation préparait une importante attaque anti-israélienne à partir du Sinaï égyptien. Reportage.

    De notre envoyé spécial à Gaza et à Ashdod

    11h – Point de passage d’Erez, entre Israël et la bande de Gaza
    Comme souvent, le ballon dirigeable blanc flotte haut dans le ciel. Mais ce matin il n’est pas le seul à scruter Gaza : un bourdonnement métallique emplit l’air. Il s’agit du bruit caractéristique des drones, les avions sans pilote utilisés par l’armée israélienne.

    12h – Centre-ville de Gaza
    Une nuée de journalistes s’active pour installer micros et caméras devant un bâtiment de Gaza-Ville d’où émergent soudain plusieurs hommes cagoulés. Vêtus de treillis camouflés, armes automatiques à la main, ils entourent l’un des leurs qui lit un communiqué. Ces hommes appartiennent aux Brigades al-Qods, la branche militaire du Jihad islamique palestinien. Le message est clair : pas de trêve et pas question de se laisser dicter les conditions d’un retour au calme par Israël.

    13h – Quartier de Sheikh Redwan – bande de Gaza
    Une centaine d’hommes sont massés sous une vaste tente de deuil. A l’extérieur, trône le portrait géant d’un jeune homme, entouré de drapeaux des Comités de résistance populaire. Ahmad avait 23 ans, il était membre de la branche armée de ce groupe radical et il a été tué par une frappe israélienne dans la nuit de samedi 10 à dimanche 11 mars 2012, probablement alors qu’il tentait de tirer des roquettes en direction du territoire israélien. Les yeux rougis, un foulard aux couleurs de la Palestine autour du cou, le père du jeune homme dit sa fierté de savoir son fils devenu un martyr.

    14h – Beit Lahya – nord de la bande de Gaza
    Sirènes, ambulances, attroupement, les forces de l’ordre tentent de repousser les curieux. Des habitants nous expliquent qu’un agriculteur et sa fille ont été touchés par un tir israélien.

    15h – Point de passage d’Erez, entre Israël et la bande de Gaza
    « Vous allez à Ashdod ? », demande l’employée israélienne chargée du contrôle d’identité à la sortie de Gaza. « Alors soyez très prudents : roulez avec la fenêtre ouverte pour entendre les sirènes. Si l’alarme sonne, arrêtez le véhicule et allez-vous abriter dans un bâtiment. Si vous êtes dans un endroit désert, éloignez-vous du véhicule et couchez-vous sur le sol. »

    16h – Ashdod, à une trentaine de kilomètres de la bande de Gaza
    Une sirène retentit, plutôt lointaine. Puis, un immense bruit sourd. Probablement un tir du système « Iron dome » (Dôme de fer), déployé depuis un an environ autour de la bande de Gaza. Cette batterie anti-missiles détecte et détruit les roquettes avant qu’elles ne s’écrasent au sol.

    16h30 – Ashdod
    Dans son magasin, Omri est plutôt résigné. Combien de sirènes aujourd’hui à Ashdod ? « Huit, je crois, répond le trentenaire qui ajoute aussitôt : mais qui compte vraiment ? ». André, lui, semble à bout de nerfs. « S’ils (les Palestiniens) veulent la paix, ils auront la paix. Mais s’ils veulent la guerre, on va leur faire la guerre ! », dit-il en s’égosillant. André s’emporte, lâche quelques jurons et menace le Premier ministre du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh : « Haniyeh, jamais tu ne sortiras de ton bunker ! »

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