Syrie: Kofi Annan espère une amélioration de la situation à partir de jeudi
L'émissaire spécial de l'ONU et la Ligue arabe, Kofi Annan, a déclaré ce mercredi 11 avril à Téhéran, allié clé de Damas, qu'il espérait une amélioration de la situation en Syrie à partir de jeudi matin, date fixée par le Conseil de sécurité de l'ONU pour l'arrêt des combats.
Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh
Le lourd bilan atteste de la violence des combats ces quatre derniers jours. Trois cents morts, peut-être plus, des centaines de blessés, des débordements en Turquie et au Liban. Il y a quelques heures encore, des tirs provenant de Syrie ont touché le territoire turc.
Certes, l’armée syrienne s’est retirée de quelques centres urbains, comme Zabadan, et à l’ouest de Damas, ou Deraa, au sud, mais elle s’est redéployée ailleurs. L’objectif de l’armée est clair, aux yeux des experts et des militaires. Elle veut, coûte que coûte, boucler et sécuriser les frontières avec le Liban et la Turquie, avant le cessez-le-feu. C’est par là que passent les hommes, l’argent et les armes qui alimentent la rébellion.
Les principaux bastions de l’opposition, Homs et Idleb, se situent en effet à quelques kilomètres seulement des frontières libanaise et turque. Mais il est peu probable que l’armée syrienne réussisse à mater la révolte en deux jours, alors qu’elle n’est pas parvenue à le faire en treize mois.
La confusion politique qui entoure le plan Annan s’ajoute aussi à la situation incertaine sur le plan militaire. La date butoir du 10 avril est dépassée, sans que le cessez-le-feu proposé par l’émissaire conjoint n’entre en vigueur et la rallonge jusqu’au 12 avril approche, sans que des signaux décisifs sur une prochaine cessation des hostilités n’apparaissent.
La situation est d’autant plus ambiguë que le pouvoir syrien semble avoir lié le cessez-le-feu au déploiement des observateurs internationaux, un processus qui ne peut, en aucun cas, être achevé d’ici au 12 avril. Des rebondissements sont donc à attendre.
La Syrie au menu du G8 ce mercredi |
Les ministres des Affaires étrangères du G8 se retrouvent à Washington, ce mercredi 11 avril, pour préparer le sommet des chefs d’Etat qui se tiendra à Camp David, aux Etats-Unis, les 18 et 19 mai prochains. Les chefs de la diplomatie aborderont tous les grands sujets d’actualité, à commencer par la situation en Syrie. En réunion plénière, comme dans les rencontres bilatérales, la Syrie sera au cœur de ce G8 des ministres des Affaires étrangères. Dès ce mardi, Alain Juppé a indiqué qu’il insisterait auprès de ses homologues, sur la nécessité pour le Conseil de sécurité de l’ONU, de tirer toutes les conséquences de la situation en Syrie, et d’étudier, indique le ministre français, les nouvelles mesures nécessaires pour imposer la fin des violences. Moscou jouant un rôle essentiel dans le dossier syrien, les discussions que les chefs de la diplomatie pourront avoir, en marge du sommet avec leur homologue russe, Sergueï Lavrov, seront sans doute primordiales. Primordiales et délicates, le département d’Etat n’a pas souhaité confirmer si Hillary Clinton s’entretiendrait ou non, avec son homologue russe. L’Iran et la Corée du Nord seront également au programme de ce G8. Les Occidentaux soupçonnent Téhéran de chercher à se doter de l’arme nucléaire, et Pyongyang de vouloir procéder à un tir de missile balistique, sous couvert du lancement d’un satellite par une fusée. Là encore, les ministres du G8 vont tenter de convaincre Moscou d’intervenir plus radicalement auprès de l’Iran et de la Corée du Nord. |

Delicious
Digg
Facebook
Twitter
Yahoo!
Technorati













Réagissez à cet article
(2) Réactions
Où est mon commentaire
Rfi, vous avez censuré mon commentaire, pas de démocratie,
Et la situation en Libye
G8, que dites vous de la situation incontrôlable en Libye, après le passage de l'OTAN, ( massacre de l'OTAN ), G8 que dites vous de 63
après la mort de 63 migrants dans un bateau au large de la Libye, des survivants, avec le soutien d’une coalition d’ONG, ont déposé aujourd’hui en France une plainte mettant en cause l’armée française pour non assistance à personne en danger. ( source fidh ).
Nous ne souhaitons pas le même scénario en Syrie, nous voulons la paix.