Syrie / ONU - 
Article publié le : lundi 16 avril 2012 à 23:10 - Dernière modification le : mardi 17 avril 2012 à 05:37

Syrie: les violences se poursuivent au premier jour de mission des observateurs de l’ONU

Les premiers observateurs de l'ONU sous l'œil des caméras. Damas, le 16 avril 2012.
Les premiers observateurs de l'ONU sous l'œil des caméras. Damas, le 16 avril 2012.
Reuters/Khaled al- Hariri

Par RFI

Damas fait peu de cas des initiatives diplomatiques en vue de rétablir la paix en Syrie. Les combats entre déserteurs et soldats ont repris ce lundi 16 avril à Homs mais aussi à Idleb, Hama et Deraa. Au moins treize personnes ont été tuées selon l’Observateur syrien des droits de l'homme. La trêve reste bien fragile au premier jour de la mission d'observation de l'ONU. Les premiers éléments de cette mission sont arrivés à Damas.

Uniformes militaires, bérets bleus sur la tête, les 6 premiers observateurs de l'ONU sont apparus tout sourire sous l'œil des caméras. Un sourire contrastant avec la difficulté de leur mission : vérifier l'application d'un cessez-le-feu en vigueur depuis le 12 avril mais qui est régulièrement violé.

Les observateurs de l'ONU ne se rendront pas tout de suite sur le terrain. Ils doivent d'abord prendre contact avec le régime et l'opposition. Leur principal problème : la sécurité puisque les violences continuent.

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Et puis, il y a l'indépendance de cette mission d'observation. Celle de Ligue arabe qui était en Syrie en décembre dernier, n'avait pas pu se déplacer librement. Elle était constamment encadrée par les hommes du régime.

Dans un entretien à la BBC, le porte-parole de Kofi Annan, Ahmed Fawsi, a reconnu que tout cela avait un air de déjà vu mais qu'il comptait sur les relations de l'ONU avec les deux parties sur le terrain, pour que cette mission réussisse.

D'ici à la fin de la semaine, 30 observateurs devraient être à pied d'œuvre en Syrie. Pour une mission plus large, de 250 hommes, il faudra un autre vote du Conseil de sécurité de l'ONU.

tags: Bachar el-Assad - Ban Ki-moon - ONU - Syrie
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A qui profite le crime?

A qui profite le crime?

Point n'est besoin d'être surdoué pour comprendre que l'opposition ARMEE syrienne, qui n'a pas d'image de marque à protéger, a intérêt à harceler les forces régulières pour, précisément, les forcer à "violer" le cessez-le-feu.

Personne n'est dupe. Il paraît que la notion de "violence" comme les notions de "révolution" et de "démocratie" perdent de plus en plus de leur sens originel. Pour les chancelleries occidentales, le régime syrien est le seul coupable. Les gens qui posent des bombes à Damas ou à Homs s'appellent des "manifestants pacifiques". Ce sont, semble t-il, des enfants de choeur ou presque... Il est clair que les gens qui, de l'étranger, soutiennent la rébellion syrienne sont loin d'être innocents.

Il faut toutefois oser espérer que les secteurs les plus sensés de ce pays - toutes tendances non-terroristes confondues - auront, avant longtemps, le courage de s'asseoir autour d'une table pour négocier une vraie sortie de crise. Et sutout sans la présence de faux garants occidentaux, arabes ou onusiens!

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