Syrie: l'ONU constate et déplore les violations du plan de paix de Kofi Annan
La Syrie n’applique pas le plan de paix de Kofi Annan. Le patron de l’ONU Ban Ki-moon s’est dit, dans un communiqué ce jeudi 26 avril 2012, «profondément troublé» par le fait que les troupes syriennes et les armes qui devaient se retirer sont toujours en place, et «très inquiet» de la poursuite des violences. L'opposition syrienne, elle, réclame une réunion d'urgence de l'ONU après le pilonnage de Hama, dans le centre du pays. Il faut protéger les civils a affirmé le Conseil national syrien dans un communiqué, qui fait «porter la responsabilité de ce qui se passe sur le terrain en Syrie à la communauté internationale».
Avec notre correspondant à New York, Karim Lebhour
Les propos très sévères de Ban Ki-moon viennent après une série d’avertissements de plusieurs officiels de l’ONU à commencer par Kofi Annan.
Bachar el-Assad a accepté le plan de paix qui prévoit l’ONU que les soldats syriens, leurs chars et leurs mortiers rentrent dans leurs casernes. Or les observateurs de l’ONU ont constaté que ce n’est toujours pas le cas. Ban Ki-moon en conclut que le gouvernement syrien ne tient pas ses promesses et parle d’une situation inaceptable. A l’ONU, les diplomates doutent ouvertement des intentions des dirigeants syriens.
L’ONU n’est pas pour autant prête à aller au delà des mots. L’appel de la France à considérer une intervention militaire a été accueillie très froidement. La Russie juge que tout recours à la force serait «contre-productif». Dans sa déclaration adoptée jeudi au Caire, la Ligue arabe a pris soin de supprimer toute référence au chapitre 7 de la charte des Nations unies, qui autorise les Etats membres à utiliser la force pour protéger les civils.

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(2) Réactions
Patetique!
"Ki-moon s’est dit «profondément trouble» par le fait que les troupes syriennes et les armes qui devaient se retirer sont toujours en place, et «tres inquiet» de la poursuite des violences" ESt ce que Ki-moon se preoccupe aussi des attentats qui sont survenus ces dernieres heures? Je ne supporte pas du tout le regime Syrien mais je crois que monsieur Ki-moon et les medias doivent etre OBJECTIF dans cette crise. Les attentats de ce matin n'ont pas du tout fait la une des journaux, ni la condamnation de la tres chere communaute internationale!Que la terre soit legere aux victimes innocentes des 2 camps.
Quid du droit d'ingérence humanitaire ?
Où sont donc ces intellectuels: Bernard Henry Levy et Cie -qui dés qu'il s'agit de l'Afrique-sont prompts à inventer des concepts nouveaux. C’est ainsi qu’au nom d'un certain "Devoir de veille humanitaire « au nom d’une certaine conscience universelle qui ne peut tolérer des excès sur le genre humain, ils en étaient arrivés à nous sortir cette trouvaille. Le concept porté rapidement par les politiques donnait droit à la communauté des nations de justifier toute action dés que des vies humaines étaient en péril. Ainsi c’est au nom de « si on ne l’avait pas fait des populations de Benghazi seraient massacrées « que ce pays souverain a été attaqué militairement, son guide tué et sa structure sociologique aujourd’hui déstructurée, mise à terre, mise en lambeaux pour être plus précis .On se rappelle encore l’enthousiasme et la jubilation qui ont salués la tragédie libyenne saluée par Bernard Henry Levy et de ses copains politiques dont un certain Nicolas Sarkozy. Aujourd’hui, la Syrie est une véritable tragédie qui heurte toute conscience humaine du fait de l’ampleur des exactions et de leur brutalité. Mais la Syrie ce n’est pas l’Afrique au Sud du Sahara. Cette partie du monde considérée comme un « terrain de safari politique « qu’utilisent des individus en mal de promotion pour se faire un nom. Ainsi tant qu’il ne s’agira pas de l’Afrique le concept ‘ droits d’ingérence humanitaire « ne sera pas opérationnel, il continuera à dormir dans les tiroirs en attendant des circonstances « favorables «