Egypte / Présidentielle - 
Article publié le : mardi 29 mai 2012 à 11:53 - Dernière modification le : mardi 29 mai 2012 à 12:14

Egypte : les révolutionnaires espèrent l'invalidation de la candidature d'Ahmad Chafiq

Place Tahrir hier 28 mai 2012, des Egyptiens manifestent contre les candidats élus pour s'affronter au second tour de l'élection présidentielle prévue les 16 et 17 juin.
Place Tahrir hier 28 mai 2012, des Egyptiens manifestent contre les candidats élus pour s'affronter au second tour de l'élection présidentielle prévue les 16 et 17 juin.
REUTERS/Suhaib Salem

Par RFI

Le duel entre le candidat des Frères musulmans et un membre de l'ancien pouvoir pour la présidence égyptienne désespère les militants pro-démocratie laïcs, réduits à envisager de voter islamiste pour éviter un retour du régime contre lequel ils s'étaient mobilisés. Sauf si la Haute cour constitutionnelle vote la loi excluant de la course à la présidence les anciens du régime Moubarak.

Des tracts du candidat Morsi ont été répandus dans la rue à l'extérieur de son QG du Caire, lundi 28 mai 2012.
29/05/2012 - Egypte / présidentielle

« Tout peut encore changer ». C’est ce qu’espèrent beaucoup de révolutionnaires, de « gauchistes », de libéraux, de chrétiens et de laïcs égyptiens. La Haute cour constitutionnelle doit, avant le second tour prévu le 16 juin, examiner la constitutionnalité d’une loi privant de leurs droits politiques tous les hauts responsables du régime déchu de Hosni Moubarak. Une loi qui a été votée par le Parlement pour exclure le général Chafiq de la course à la présidence, mais qui n’a pas été retenue par la commission électorale.

Si la loi est validée, le dernier Premier ministre de l'ère Moubarak devrait être exclu du deuxième tour et remplacé par le candidat arrivé troisième, à savoir le nassérien socialiste Hamdeen Sabbahi.

Reste que la Haute cour pourrait ne pas se prononcer dès la première séance. C’est la raison pour laquelle l’ex-candidat Abdel Moneim Aboul Foutouh réclame la suspension de l'élection présidentielle jusqu’au verdict de la Haute cour. Un appel que le général Chafiq rejette, naturellement. Mais il n’est pas seul : les Frères musulmans, qui estiment que leur candidat part favori, font cause avec lui. Seule une éventuelle pression de la rue pourrait changer la donne.

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Personne ne doit être exclu

Ceux qui ont donné leur voix à l'ancien Premier ministre Ahmad Chafiq sont aussi Egyptiens, ils démontrent que l'ancien régime n'était pas vomi comme ont voulu nous faire croire les médias occidentaux. S'arranger pour l'exclure, c'est nier la démocratie qui veut que le peuple est souverain et que c'est lui qui choisit. Si un candidat devrait être exclu, c'est bien celui des Frères musulmans, Mohammed Morsi. Il veut faire de l’Égypte un état islamique alors qu'il existe dans ce pays des gens qui n'ont pas leur foi en un certain Alla. Cela me rappelle le cas ce moment de la Syrie où une petite minorité manifeste et d'autres hors de ce pays font des montages ridicules qu'il présentent sur les télévisions occidentales pour faire croire que la majorité des Syriens vomissent Assad. En réalité, la grande majorité soutien celui que le monde déteste.

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