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    Moyen-Orient

    La voie étroite de l’ONU en Syrie

    media Le président syrien Bachar el-Assad au sommet de la Ligue arabe en 2010. REUTERS/Zohra Bensemra

    La crise syrienne inquiète chaque jour davantage. A New York, l’ONU s’interroge sur l’avenir de sa mission. La Haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Navi Pillay, a appelé ce vendredi 1er juin la communauté internationale à soutenir le plan Annan pour éviter un « conflit total » en Syrie et un « grave danger » pour la région.

    De notre correspondant aux Nations unies à New York

    Que peut faire l’ONU en Syrie ? L’émotion soulevée par la tuerie de Houla relance les interrogations sur la mission de supervision des Nations unies (Misnus), mise sur pied en avril. Les observateurs sur place ne parviennent pas à faire respecter le cessez-le-feu et les diplomates sont forcés d’admettre que le plan de paix de Kofi Annan est en bout de course.

    « Ce train pourrait bien être sur le point de dérailler » a lancé mercredi la représentante américaine Susan Rice, à la sortie du Conseil de sécurité, tandis que le chef des insurgés de l'Armée syrienne libre, Riyad el-Asaad, a exhorté l'émissaire international à reconnaître son échec.

    Le déploiement de 300 bérets bleus non armés en Syrie a suscité de fortes attentes et quelques malentendus. Leur mandat très limité est le fruit d’un compromis entre les Occidentaux et la Russie. Leur mission consiste uniquement à surveiller la cessation des violences et en aucun cas à s’interposer.

    Armer les insurgés : un pari risqué

    Faute de moyens aériens, refusés par la Syrie, les observateurs sont cloués au sol. Leurs véhicules blindés ont été pris pour cible à plusieurs reprises. À défaut de ramener le calme, ils sont les yeux et les oreilles de l’ONU. « Les observateurs ont prouvé leur utilité. Leur présence a permis d’obtenir un rapport le plus impartial possible sur les événements de Houla », note le représentant adjoint de la France de l’ONU, Martin Briens.

    Le veto russe limite considérablement les moyens de pression sur les autorités syriennes. Les menaces de sanctions ou de renvoi vers la Cour pénale internationale (CPI) n’ont guère de chance de passer le cap du Conseil de sécurité. Moscou demeure inflexible. « Nous continuons de refuser les sanctions », a martelé le représentant russe Vitaly Churkin.

    Une intervention militaire est exclue. Le Conseil de sécurité n’a pas encore digéré l’intervention en Libye. Quant à une action en dehors du cadre de l’ONU, les rodomontades ne doivent pas faire illusion : aucun pays, Etats-Unis en tête, n’a l’intention de s’engager dans des frappes en Syrie.

    Certains Etats peuvent être tentés d’armer les insurgés, mais c’est un pari risqué. L’opposition syrienne est une nébuleuse mal définie et le risque est grand de voir ces armes tomber entre les mains de groupes liés à al-Qaïda, dont la présence est désormais avérée.

    Bilan provisoire de la répression : 12 000 morts

    L’ONU n’a donc d’autre choix que de jouer les médiateurs pour un accord politique entre le pouvoir en place et l’opposition, sur le modèle de ce qui s’est fait au Yémen avec le départ négocié du président Saleh. Encore faut-il que les Syriens le désirent.

    Devant le Conseil de sécurité, Jean-Marie Guéhenno, adjoint de Kofi Annan, a confié que le sang versé était le plus grand obstacle aux négociations. « La Syrie est entrée dans une phase révolutionnaire. Les gens n’ont plus peur du régime. Les familles des victimes sont galvanisées », a-t-il expliqué selon un participant.

    Dans une Syrie en ébullition, où le bilan de la répression est maintenant estimé à 12 000 morts, les appels au dialogue des Nations unies n’ont aucun effet. Faute d’alternative, Kofi Annan et les observateurs continuent leur mission. Le mandat des observateurs expire le 21 juillet.

    Malgré les fortes réserves des Etats-Unis, son renouvellement ne fait guère de doute, tant un départ de l’ONU a toutes les chances de faire sombrer encore un peu plus la Syrie dans la guerre civile.

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