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Egypte Hosni Moubarak

La rue ne décolère pas malgré la décision du parquet de faire appel dans le procès Moubarak

media

En Egypte, le parquet a annoncé dimanche 3 juin 2012 qu'il ferait appel des verdicts rendus dans le procès de l'ex-président Hosni Moubarak, pendant que des milliers de manifestants occupaient toujours la place Tahrir au Caire. Le président égyptien déchu et son ancien ministre de l'Intérieur Habib el-Adli ont été condamnés samedi à la réclusion à perpétuité pour leur responsabilité dans la mort de près de 850 manifestants en 2011, lors du soulèvement populaire. Mais le tribunal vient d'acquitter cinq des six anciens hauts responsables de la sécurité, provoquant la colère de milliers d'Egyptiens descendus manifester dans la capitale, mais aussi à Alexandrie et dans d'autres villes.

Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti

Je pense que l'ancien régime va se succéder à lui-même.
Antoine Basbous Directeur de l'Observatoire des pays arabes 11/10/2013 - par Christophe Paget écouter

La décision du procureur de faire appel du verdict du procès Moubarak n’a eu aucun impact sur la place Tahrir. Une fois la journée de travail terminée et la chaleur tombée, c’est par milliers que les manifestants ont convergé vers la place. Une configuration qui rappelle celle du début du soulèvement contre Hosni Moubarak, il y a un an et demi.

Autre similitude : les revendications augmentent de jour en jour. Samedi 2 juin, les manifestants exigeaient que les accusés soient rejugés et que les élections présidentielles soient suspendues. Ce dimanche, ils ont ajouté à ces exigences l’épuration de la justice et des médias gouvernementaux.

Les Frères musulmans, qui contrôlent les deux chambres du Parlement, cherchent à canaliser le mouvement de protestation vers un soutien à leur candidat au second tour de la présidentielle, prévue le 16 juin.

Pour l’instant, ces tentatives n’ont rien donné. Beaucoup de mouvements révolutionnaires se méfient d’une confrérie que beaucoup disent prête à toutes les promesses pour satisfaire sa soif de pouvoir.

Le procureur se base sur ce qu’il estime être des « contradictions dans l’application de la loi » et des vices de procédure. Si l’appel est reçu, la cour de cassation ordonnera un nouveau procès et l’affaire sera reprise à zéro devant une nouvelle chambre de la cour d’assises.

La désignation des magistrats devrait être le fruit du hasard, puisqu’elle doit se faire en fonction de l’emplacement du procès sur le calendrier judicaire. Au terme de ce procès, les différentes parties peuvent faire appel pour une dernière fois. C’est la cour de cassation qui tranchera cette fois. Un processus qui peut facilement durer toute une année.

Mais ce lent cheminement de la justice pourrait être bousculé. Pour rejuger l’ex-raïs, le Parlement dominé par les Frères musulmans examine le vote d’une loi d’exception, même si elle ne devrait pas porter ce nom. Un projet qui recevra l’appui de Mohamad Morsi s’il est élu. Le candidat des Frères musulmans a fait du jugement de Moubarak le thème central de sa campagne présidentielle.

Alexandre Buccianti

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